Draco Dormiens Nunquam Titillandus
 
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 Profonde injustice - Summer et Wil

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Alekseï V. Palkhomir

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MessageSujet: Profonde injustice - Summer et Wil    Dim 25 Mai - 23:52

Quentin était un peu stupide. En fait, même un peu beaucoup débile. On aurait dit qu'il avait le cerveau en bouillie, presque pire que le capitaine de l'équipe des Serpentards. Largement pire que ça. Il y a quelque jours, il avait acheté une potion qui faisait pousser des furoncles -au lieu de la faire lui même, comme la fégnasse qu'il est- et il avait trouvé le moyen de s'en reversé partout au déjeuner, en en aspergeant consciencieusement ses deux voisins. Bravo, Quentin, on applaudit. Enfin bon, toujours est-il qu'aujourd'hui, il avait décidé de faire un nouveau coup foireux au prof de défense contre les forces du mal, ce qui était, soit dit entre nous, un tantinet suicidaire. Ce prof était une véritable harpie. Ou un mélange entre une harpie et un loup garou. Quentin avait disparu dans les couloirs et j'étais reparti de mon côté direction histoire de la magie. Je marchais dans les couloirs, scrutant la pierre du sol pour éviter de tomber. Ma tête me tournait légeremment et je m'arrêtais un moment pour me reposer. J'inspirai profondément et ma conscience commençait à me délaisser quand une explosion retentit dans les couloirs du château, non loin de là. Un nuage épais de fumée sortais d'une salle de cours et les élèves, pliés de rire, s'enfuyaient un par un. Quentin était avec eux. C'était le cours de potions de Slughorn; Quentin avait du se rendre compte qu'attaquer Horrowitz revenait à lâcher une bombe nucléaire sur l'école. Le prof lui même s'enfuyait en dandinant son derrière flasque. Je sortais ma baguette pour chasser la fumée, et une très vieille chatte clauditante apparue, me fixant de ses yeux rouge-ambrés et maulant faiblement, un air sénile fixé sur la face. Miss Teigne. Elle portait bien son nom. Je soupirais et rangeait ma baguette, n'ayant pas la force d'argumenter contre Rusard, dont les pas se rapprochaient dangereusement. Une avalanche de postillons et de vociférations incompréhensibles déferlaient sur moi. Son visage creusé et émacié était tordu dans un rictus de fureur, lui donnant un air de... Canard. Je ne pu m'empêcher de sourire; fatal error.

"ET CA VOUS FAIT RIRE PALKHOMIR ?! Z'allez v'nir avec moi et Miss Teigne en retenue ça va vous donner une idée de ce qui est drôle et c'qui l'est pas, c'est clair ?!"

J'essuyais mon visage plein de postillons, dépité, tandis que Rusard se retournait pour atraper violemment le bras d'une fille -indistiguable dans la fumée.

"Et vous ferez ça avec elle, puisque ça a l'air de l'amuser j'en déduis qu'elle est dans le coup ?! J'en ai assez de nettoyer vos bêtises. DANS MON BUREAU. TOUT DE SUITE."

Dans ma tête résonnait la chanson de Bob MacFerrin, Don't Worry, Be Happy. Cet air entêtant collait parfaitement à la situation. Je me retournais et me dirigeais vers le bureau sans plus discuter, sans même prendre la peine non plus de voir qui était la fameuse fille avec qui j'allais passer deux langoureuses heures à nettoyer des trophées ou changer les cages des animaux avec élégance, ou encore avec qui j'allais aller dans la forêt interdite avec ce grand dadet d'Hagrid. Promenons nous dans les bois, tant que le loup n'y est pas, si le loup y était... Il te mangerait... Un petit sourire salace s'étendit sur mes lèvres et j'ouvrit la lourde porte en bois gravée avant de me poser sur une chaise en chêne très inconfortable.

Le bureau de Rusard était un véritable bordel, concrètement. une baguette magique miteuse qui devait sûrement être un jouet pour enfant qui balance des étincelles tellement elle avait l'air... Non magique... Divers parchemins enchantés -l'un d'eux tenta de chanter la sérénade à la jeune fille, qui avait le visage couvert de suie, mais Rusard le frappa avec sa canne. Le bruit me fit sursauter. Je regardais un peu mieux le bureau. Diverses boules en verres, des devoirs d'histoire de la magie, des ingrédients à potions et... Oh. Surprise. Une petite bouteille de ce qui m'avait tout l'air d'être du Felix Félicis. Je sorti discrètement ma baguette et relançait le chanteur de sérénades sur parchemin à l'autre bout de la salle. Ses braillements couverts par les vociférations de Rusard me ruinaient les oreilles, et je profitais du fait qu'il me tourne le dos pour attraper la fiole. Ce ne serait pas négligeable, comme aide. Un parchemin vierge. Je le déroulai et regardai attentivement, me demandant ce que c'était. Au même moment, de l'encre brune s’étalait sur la feuille, se répartissant en une fine calligraphie pour former les mots suivants : "Un Vériparchemin." Enorme ! J'avais toujours rêvé d'avoir ce truc. Je le glissais discrètement dans ma robe tout en regardant Rusard avec nonchalance.

"Biens, vous deux, vu que vous vous amusez à ruiner les cours, faut vous punir en conséquences. M'étonne pas que ce soit vous. Deux de l'équipe de Serpentard qui essayent d'atteindre l'équipe des Gryffondors. Lâches et stupides. A-t-il bien parlé de l'équipe de quidditch ? "Vous effectuerez trois heures de travaux d'intérêt généraux. Avec un autre élève, encore un insupportable. J'ai oublié son nom mais il est à Gryffondor, et si vous voulez mon avis, ça le rend pas heureux; il a à peu près votre âge. Blond. Vicieux, balèze et riche ça vous parle ?"

Pitié non, pas Grant. Je grimaçais, soupirait en rejetant la tête en arrière.

"J'ai rien fait, pour une fois, j'allais en cours. Mais bon. Dans ma poche, le parchemin frémissait et je souriais, il devait m'approuver. " Dites moi pas que je fais ça avec Grant. La grande endive avec la perruque blonde plaquée sur le crâne ? A voir votre tête, on dirait que si... Bah tiens, manque plus que Keegan et ce sera vraiment la pire journée de ma semaine."

Eh merde. Le sourire vicelard que Rusard me desservait me signifiait que non seulement j'aurai le droit à Endive Man et qu'en plus sa petite protégée fort séduisante et agréable serait là aussi.

"Palkhomir, vous ferez vos deux premières heures avec Mlle Keegan ici présente. Monsieur l'endive, comme vous l’appelez, n'arrivera qu'après. AU BOULOT BANDE DE MALPROPRES. Vous allez changer les cages des animaux des résidents. Allez dans le local au fond du couloir, elles y sont toutes. Bouchez vous le nez surtout..."

Il nous adresse ces derniers mots avec une voix encore plus traînante et un petit sourire mauvais. Je regardais Rusard en lui demandant ce qu'on faisait de la jeune fille présente. Il tourna les yeux vers moi, incrédule et hurla de rire. "C'est Keegan, sale gosse. Au boulot." Mais comment j'ai pu ne pas le voir avant ? Je sortais ma baguette, retirai la suie et la poussière de ses cheveux et de son visage. Tout ne partait pas. J'humectais légèrement mon doigt, prêt à l'avancer sur sa joue mais me ravisai au dernier moment.
"C'est bien comme ça. On y va."

Le local était sobre, avec deux balais, deux pelles, des sacs poubelles, des sacs de litière, des sacs de différentes bouffes et un puit. En plein milieu du château. Bon, passons. La variété animale ne manquait pas, ici. Si ça n'avait été que des rats, pourquoi pas... Mais là, des furets, des rats, des oiseaux, de mi oiseaux mi rats, des hamsters, des chats, des roquets, des serpents... Tout ça rien que pour nous. Et on est censés avoir fait ça en deux heures ?! Je regardais Summer, qui était devenue propre et reconnaissable, d'un air désespérée.

"Même avec de la magie, c'est... Pff. Relou. Assieds toi, ça va être long.

Je fis apparaître deux chaises, qui devaient avoir été dans une salle de classe vide auparavant, et je m'affalais lourdement dessus. D'un coup de baguette, je vidais une cage immense et tous les hamsters se retrouvèrent dedans. Des hurlements stridents s'en élevèrent. Enfin des hurlements s'élevaient de partout, mais... Règle d'Or d'un possesseur de rongeur : Ne. Jamais. Mettre. Des. Hamsters. Ensembles. Jamais, bon dieu.

"Bon. Faut tous les mettre selon leurs espèces et les endormir. Sinon ils s'entretuent. Ensuite on les déplace. Et après, on fait les cages. Déprimant."

Je m'activais à endormir les bestioles, et à les ranger dans des cages, espèce par espèce, tournant le dos à Summer. Le principe était d'éviter Summer au max. Sa présence me troublait, et il ne fallait pas. C'est pas quelqu'un pour moi. J'étais plutôt fier, je n'avais croisé son -magnifique- regard -aussi nuancé que l'océan- qu'une fois. Mes joues s'empourprèrent et je grommelais en tentant de me débarrasser de la douce image de son sourire ainsi que du serpent soigneusement enroulé autour de bras. Il me regardait avec tendresse et frottait sa petite tête orange écailleuse sur ma main. Il ne devait pas avoir reçu beaucoup de visite depuis longtemps, le pauvre. Je le laissais là, enfermant les autres serpents endormis dans un vivarium. La journée promettait d'être longue...







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† Лучше умереть стоя, чем умереть на коленях.†


Dernière édition par Alekseï V. Palkhomir le Lun 26 Mai - 17:19, édité 1 fois
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Summer Keegan

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MessageSujet: Re: Profonde injustice - Summer et Wil    Lun 26 Mai - 8:12

Summer était incapable de dire qui se trouvait dans sa classe, ou pas. En général, elle suivait son emploi du temps, allait au cours, en notait le contenu comme il se fallait – même si elle en connaissait déjà les plus fines nuances – et repartait sans demander son reste. On était ici à Poudlard pour étudier la magie, pas pour se divertir inutilement à l’aide de bavardages intempestifs tout à fait odieux. La brunette ne pouvait pas s’empêcher de maudire tous ces demeurés qui trouvaient que le moment propice à la discussion était quand ils se trouvaient en salle de potion. C’est vrai qu’entre deux mélanges d’ingrédients qui risquaient d’exploser à tout moment, c’était vraiment la meilleure idée du siècle que de raconter à quel point la dernière soirée au Pré-Au-Lard était géniale. Sérieusement, si Summer avait voulu savoir ce qui s’était passé là-bas, ELLE Y SERAIT ALLÉE. Mais cette subtilité ne semblait pas atteindre les imbéciles qui jacassaient bêtement derrière elle.

Le professeur commençait, d’ailleurs, à être du même avis que la jeune Keegan : ces gens qui cancanaient dans leur coin étaient tout bonnement insupportables. Il commença à s’énerver très fort, ce qui fit paniquer quelqu’un, qui commença à faire n’importe quoi et POUF, Summer se retrouva avec le visage couvert de suie. Cette situation serait arrivée à n’importe qui d’autre, un sourire amusé se serait probablement dessiné aux coins des lèvres de la Serpentard. Mais là, il fallait que ce soit l’abruti à côté d’elle qui décide de tout foirer et de faire exploser le contenu de son chaudron sur SON visage à elle. Génial. Best day ever. Tout aurait pu s’arrêter là, mais non, ce fut encore pire. A quoi bon se contenter d’une simple explosion ? Non, toute la pièce fut complètement enfumée à une vitesse hallucinante. Summer, était une des personnes les plus proches de ce bataclan fut une des rares à se retrouver incapable de respirer correctement. Ô joie.

Alors que tout le monde se mettait à courir dans un coin et hurler – ou alors, c’était sûrement une minorité, mais ce sont eux qui faisaient le plus de bruit – Summer essayait tant bien que mal de chercher, à tâtons, sa baguette pour que le calme revienne. Elle avançait, les yeux en larmes, le long de la table pour essayer de trouver un support quelconque, avant de finalement se prendre les pieds sur … un objet insignifiant, peut-être un autre sorcier, qu’importe, ce qui la fit tomber par terre. Maudits soient les personnes de cette classe. La jeune sorcière tenta de se redresser, mais le zombi à côté d’elle essaya de se servir d’elle comme soutien pour se redresser. La jeune fille sentait les mains de cet affreux courir sur ses cheveux, passer trop près de ses yeux … A cet instant précis, sans raison apparente, la fumée se dissipa, ce qui permit à la jeune fille de mettre, gentiment, un highkick dans le merveilleux faciès de l’imbécile, qui embrassa de nouveau le sol.

Summer se redressa, époussetant ses vêtements, un sourire satisfait au visage. Elle ne faisait même plus attention à ce qui l’entourait, elle était juste satisfaite qu’une accalmie ait retrouvé les lieux. Puis elle entendit quelqu’un se mettre à baragouiner non loin d’elle, hurlant pour des obscures raisons qui ne l’intéressaient guère. La jeune Keegan posa son regard sur le cadavre du jeune homme à ses pieds, qui bavait légèrement dans son sommeil de mort. La risette qui habitait le visage de la brunette s’étendit. C’est à ce moment précis qu’une main, trop brutale pour être accidentelle, s’agrippa à elle pour beugler diverses inepties. Summer ne comprit pas tout de suite qu’elle se faisait entraîner en heure de colle. … Pardon ? Elle ? En colle ? Vous l’avez pris pour qui ? Une Gryffondor de bas-étage ? Une Poufsouffle ? Summer rugissait intérieurement mais se trouvait incapable de réagir contre Russard – puisqu’il se trouvait que ce répugnant personnage avait un nom – sous peine d’aggraver la situation.

Bien assez vite, elle et l’énergumène à ses côtés, se retrouvèrent dans le bureau du crackmol. Ce fut seulement à cet instant que la Serpentard daigna poser un regard sur celui qui l’accompagnait, et en découvrant les traits d’Alekseï, elle se trouva enchantée de ne pas l’avoir fait plus tôt.  De nouveau, les deux jeunes hommes – ou plutôt l’immature russe et le vieux crouton amoureux de son chat – se prirent le bec, haussant le ton, se criant à moitié dessus. Tout ceci donnait presque la nausée à la jeune fille, encore trop secouée par les précédents événements. Puis finalement, sans comprendre ce qui avait pu se passer entre temps, elle se retrouva assise sur une chaise, avec un poids retiré sur le visage et l’impression d’avoir loupé un truc … Puis une odeur répugnante lui monta au nez, ce qui lui fit découvrir dans quel environnement dégoutant elle se trouvait. Le fil de la conversation qu’elle avait loupé commençait à prendre forme dans son esprit, malheureusement.

Alekseï commença à établir une liste des choses à faire, comme une sorte de plan pour un travail d’équipe parfait concernant la punition qu’ils se devaient de subir pour avoir osé … osé quoi d’ailleurs ? Summer n’avait rien fait de mal – à part assommer un malheureux – et n’allait, en aucun cas, foutre ses mains dans ce chantier. Son regard se posa sur le corps d’Alekseï, qui jetait un sort par ci, puis par-là … La Serpentard secoua la tête de dépit.

« Même pas en rêve. J’ai rien à faire ici. J’me casse. »

A ce même instant, alors que la jeune fille  se levait pour partir, la porte s’ouvrit à la volée. Quelqu’un fut jeté sur elle, ce qui la fit presque tomber à la renverse et Summer croisa le regard de Russard, dans lequel une lueur malsaine y brillait. Puis, d’un tour de main, il arracha la baguette des mains du jeune russe, l’ajoutant à sa collection toute fraîche, pour finalement réclamer la baguette de Summer, qui le regarda avec un dédain à peine masqué.

« Elle a dû rester dans la salle, bonne chance pour la retrouver sans magie. »

Un sourire narquois se dessina sur les lèvres de la jeune fille, qui fixait le vieil homme avec défis. Ce dernier, rompant le combat visuel qu’il avait lancé, se retira, ferma la porte à clé et hurla un « Bonne chance, sans magie » avant de se barrer, tout fier de lui. Summer haïssait sa vie plus que tout à ce moment. Sérieusement. Elle n’avait, définitivement, rien fait de mal, aujourd’hui.  



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Alekseï V. Palkhomir

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MessageSujet: Re: Profonde injustice - Summer et Wil    Lun 26 Mai - 18:12

Summer n'avait pas l'air franchement enchantée. Elle restait là, profondément résignée à ne rien faire du tout, ce qui en soi, était une assez mauvaise idée. Le serpent enroulé autour de mon bras ne se décidait pas à bouger et avait même fermé les yeux. D'un coup de baguette, je vidais une cage et envoyait la litière sale dans un coin de la pièce. Sa voix m'interpella enfin :

"Même pas en rêve. J'ai rien à faire ici. J'me casse."

Maaaiiis bien sur. Vas-y jeune fille, vas-y ! Fais nous perdre des points, on te dira rien. Elle avait tourné les talons, bien décidée à me laisser tout seul dans cette merde, quand la porte s'ouvrit. Je sursautais violemment et finis par me retourner. La petite Keegan avait faillit tomber, bousculée avec force par un être humain balancé par Rusard. Avant que je ne comprenne quoi que ce soit, ma baguette me fut arrachée des mains par ce vieillard vicieux. Il demanda, non sans agressivité dans la voix, la baguette de Summer, mais cette dernière ne l'avait pas et l'avait envoyé pêtre bien comme il fallait. Je me saisis d'une pelle et entreprit de continuer de vider les cages. La voix de Rusard retentit derrière la porte après qu'il ne l'ai claquée et fermée à double tour. Une sorte de moquerie d'ignard stupide de cracmol. Je m'immobilisais en tentait de me calmer. Bien sur. On était trois, sans baguette, sans sujet de conversation, avec sûrement tous les trois l'envie de se pendre. Je détachais le serpent d'autour de mon bras et le reposait dans le vivarium avant de me retourner. Encore une chance que j'ai eu le temps d'endormir les bestioles avant de devoir nettoyer. J'étais curieux de savoir quel était l'idiot qui s'était fait prendre.

Je détaillais le garçon, c'était assez dur de le visualiser dans la pénombre. Blond, grand, dégingandé, le visage émacié et les yeux vicelards, taillé comme une... Endive. Je l'avais oublié, celui là. Pourtant Rusard m'avait bien prévenu. A croire que j'avais une mémoire plutôt séléctive. Mes mâchoires se contractaient involontairement et je retournais d'un pas vif à la tâche. La saleté qui régnait ici était impressionnante, tout comme la puanteur. Ma robe me gênant dans mes mouvements, je la retirais et la posais sur une étagère avant de remonter mes manches et de continuer à vider les cages une par une. Il ne manquerait plus qu'à les remplir de litière propre, remettre de la nourriture dans les gamelles, de l'eau, et puis les bestioles. Je ne savais pas encore comment on ferait pour les remettre chacune à la bonne place, mais bon. Je transportais les bacs un par un jusqu'au coin de la pièce réservé à la litière sale avant de la vider en silence.

Je haïssais Wilhem. Un endive humaine pourvue d'un Q.I. d'huître. Et encore, j'étais gentil en le qualifiant d'huître, parce que pour être tout à fait honnête, un radis aurait été plus ressemblant. Un abrutis qui se sentais de la race supérieur parce que sa famille avait un sang pur depuis plus de neuf générations. Super. En quoi ça pouvait faire de lui quelqu'un de "supérieur" ? La qualité du sang, mon cul. Même moi qui était de sang mêlé, j'étais plus doué que lui en magie. Et je n'étais qu'en cinquième année alors qu'il était en septième. Le sang pur, ça voulait dire que dalle. Et il continuait à rester persuadé qu'il faisait partie de la race noble, qui surplombait les sang mêlés, les nés moldus et les Poufsouffles. Continue de rêver, Grant, continue. Lèche les bottes de ton père si ça te chante. Après tout, s'il avait envie de jouer les caniches c'était son problème. Mais quelque part il me faisait pitié. Enfin c'était surtout Daniel Grant qui me faisait pitié. Le pauvre gosse était absolument nul et en plus il avait atterri à Poufsouffle; sans compter le fait qu'il était foncièrement gentil. Wilhem avait reçu une éducation effroyable, faisait de lui un monstre sans coeur, cynique et dépourvu d'une quelconque sensibilité. Sauf envers Keegan apparemment.

"Dites moi, vous avez l'intention de m'aider, ou alors de rester là à vous matter comme deux clampins en me prenant pour le garçon d'écurie ?"

Les dents serrées et les mâchoires contractées, j'avais lâché cette phrase d'une voix sifflante, profondément agaçé par le manque d'activité de ces deux pequenauds. Je préférais éviter de regarder Summer. Non seulement je risquais de déclencher une baston avec le fils Grant -et de lui refaire son joli petit nez-, mais en plus de craquer à nouveau pour ses yeux doux. Pas que j'ai cessé, non, mais vous m'avez compris. Je continuais de vider les bacs en attendant ne serait-ce qu'un coup de main. Plus vite on finirait, plus vite j'échapperai à ces deux légumes dégoulinant de stupidité et d'immaturité.







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Wilhem Grant

PSY. CHO. PA. THE.

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MessageSujet: Re: Profonde injustice - Summer et Wil    Mar 27 Mai - 17:50

C'est bon. J'en ai eu marre. Complètement marre. Enfin, c'est fait. Je l'ai fait. J'ai finalement pu me lâcher. ENFIN. Qu'on vienne plus me dire que je suis un lâche maintenant. J'avais recouvré mes forces, et personne ne pourrait s'opposer à moi. Aaaah, quand je pense que j'y serais pas arrivé sans ces crétins de Pouffsouffle! Laissez -moi vous expliquer. J'étais tranquillement entrain de me balader dans la tour Ouest, maudissant encore une fois ma faiblesse et mon incapacité à blesser les gens, quand une bande de Jaunes de dernière années me tombèrent dessus. Au vu de leurs têtes, je pouvais assez aisément comprendre qu'il s'agissait là d'une "embuscade". Ils avaient dû entendre parler de mon petit "problème technique", et ils se sont dit un truc du genre "Oh tiens, et si on profitait que le grand méchant loup ait les crocs coupés pour lui péter la gueule?". Je crois qu'ils sont pas au courant qu'un loup est bien plus dangereux quand il est acculé. M'enfin, au moins, ils ont eu les couilles de s'attaquer à moi. Et pour ça, je les respecte déjà un peu. Juste un peu tout de même, faudrait voir à pas trop abuser. Enfin bon, tout ça pour dire qu'au final, lorsqu'ils m'ont tous balancé leur expelliarmus, ma magie se décida enfin à marcher. Et après avoir paré toutes leurs attaques dignes d'un première année, toute la rage et la frustration que j'avais accumulé depuis tout ce temps a enfin pu se déchaîner. Et d'après ce que j'ai pu en voir, rage + frustration =... BOUM. Gros boum d'ailleurs. A tel point que plusieurs murs ont volé en éclats, et qu'au dessus de nous, on pouvait facilement entendre tous les oiseaux paniquer et s'enfuir pour sauver leurs vies.

Autant vous dire que l'autre vioc' de Rusard a moyennement apprécié de me voir au milieu d'un groupe de Pouffsouffles inconscients, dans un décor post-apocalyptique. Et que la première envie qu'il a eu, c'était de me jeter au lac, pour que je serve de nourriture pour poissons. Sauf qu'il avait pas exactement le droit. Alors il m'a donné pour mission de nettoyer Poudlard de fond en comble. Sauuuuuf que.... Papa est haut placé. Et après avoir parlé des hypothétiques problèmes qui pourraient lui arriver si j'en parlais, il a accepté ma foi fort gentiment de réduire ma peine à une heure à récurer des cages pour animaux. Aaaah, les vieux, c'est fou c'que ça peut être compréhensif! Mais du coup, j'vais me retrouver une heure dans la merde. Littéralement. Encore.

«Ah, voila notre fils à papa. En retard, comme on pouvait s'y attendre. Allez, v'nez là, vous avez d'la compagnie!»

Lorsque j'arrivai à sa hauteur, il me prit par le col, ouvrit la porte, et après avoir pris ma baguette, me jeta sans retenue dans cette sombre pièce qui allait être ma prison pour l'heure. Je tentai bien que mal de me rattraper à quelque chose, ou sûrement quelqu'un, mais apparemment, elle était pas d'accord, et m'avait jeté à terre derrière elle, probablement sans même avoir calculé ma présence. Mais une fois Rusard parti, je pris plus le temps de regarder qui était la personne qui avait osé me jeter par terre. Il me fallut moins d'une seconde pour la reconnaître. Summer Keegan. Hahahaha! Comme quoi, parfois, le destin joue en ma faveur, n'est-ce pas?! Je l'admirais un moment, avant d'entendre une voix, plus loin derrière. Une voix qui appartenait apparemment à Plakhomir. M'enfin, c'était quand même pas lui qui allait gâcher mes retrouvailles - si retrouvaille est le bon mot- avec la jeune fille, n'est-ce pas?

«Oh, si tu nous laisse le choix, je vais prendre la deuxième option. C'est gentil de te dévouer pour nous, Alekseï»

En prononçant son nom, je fis de mon mieux pour faire transparaître au mieux l'opinion que j'ai de ce foutu sang-mêlé. C'est drôle, quand on y repense. Mes relations avec le slave et Summer sont à l'opposé de celles entre mes parents et les leurs. La nature fait parfois les choses bien étrangement, non?

En me levant, je m'époussetai, et m'approchai lentement, mais sûrement, de la jeune Serpentard.

«Ça fait un bout de temps que je t'ai pas vu ma mignonne, tu m'évites ou quoi?»



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Summer Keegan

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MessageSujet: Re: Profonde injustice - Summer et Wil    Mer 28 Mai - 9:23

Summer bouillonnait avec une rage incommensurable. Elle avait l’impression qu’elle allait, tout simplement, imploser d’un instant à l’autre, ou alors, qu’elle allait grandir et devenir toute verte. De cette façon, son seul moyen d’expression deviendrait « GROA GROA PAS CONTENTE » et ses énormes poings s’écrasant sur les murs. Oui, la perspective de devenir une Hulk sorcière était absolument plaisante. La jeune fille pouvait presque s’imaginer retrouver sa baguette et terroriser les gens à l’infini juste pour faire comprendre à tout Poudlard que la prochaine fois qu’on la puni, c’est pour une bonne raison. La jeune Serpentard avait beaucoup trop de fierté et était beaucoup trop butée pour se dire, tout simplement « bon ok, j’ai rien fait, je vais nettoyer à la place de celui qui a vraiment fait quelque chose sans rien dire » ; elle n’était pas passive à ce point, sinon elle aurait sûrement fini à Poufsouffle – sans méchanceté aucune vis-à-vis d’eux, c’est un compliment d’avoir autant de patience et d’endurer tout sans broncher. Tout ça pour dire que Summer voyait tellement noir qu’elle avait à peine senti le corps de la nouvelle personne s’écraser sur elle. Pour dire.

Petit à petit, Summer réussit à se calmer. Ca aurait pu être pire, beaucoup plus pire – si je puis dire. Après tout, elle était entourée de dizaines d’animaux de compagnie plus adorables les uns que les autres. Il y avait les serpents, qui adoraient lui murmurer des mots doux au coin de l’oreille, les rats qui grinçaient des dents juste à sa vue et des hamsters – tout à fait stupides, ça aurait dû être le blason des Gryffondors. Après tout, il fallait essayer de voir le bon côté des choses vu qu’elle était cloîtrée ici pendant encore quelques heures et qu’elle n’en bougerait pas si elle n’avait pas décidé à aider Alekseï à nettoyer un peu. La jeune fille prit une profonde inspiration ; ça allait bien se passer. Ca aurait pu être mieux, mais ça avait le mérite d’avoir pu être pire. C’est à ce moment que le Serpentard décida, à nouveau, de se manifester alors que la petite Keegan commençait seulement à avoir son rythme cardiaque qui retrouvait un rythme normal. Elle allait lui répliquer de se la fermer, ou bien d’attendre deux secondes, qu’elle s’occupait des rats, que le serpent voulait s’en aller, ou n’importe, quand quelque chose l’interpella.

Dans un premier temps, il avait dit « vous » ; ce qui était d’autant plus étrange quand on sait qu’Alekseï ne la vouvoie pas. Ou alors, il voit double car il n’y avait définitivement pas deux Summer. Et jusqu’à preuve du contraire, elle n’avait pas deux corps coincés dans un. Au moment où la brunette était au summum de l’incompréhension, elle entendit une autre voix, qui répondit du tac-au-tac avec arrogance. Faisant volte face, la Serpentard pu mettre un visage sur cette voix qu’elle avait eu l’impression, à juste titre, de  connaître : Wilhem Grant. Ce qui expliquait l’animosité glissée dans la prononciation d’Alekseï. Vous savez quoi ? Oubliez tout ce qui avait pu être pensé plus tôt ; ça pouvait être pire. Vous pouviez vous retrouver en heure de colle, sans raison apparente, à nettoyer un local à animal puant en compagnie de deux personnes qui ne peuvent pas se blairer mais qui vous apprécient un minimum quand même. Voilà, voilà, Summer avait envie de se jeter par la fenêtre.

Wilhem se leva en époussetant ses affaires, ce qui, pendant un instant, fit perdre à Summer toute notion d’espace, de temps et tout ce que vous voulez. Même comme ça, avec son uniforme rouge cerise, ses cheveux en vrac, la lueur meurtrière dans ses yeux – prouvant qu’il avait sûrement amplement mérité d’être ici – et son demi-sourire narquois, Summer sentit son cœur chaviré. C’était pathétique, elle le savait très bien. C’est à ce moment qu’il ouvrit la bouche, rappelant au passage que tout ce qu’il disait pouvait provenir du bon-vouloir d’Adam Grant, que ça craignait et tout ce qui s’en suit. Ô joie. Puis la Serpentard se souvint de la conversation avec Nataliya : on oublie l’impero. Fort bien. Le jeune Gryffondor s’approchait toujours, telle une vipère vers sa proie – ce qui était assez comique comme comparaison quand on sait que c’est Summer le serpent de l’histoire, ahah.

« Tu m’évites ou quoi ? » disait-il, avec un pointe de moquerie dans la voix. Après tout, qui éviterait Wilhem Grant ? Ahaha, ok elle l’évitait. Pas tout le temps. Mais souvent. Disons qu’elle avait eu du mal à se remettre de ses émotions. Et ne lui lancez pas des regards réprobateurs parce que vous savez pertinemment qu’il est fou d’elle et qu’elle a tendance à légèrement le fuir : mettez-vous à sa place à elle avant tout, bande de mécréants. Etant relativement mal à l’aise du fait de la présence de russe, Summer évita de sauter au cou de l’ainé des Grant – histoire d’éviter les malaises, vous comprenez … –  et opta plutôt pour une technique plus subtile. Elle attendit qu’il soit à quelques centimètres d’elle pour lui répondre :

« Comme si quelqu’un pouvait t’échapper … Seuls les lâches fuient, voyons, Wilhem.»

Murmura t-elle avec une voix suave. Elle laissa sa main effleurer sa joue, son épaule et ses hanches. Elle brûlait d’envie de se rouler dans ses bras – malgré l’odeur de putréfaction qui émanait de certaines cages – mais savait se tenir. Elle se contenta de lui lancer un de ses sourires les plus ravageurs, accompagné d’un regard lourd de sous-entendu … avant de le contourner pour s’approcher d’une des cages de rats. Elle s’agenouilla pour essayer de voir comment ils se portaient quand un serpent vint s’enrouler autour de son pied.

« Même en rêve, degage de là. »

Lança t-elle à la bête en sifflant – en sifflant pour de vrai, je veux dire. La jeune fille venait de parler le fourche-langue, devant ses deux autres camarades, sans s’en rendre compte. A vrai dire, elle ne s’en était jamais rendu compte tout court, vu qu’elle n’avait pratiqué cette langue qu’en présence de sa mère, qui elle-même le parlait. Donc autant vous dire que ce n’était pas pratique pour réaliser qu’on pouvait communiquer de la sorte. L’animal fronça les sourcils – pour autant qu’un serpent dépourvu d'une quelconque pilosité puisse le faire, entendez bien – et s’en alla, rampant pour aller voir s’il pouvait dévorer un hamster ou deux. Summer leva les yeux au ciel, blasée.

« Bon, voyons voir ce que je peux faire pour vous … »

Dit-elle, en anglais cette fois, en plongeant sa main dans la cage. Deux femelles vinrent tout de suite lui sentir les doigts, espérant sûrement de la nourriture, mais furent déçue de ne rien trouver. L’une contenta de s’en aller et l’autre de grimper sur la manche de la jeune fille. Narmol.



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MessageSujet: Re: Profonde injustice - Summer et Wil    Mer 28 Mai - 15:16

Wilhem me répondit presque aussitôt d'une façon des plus insolentes. Insupportable petit morveux pourri gâté.


"Oh, si tu nous laisse le choix, je vais prendre la deuxième option. C'est gentil de te dévouer pour nous, Alekseï. Ça fait un bout de temps que je t'ai pas vu ma mignonne, tu m'évites ou quoi?"

Inutile de vous préciser qu'il s'était adressé lors de cette dernière phrase, à Summer. Il avait parlé avec ironie. Je les observais du coin de l'oeil. Elle s'était rapprochée de lui et pendant qu'elle lui répondait -avec une voix des plus séduisantes, pour ne pas dire sexy-, sa main s'était faufilée le ong de sa joue, de son torse et s'était arrêtée au niveau des hanches. Le tout accompagné d'un sublime sourire, bien évidemment. Un sourire. A lui. Le morveux Grant. Même le mini Grant Poufsouffle qui se laissait marcher sur les pieds méritait dix fois plus de respect.

"Comme si quelqu’un pouvait t’échapper … Seuls les lâches fuient, voyons, Wilhem."

MAIS OUI, MAIS BIEN SUR ! Personne n'échappe au grand Wilhem Grant ! Il est tellement puissant, séduisant et gentil, ainsi que tolérant, réfléchi, intelligent, il possédait un self contrôle hors du commun et surtout, surtout il était humble. Tellement de swagg en lui. Ahahahah. Un sourire narquois se dessinais sur mes lèvres tandis que je continuais de vider les bacs. La saleté s'incrustait sous mes ongles, coupés pourtant courts, et l'odeur s'estompait à mesure que mon odorat s'y habituait. A vrai je ne sentais presque plus rien. Les animaux avait cependant commencé à se réveiller; forcément, j'étais déjà censé avoir fini. Sauf que sans baguettes, on met à peu près, genre, aux alentours de trois ou quatre heures. Un sifflement étrange résonnait dans la pièce, puis un serpent passa devant moi pour remonter dans le bac. Il sifflait d'une manière différente d'un air mécontent. Mais qui avait pu... Le bac que je tenais s'écrasa sur le sol et faisait une bruit énorme; les animaux, surpris, sursautèrent et s'agitèrent d'un coup dans les cages. Je me retournais lentement, sonné par l'illumination que m'offrait mon -brillant- cerveau. Summer s'adressait maintenant aux rongeurs et avait une main plongée dans une cage. Une bestiole lui était grimpée sur le droit et avait l'air de réclamer une gratouille d'un air joyeux. Ma surprise ne s'estompait pas -contrairement à l'odeur- et j'ouvrit la bouche, puis la refermait d'un air abasourdi.

"Wil', j'ai rêvé ou bien ?"

Peut-être qu'il était aussi surpris que moi, mais en tout cas j'étais tellement assommé que j'en avais été aimable avec cette endive.

"Dis moi, joli coeur, on m'a souvent répété qu'il n'y avait que les descendants de Salazar Serpentard qui parlaient le Fourchelang. T'es d'accord avec ça ou on m'a raconté des conneries ?"

Bizarrement, je m'étais à nouveau adressé au Grant Junior sans aucune pointe d'animosité dans la voix, mais plutôt... d'une façon... Aimable... Aimable... Avec le fils Grant. Je pense que je mérite la corde. A vrai dire, c'était presque plus surprenant que je sois aimable avec l'endive plutôt que Summer soit Fourchelangue. Enfin presque. En fait, non, pas du tout. La lignée des Serpentard s'était éteinte depuis de nombreux siècles. Enfin ou oubliant les Gaunt et Lord Voldemort, qui était décédé il y a 15-20 ans. Il était impossible que Summer soit une descendante du fondateur de l'école, ou presque. Environ une chance sur un milliard... Et pourtant, pour parler le Fourchelangue, il fallait bien être un descendant de Serpentard. Ca n'impliquait pas grand chose en soi, mais tout de même, c'était quelque chose d'exceptionnel. J'observais Summer, non pas avec curiosité, mais plutôt avec... Je sais pas. J'aimais bien cette fille. Pas parce qu'elle descendait sûrement de Serpentard en personne, mais surtout parce qu'elle ne semblait pas s'en rendre compte, ou tout du moins, elle semblait n'en avoir rien à carrer. Un sourire se dessinait sur mes lèvres tandis que je me ramassais le bac et en retournant à la tâche.







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MessageSujet: Re: Profonde injustice - Summer et Wil    Jeu 29 Mai - 16:41

Summer n'avait pas exactement réagi comme je m'y attendais.  J'avoue, je m'étais préparé à un peu plus que deux-trois mots et une petite caresse. Même si le tout était exécuté avec une sensualité déconcertante. Décidément, cette fille est capable de rendre n'importe quel acte complètement envoûtant. Mais après ce simple geste, elle me passa à côté, l'air de rien, et s'en alla pour aller voir les animaux. Oh, c'était donc ça. Elle doit sûrement préféré les rats à moi. Après tout, ce serait pas la première à me détester, n'est-ce pas? Ce serait complètement compréhensible. Peut-être qu'elle a juste réalisé que ses parents avaient raison, qu'elle ne devrait pas m'approcher, que j'étais juste dangereux? Au fond de moi, je ne voulais pas y croire, et je savais bien que la raison était sûrement plus le fait qu'il y ait ce putain de slave. Encore lui. Toujours lui. Je ne vois que très rarement Summer, mais quand c'est le cas, elle est généralement seule avec Palkhomir. Peut-être qu'elle ne me déteste pas, alors, mais qu'elle préfère juste être avec ce foutu Serpentard.

J'aurais pu continuer à me faire des films encore longtemps, mais quelque chose d'un poil plus important avait attiré mon attention. Un sifflement, semblable à celui d'un serpent, venait de se faire entendre, haut et fort. Et en me retournant, je pu constater avec stupeur que ledit sifflement provenait en fait de Summer. Du Fourchelang. La langue dédiée aux serpents, ou aux descendants de Salazar Serpentard. Oui, ceux-là même qui ne devraient plus exister. Au vu de la réaction d'Alekseï, il partageait mon incompréhension. A tel point qu'il s'était adressé à moi sans ajouter autant d'envie meurtrière qu'il en avait l'habitude.

« Dis moi, joli cœur, on m'a souvent répété qu'il n'y avait que les descendants de Salazar Serpentard qui parlaient le Fourchelang. T'es d'accord avec ça ou on m'a raconté des conneries ?»

« C'est exact. Ou en tous cas, ce sont les seules personnes dont cette faculté est connue. Alors je vois pas comment c'est possible que notre chère amie ici présente puisse le parler, comme la lignée des Serpentard s'est éteinte.» Me tournant vers Summer, je continuai. « Je vois que deux solutions; soit tu caches bien ton jeu, soit t'as une cicatrice en forme d'éclair quelque part. Ou alors, t'es une descendante de ce bon vieux Salazar, et t'en as aucune idée. C'est aussi envisageable. Dans tous les cas, t'as une chance de fou.»

C'est vrai quoi, ça peut s'avérer super pratique de pouvoir parler aux serpents. Déjà, primo, on a plus tellement à les craindre, même si, personnellement, c'est bien loin d'être mon pire cauchemar. Mais aussi, ça peut faire de supers informateurs! Imaginez, un serpent, ça peut se glisser partout. Et ça a du venin. Si je pouvais les contrôler, je pourrais être tellement plus utile à la cause de mon père. A notre cause. De ce fait, convaincre Summer de se joindre à moi définitivement n'est plus une option. Il fallait qu'elle devienne mon alliée. Et j'userai de tous les moyens possibles et imaginables. J'allai m'accroupir aux côtés de Summer, posai ma main sur son épaule, et lui susurrai:

« Tu sais, tu peux tout me dire. Entre nous, il n'y aucun secret, non? Enfin, c'est ce que j'avais cru comprendre, après ce jour où on s'est vu à la volière.»

Accompagné d'un petit sourire qui se voulait aussi charmeur que possible, j'espérais bien la pousser comme cela à tout me dire par rapport à son don, et si possible, la faire tomber un peu sous mon charme qui est, ne le cachons pas, dévastateur!



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Summer Keegan

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MessageSujet: Re: Profonde injustice - Summer et Wil    Sam 31 Mai - 20:36

La jeune rate qui grimpait joyeusement sur la manche de Summer était entièrement noire, à l’exception d’une toute petite tâche grisonnante sur son front. On aurait dit une étoile, ou quelque chose s’y rapprochant. La petite Keegan était fascinée par les animaux en général – et surtout depuis qu’elle avait réalisé qu’ils possédaient une conscience, vous imaginez le choc avant – et surtout les petits rongeurs comme celle-ci. Un sourire se dessinait sur les lèvres de la jeune fille à mesure que la petite bestiole s’approchait de son visage. Pendant un court instant, les deux paires d’yeux se croisèrent pour un bref instant de complicité. Puis, finalement, la rate se glissa le long de la nuque de la brunette, pour se loger à moitié dans son pull. Toujours le sourire aux lèvres, Summer se décida à détacher sa longue queue de cheval afin de faire un abri un petit peu plus chaleureux pour l’animal qui s’y logeait. Très vite, les petits bruissements d’un rat heureux se faufilèrent jusqu’au creux de l’oreille de la jeune fille.

Summer aurait pu, tout aussi silencieusement que maintenant, se décider à changer les copeaux de la cage, sans pour autant déranger de trop les autres rats quand les deux garçons qui l’accompagnaient commencèrent à se parler. Étrangement, ils ne semblaient pas vouloir se tuer ; et ce fut sûrement pour cette principale raison que Summer tourna la tête pour voir ce qu’ils fabriquaient. Pendant un court instant, qui parut durer une éternité, Summer se retrouvait à les comparer. Le russe était un grand brun, un ténébreux tout ce qu’il y avait de plus sexy. Toutes ses courbes incitaient au péché ; ses regards feraient fondre n’importe qui ; ses lèvres ne demandaient qu’à être dévorées. Rien qu’à sa vue, les hormones de n’importe quel être vivant, avec un peu de jugeote, pouvaient se mettre à bouillonner avec véhémence – Summer n’était pas exclue de ce lot. Et à côté, il y avait cet anglais, sûrement un chouille trop maigre, avec ses cheveux blonds cendrés, son visage carré affreusement sexy ; son regard était celui d’un psychopathe jusqu’à qu’il croise les yeux bleus de la jeune fille. Delightful as fuck.

Dans un univers alternatif, peut-être Summer aurait choisit Aleks. Tout aurait été plus simple avec lui ; il n’était pas sous impero, il n’avait pas une tendance étrange à vouloir massacrer des Poufsouffles faiblards (oxymore, je sais) et il n’avait pas tendance à être flippant – quoique, ça dépendait des moments. Et pourtant, le cœur de Summer avait choisi Wilhem. Peut-être était-ce de la pitié, peut-être était-ce un sentiment enfoui derrière un sortilège d’oubli ou peut-être était-ce tout simplement une affection soudaine ; mais peu importaient les raisons, le résultat était là : si elle devait choisir quelqu’un à qui rouler une pelle, bien que le choix tendait à être compliqué, elle irait vers Wilhem – avec une hésitation, sûrement. Comme un signe du Destin, à cet instant précis, le concerné s’avança vers elle. Summer s’arracha à ses pensées, remarquant qu’elle n’avait absolument rien écouté à ce que les deux jeunes garçons venaient de se dire. Ça ne devait pas être important, jaugea t-elle.

La jeune Serpentard regarda le Gryffondor s’approcher d’elle. Il avait une démarche élégante, bien que trop assurée pour quelqu’un qui se ferait écraser par n’importe qui sans l’aide de la magie, et semblait avoir une idée derrière la tête. Il s’accroupit à côté d’elle, posant une main sur son épaule. A cet instant précis, Summer commença à se dire que l’échange verbal qu’elle avait oublié d’écouter avait sûrement quelque chose à voir avec ça. Une sorte d’impulsion électrique parcourut son échine quand elle sentit le souffle de Wilhem se balader le long de son oreille, et de son cou. A cet instant, la rate, sentant sûrement un danger quelconque – ce qui était terriblement compréhensible – sorti de sous sa cachette pour venir mordre le doigt de Wilhem avant même que Summer ait le temps de réagir à sa proposition étrange.

Connaissant que trop bien les réflexes virulents de Wilhem, Summer agrippa la rate pour la protéger à l’aide de ses deux mains, puis recula d’un pas – ce qui la fit tomber en arrière, bonjour la douleur au coxis. A cet instant, une rate s’enfuit de la cage, restée ouverte, et le serpent qui se baladait dans le coin vit une opportunité pour essayer de la bouffer. Une terreur soudaine envahit la jeune fille qui voyait avec trop d’aisance ce que la bestiole venimeuse allait faire. Complètement paniquée, elle hurla quelque chose en Fourchelangue, qui stoppa net le reptile dans sa course, avant de se rendre compte qu’elle ne venait pas de prononcer ces mots en anglais. Elle fixa les deux jeunes garçons qui la regardaient avec stupeur – et sûrement avec un peu de colère envers le rat qu’elle tenait au creux de ses mains, de la part de Wilhem.

« Alekseï, attrape le rat, la laisse pas s’enfuir, s'il te plait. »

Prononça t-elle dans un souffle, consciente qu’aucun des deux n’espéraient entendre ça comme explication à ce qui venait de se passer. Ne voulant pas, non plus, retourner sur le sujet, la jeune fille se redressa et divisa la salle, mentalement, en trois parties. Plus vite ce travail sera fait, plus vite ils pourront se barrer. Ses instincts de Serpentard prirent le dessus.

« Wilhem, va chercher, dans la réserve au fond, un balai, une pelle, une balayette et des copeaux. Aleks, essaie de vite nettoyer celles des serpents qu’on les remette dedans avant qu’ils se barrent. Je m’occuperai des rats et des hamsters. Wilhem, s’il te plait, pourras-tu t’occuper des deux tortues dans le bac d’eau, là-bas ?, demanda t-elle, avec une voix relativement adoucie, en pointant un coin de la salle. Plus vite on aura finit, plus vite on pourra repartir à nos occupations. Compris ? »

Summer se serait presque sentie comme une leader, si le rat qu’elle avait dans ses mains n’était pas complètement apeuré par les événements qui venaient de se passer. Summer ferma les yeux quelques instants, pour remettre ses idées en place, et finit par se ré accroupir pour voir comment s’occuper des rats sans problème. Plus vite on pourra repartir, facile à dire quand on est coincé là au moins deux heures et qu'à trois, ce travail pouvait prendre que trois quart d'heures ... Le reste du temps se passera silencieusement, sans mouvements ; quelle géniale opportunité pour voir débuter un match à mort !



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Alekseï V. Palkhomir

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MessageSujet: Re: Profonde injustice - Summer et Wil    Mar 3 Juin - 15:29

Wilhem m'avait répondu lui aussi sans l'ombre d'une quelconque agressivité. A vrai dire, ça m'allait bien si on pouvait passer au moins un après midi sans se taper dessus. Non pas que cette face d'endive était très effrayante, loin de là, c'est juste que... Summer. Elle n'aurait pas apprécié, et j'aurais encore du prendre sur ma fierté ou enfouir ma dignité bien profond pour m'excuser à cette face de rat. Enfin. Non, les rats étaient bien plus mignons que Grant. Retournant à ma tâche, j'eu à peine le temps de l'apercevoir s'approcher de Summer et de s'accroupir à côté d'elle. Summer s'occupait d'une petite rate absolument adorable, blottie dans son cou, cachée dans ses cheveux. Un cri de douleur. Un serpent qui me passait entre le pieds à toute vitesse me surprit et je me retournais vivement, juste assez pour le voir s'immobiliser sur les odres sifflés par Summer. Le doigt de Wilhem pissait le sang. Je n'aurai même pas su dire ou se situait la plaie tellement ça saignait. Le sol se teintait de rouge. Summer, assis sur le sol, m'adressa enfin la parole :

"Alekseï, attrape le rat, la laisse pas s'enfuir, s'il te plaît."

Mais oui ma belle, tout ce que tu voudras ! Je me penchais et attrapais la petite bête affolée, qui couinait entre mes mains en tentant de me mordre. Elle commença à se calmer lorsque je le posais sur mon épaule. Elle me reniflait le coup, puis s'arrêtait en regardant Wilhem d'un oeil mauvais -et paniqué- puis fonçait sous ma veste. Wilhem continuait de saigner affreusement, et très franchement j'avais mal pour lui. Les incisives des rats étant longues, les morsures sont souvent profondes et douloureuses. Encore plus lorsqu'il s'agit des doigts. On aura une chance énorme s'il décidait de laisser couler ça. Honnêtement. Il aurait pu me tuer rien que pour avoir le plaisir de torturer la pauvre rate qui sa cachant dans mes fringues, mais il n'avait pas bougé. Sûrement trop de douleur en ce moment même...

" Wilhem, va chercher, dans la réserve au fond, un balai, une pelle, une balayette et des copeaux. Aleks, essaie de vite nettoyer celles des serpents qu’on les remette dedans avant qu’ils se barrent. Je m’occuperai des rats et des hamsters. Wilhem, s’il te plait, pourras-tu t’occuper des deux tortues dans le bac d’eau, là-bas ? Plus vite on aura finit, plus vite on pourra repartir à nos occupations. Compris ?"

Rêve, mon chou, rêve. Remarque non, quand c'est moi qui le dit je peux aller me faire mettre, mais là, il s'agissait de Summer. Le souci, c'était que son doigt n'allait pas s'arrêter de saigner de si tôt. Fouillant les caisses dans les étagères, je sortait une bande de tissus assez longue et me dirigeais vers Wilhem sans sourciller. Saisissant son doigt, je le pincais jusqu'à ce qu'il blanchisse avant d'enrouler la bande de tissus tout autour en serrant bien. Je m'éloignais sans un mot, et commençait à remettra les serpents un par un dans le vivarium avant de vider le bac de granulés. Je pris une grande inspiration et me retournai vers le Gryffondor qui, je le savais, allais finir par faire un super speech concernant sa fabuleuse autonomie :

"La ferme, Wilhem. Ne dit surtout pas que tu ne feras rien pour nous aider parce que sinon, je te jure que mon poing trouvera très vite le chemin du potager qui te sert de tête. Et ne vient pas non plus me dire que t'as pas besoin de qui que ce soit et encore moins de moi, ravale ta fierté pour cette fois et fais cette heure de colle. D'après ce que j'ai entendu, tu l'as bien mérité. Six ou sept personnes à l'infirmerie, quatre graves blessés, c'est ça ? Non, en fait, ne répond pas et va t'occuper des tortues."

Je repris mon souffle et attrapai un serpent qui tentait de se diriger vers la cage des rongeurs. Ses dents s'enfoncèrent dans la chair de mon bras et je grimaçais en lui ouvrant la gueule pour lui faire lâcher prise.

"Euh... Summer, est-ce que tu pourrais leur demander de ne pas me mordre s'il-te-plaît ? Ca fait vachement mal ces bes..."

Je m'interrompis, la tête commençait à me tourner et la plaie était devenue rouge en quelques secondes. Ca ne saignait pas, mais les veines qui entouraient les marques de morsures s'étaient teintes de violet, et étaient fortement gonflées. Un liquide jaunâtre et une odeur de putréfaction se dégageait des deux petits trous. Je pestais à voix basse en tâtonnant mes poches à l'aide de la baguette qui, je l'avais momentanément oublié, n'était pas là. Putain mais les serpents venimeux, c'est interdit à Poudlard ! Ma tête tournait de plus en plus et une douleur vive s'emparait de moi, remontant lentement le long de mon bras. La porte était fermée à clé. Pas moyen d'aller à l'infirmerie. Je rentrais les trois derniers serpents qui se baladaient sur le sol, puis refermait le vivarium. Le dos contre le mur, je respirai profondément en portait les traces de morsure à ma bouche, tentant d'aspirer le venin qui s'infiltrait des mes veines. Mais il était un peu trop tard, le poison se propageait et était déjà bien imprégné dans ma chair. Me tournant vers la jeune Serpentard, je lui tendis la petite rate, qui était jusque là toujours cachée dans ma veste et lui dit :

"Envoie un serpent à Rusard avec un message, y... Y a de l'encre, du parchemin et d... des plumes là bas, sur l'étagère, dans un carton. Fais vite, s'il te plait."

Je me laissais glisser au sol en regardant Wilhem un peu de travers. Ma vision se troublait. Il faudrait faire un rapport à la directrice, le serpent qui m'a mordu étant apparemment très venimeux et donc forcément, assez dangereux. Intérieurement, j'espérais que c'était celui de Grant. Au moins, il serait virer pour une bonne raison. "Tentative d'empoisonnement sur un rival", ça le fait !
La dernière question que je me posais, c'était "qu'est-ce que foutent des fournitures scolaires dans la ménagerie ?" Cette pèce devait probablement servir de débarras général...







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MessageSujet: Re: Profonde injustice - Summer et Wil    Ven 20 Juin - 19:23

Un rat, une stupide bestiole ignorante et insignifiante, une perfide créature qui serait bien mieux sous la semelle de ma chaussure qu'en liberté, venait de me mordre. Cette chose m'avait mordu! Et je peux jurer sur tout ce qu'il y a de sacré dans ce monde que si Summer ne l'avait pas protégé, le compte de cet animal aurait déjà été réglé depuis longtemps. Même sans baguette, je dois pouvoir être capable de réduire à l'état de bouillie une pauvre infection de ce genre. En parlant d'infection... Ca s'infecte ce genre de blessures? Visiblement, je n'avais pas exactement le temps de me poser la question, étant donné que Summer, la douce Summer, s'était mise en tête de devenir la chef des troupes, et de nous donner tout un tas d'ordres qui ne m'étaient pas exactement agréables, même si elle avait pris un ton plutôt doux pour les donner.

Mais bon, ce n'est pas non plus comme si j'avais vraiment le choix de lui obéir, il faut bien que je fasse des compromis si je veux qu'elle se joigne à moi un jour, et ça passait donc par lui obéir dans l'instant présent. Faudrait juste pas trop qu'elle s'y habitue, sinon, ça risquerait de devenir embêtant pour nous deux. Pour moi parce que je vais devoir lui obéir, et pour elle parce que y aura bien un moment où je vais craquer, et où sa tête finira au bout d'un pique si elle abuse trop. Alors que je m'apprêtais à faire ce qu'elle m'avait demandé, Alekseï redevint alors le parfait abruti qu'il avait toujours été, en me disant de me la fermer et de travailler. Merci, c'est gentil de penser à moi, mais la prochaine fois, si tu pouvais juste te la fermer, ça irait beaucoup mieux.

Puis, alors qu'il demandait un petit coup de main à notre chère amie commune, il commença à vaciller, pour finir par s'écrouler au sol en lui demandant d'envoyer une lettre à Rusard. Au vu de la marque qu'il avait à son bras, je dirais qu'il s'est fait empoisonner par un serpent. Intérieurement, j'espérais qu'il en décéderai, au moins, je n'aurai plus à supporter sa sale tête de slave. Lorsqu'il s'évanouit finalement, j'en profitai pour lui faire mon plus beau sourire, histoire de bien lui faire comprendre que rien ne pourrait me mettre plus en joie que de le voir crever, enfin.

Pendant un long moment, je me demandai s'il ne valait pas mieux que je brise les flacons d'encre, ou en tous cas, que j'empêche le message de parvenir à son destinataire. C'aurait pu être une bonne idée, mais le problème, actuellement, c'est Summer. Si je fais ça, je pense pouvoir dire adieu à toutes mes chances de l'avoir de mon côté. Et ça, je ne saurais le permettre, pour rien au monde. Alors au lieu de ça, je décidai de l'aider, et, pendant qu'elle veillait sur boucles d'ébène, je rédigeai la lettre.

« T'es vraiment sûre que tu veux qu'on l'aide? Je veux dire, il m'a quand même engueulé alors que j'allais gentiment suivre tes ordres. Et puis, entre nous, c'est quelqu'un de dangereux, si tu fais pas gaffe, il pourrait vite te blesser!»

Ouais bon, ok, c'est l’hôpital qui se fout complètement de la gueule de la charité, j'avoue que niveau "tu vas te brûler les ailes à rester trop près de lui", je suis aps mal placé non plus. Mais pour ma défense, moi, je blesserais jamais un camarade sang-pur, alors que lui, il pourrait mettre la vie de tout le monde ici en danger!

Après avoir écrit la lettre, je la tendit à Summer, pour qu'elle puisse l'accrocher à un serpent et l'envoyer chez Rusard. Ça m'arrangerait que ce vioc pense que ce n'est qu'une excuse pour qu'on puisse sortir plus tôt, j'avoue, au moins il ne prendrait pas la peine de venir, et peut-être qu'Alekseï finirait par crever dan s d'atroces souffrances. Oh, vous imaginez pas toute la joie que cette simple pensée me procure, vraiment.



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Summer Keegan

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MessageSujet: Re: Profonde injustice - Summer et Wil    Lun 30 Juin - 14:20

Tout se passa, soudainement, trop vite. Alekseï rajouta son grain de sel, comme il savait si ben le faire. Il avait commencé à beugler, comme à son habitude, alors que la langue de Wilhem n’avait même pas encore claqué sur son palais. J’essayais de les ignorer, mais comme à leurs habitudes, ils parlaient bien trop forts. Je me suis toujours demandée quel était l’intérêt de se parler si on ne s’aimait pas. Autant s’ignorer, non ? A croire que le cerveau des garçons n’étaient pas faits pareils, à croire qu’ils ne pouvaient pas juste oublier l’existence de l’autre et jouer l’hypocrite l’espace de quelques instants quand il le fallait. Non, ils avaient besoin de se rentrer dans le lard, de se crier dessus avec leur grosse voix qui partait dans les octaves les plus bas, puis, éventuellement, de s’assommer à gros coups de poings dans la gueule pour savoir lequel avait le plus de force sur les deux. Ce qui était, assumons-le, complètement pathétique. Et dire que certains, pires que les autres, considéraient ça comme une merveilleuse et génialissime technique de drague. Quelle bande d’abrutis.

Levant les yeux au ciel, je préférais m’atteler à la tâche qui m’était dû : m’occupe de ces adorables petites bestioles qu’étaient les rats. Eux, au moins, ils ne piaillaient pas sans raison – enfin si, mais c’était davantage supportable. Je me concentrais pour enlever les copaux sales, fredonnant une chanson pour éviter d’être déranger par les deux bougres qui s’engueulaient derrière moi. Alors que j’entamais mentalement, avec une force, un solo de batterie quelconque, je vis une main s’approcher de moi. Et une petite rate me fixer avec de grands yeux tout mignons. Pendant quelques instants, j’étais presque obnubilée uniquement par elle, prête à essayer de lui parler avec des mots incompréhensibles, comme si je communiquais avec un bébé sourd. Sauf que mon instinct, béni soit-il, me dicta de faire plus attention à ce qui était autour de cette adorable bête. En l’occurrence, le russkof – toujours aussi sexy bien qu’étrangement blafard.

Ce fut à cet instant, qui mit fin à ma tranquillité à peine entamée, que je remarquai que quelque chose clochait. J’attrapai la bestiole juste avant que le corps mou du Serpentard s’étale par terre. Il essayait de faire quoi ? Une tentative quelconque d’imitation du serpent ? Sérieusement, c’était vraiment raté. Puis le silence s’installa, une certaine tension était palpable sans que je comprenne vraiment pourquoi … Puis, je compris enfin. Et là, la panique commença à se faire ressentir. Je reposai la rate dans sa cage, vérifia qu’elles étaient toutes bien là, m’approcha du corps inerte du slave, pour voir s’il était toujours vivant, jeta un coup d’œil sur sa morsure, me leva pour ranger rapidement les serpents qui trainaient, les balançait sans ménagement dans leur vivarium avant de finalement me retourner pour voir Wilhem.

Ô cruel Destin, pourquoi crées-tu des hommes aussi beaux et maudits ? L’un, tel la descendance même d’Apollon, sculpté dans un corps de rêvé, était à deux doigts de mourir ; l’autre, jeune éphèbe terriblement craquant, était possédé par le plus puissant des mages noirs de notre époque. Triste monde. Pendant un instant, je me perdis presque dans son regard, si profond, si beau, si habité par son propre père … Puis je me ressaisis. Ce n’était vraiment pas le moment de roucouler dans les bras de mon petit-ami qui n’était pas vraiment mon petit-ami même si c’était tout comme mais à cause d’une situation trop compliquée qui ne l’était pas vraiment. Ma vie est trop cruelle, en vrai. Puis, reprenant ses esprits lui aussi – mon charme ravageur avait dû le figer quelques instants … à moi que ça soit de voir Alekseï à deux doigts de mourir qui l’avait terriblement réjoui – il se décida à rédiger une lettre. Gentil petit Wilhem. Gentil, petit, adorable, sexy, terrifiant et possédé Wilhem. Ton père serait fier de toi. Ou ta mère. Ou aucun des deux. … Ta sœur serait fière de toi.

Alors que ce bellâtre blondinet commençait à rédiger, de sa belle écriture, une jolie lettre … Bon ok, je devrais peut-être vérifier ce qu’il était entrain de marquer. Pour peu que ça soit écrit « Bonjour, tout va bien, merci d’ignorer ce message pendant quelques heures, ce serait sympa, comme ça un slave tout pas beau mourra et on sera débarrassé d’une plaie. Merci par avance, je vous envoie de la tendresse des Grant. », personne ne serait surpris. Je me redressai, consciente qu’Alekseï était toujours à l’article de la mort pour me pencher par-dessus l’épaule du blondinet pour voir ce qu’il écrivait. Oh, qu’il était adorable, à faire des petites fautes par ci par là. Vraiment, il était à croquer en vrai ! Si seulement il avait d’impero. Ma vie craint, je vous l’ai déjà dit ?

Pendant quelques instants, je me contentai d’inhaler cette odeur qui émanait de son cou, de me délecter de cette chaleur qui m’enveloppait dans un doux coton … J’avais terriblement envie de l’embrasser, de le prendre dans mes bras … Mais l’image du père Grant qui se dessina sous mes yeux me dégoûta assez pour que je recule de quelques centimètres. Je pris le papier, et sélectionnai le serpent qui avait l’air le plus mignon. Puis je lui dis, dans un anglais excellent comme toujours, d’aller donner ce message très vite à la directrice, sous peine que je lui arrache les tripes avec mes ongles parfaits. Puis, avec un sourire – moi, pas le serpent – il s’en alla, se glissa sous la porte. Je me penchai vers Wilhem, et déposai un baiser sur sa joue.

« Merci, t’es adorable. Je t’embr… »

Je me stoppai nette dans ma phrase. Étais-je stupide ou bien … complètement stupide ? Vraiment, j’allais dire ça ? Et puis quoi encore ? Lui faire l’amour à même le sol ? N’importe quoi. Je ne suis pas comme ça. Je ne suis pas une niaiseuse romantique qui batifole avec tout ce qui bouge – celui qui dit le contraire, je lui arrache la gorge avec mes dents, on va voir si vous riez toujours – sans raison. Alalala, j’ai presque été faible, une nouvelle fois ! Je repris mes esprits, entortillai une mèche de cheveux autour de mon doigt et choisis un visage qui se voulait plus sérieux.

« Je t’ai embarrassé en te forçant à sauver la vie de ton ennemi, j’en suis désolée. Néanmoins, tu as fait le bon choix. »

Voilà qui était mieux comme réponse. J’étais fière de moi. Même s’il faisait, facilement une tête de plus que moi, ou une tête et demi, je le regardais comme si je lui étais légèrement supérieure. Mais avec affection, évidement. Je n’allais pas jouer avec le feu. Déjà qu’être double-face, c’était un petit peu agaçant, je n’allais pas en rajouter. Comment ça vous ne comprenez rien ? Ça tombe bien, moi non plus.

C’est à cet instant, alors que je commençais à partir en pleine crise de schizophrénie, que la porte s’ouvrit à la volée, nous dévoilant l’infirmière, Russard et la directrice. Heureusement qu’à ce moment je n’avais pas décidé de participer à un jeu de langue avec Wilhem, parce que j’aurais vraiment eu la honte. Alala, je prend vraiment des bonnes décisions en général. Vive moi.



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