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 Why don't you just die here? - Nataliya

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Enolia Dwyer

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MessageSujet: Why don't you just die here? - Nataliya   Jeu 24 Avr - 17:43

«Les citations, c'est pour les nazes.»



Lonàn manque vraiment à tous ses devoirs! Il est parti en mettant ses chaussure ce matin, alors que je lui avait bien précisé hier soir, avant de le coucher, qu'il devait bien penser à rester pieds nus! Il écoute jamais, franchement! Ça sert à quoi que je sois venu à Poudlard juste pour lui, si il veut pas faire comme je lui dit? En continuant comme ça, il n'apprendra jamais à vivre correctement! Tout ça c'est la faute de cette Nataliya je suis sûr. Je les ai vus ensemble, une fois. Ils étaient très proches. Beaucoup trop proches même, à mon avis. C'est pourquoi j'ai décidé de la buter! Parce que PERSONNE ne s'approche de mon Sweeney! Absolument personne, compris? Faudra que j'en touche deux mots à la personne qui fait les règles. Si elle pouvait rajouter un truc genre "Lonàn Sweeney Campbell est la propriété exclusive d'Enolia Dwyer", ce serait très gentil de sa part! J'ai pas encore tout compris à ce principe de "règles", mais j'ai l'impression que c'est un truc que les gens suivent, en général, alors autant les utiliser pour moi non? Puis ceux qui respecteront cette règle, je pourrais même leur offrir des intestins de crapaud en récompense, comme ça ils seront motivés!

Mais avant tout, il fallait que je trouve où s'était encore caché Sweeney pour lui retirer ses chaussures et les brûler définitivement. Y en a marre à force, qu'il soit encore forcé de mettre ces trucs encombrants! Ça aussi, faudra que j'en parle à McGonnagal. Si tant est que c'est bien elle qui fait ces règles stupides! Enfin, ça peut attendre, la priorité numéro une, dans l'heure, est de trouver Lonàn. Pour une raison que j'ignore, on dirait qu'il est toujours caché quelque part! Chaque fois que je le retrouve, il est soit sous des tonnes de bouquins, soit derrière des plantes, soit sous une table.... Soit avec Nataliya. On en revient toujours à cette merdeuse. Qu'elle crève! Une serpentard en plus, ils sont tous méchants là-bas, à ce qu'on m'a dit! Je comprend décidément pas comme mon adorable petit frère peut passer du temps avec cette fille. En plus de ça, elle est même pas belle, et elle a au moins trente ans! Moi au moins, je suis du même sang que lui! Mais ça, il a pas l'air de le comprendre. Ou alors, il veut pas le comprendre. Mais ce serait absurde! Qui ne voudrait pas de moi comme sœur? C'est vrai quoi, je suis gentille, aimante, attentionnée, et j'essaie d'éduquer mon frère! Je suis pas une experte, mais je connais pas beaucoup de fille qui aime autant son frère que moi.  Bon, à part mes parents -les Dwyer-. Eux aussi étaient frère et sœur, et ils s'aimaient vraiment très fort quand même!

Mettant à la va vite la première robe que j'aie trouvé, histoire de pas me balader nue dans l'établissement -Sweeney m'a crié dessus très fort la première fois que je l'ai fait, donc je prend sur moi, et j'enfile un habit en général-, je sortis donc de cet enfer qu'est la salle commune des Serdaigles. Il y a là-bas beaucoup trop de livres à mon gout, et même si c'est pratique quand je m'ennuie vraiment trop, ça me met mal à l'aise, autant de mots rassemblés dans une même pièce. Pour évacuer ma frustration, il fallait avant tout que j'aille faire un tour dans la cour extérieur. Après la foret abandonnée, évidemment, c'est l'un des endroits me rappelant le plus la nature. Et la nature, c'est cool. Rien ne vaut un bon morceau d'écorce pour se détendre la mâchoire, croyez-moi!

Le problème s'est posé au moment d'entrer dans ce petit espace de verdure que j'attendais tant. La morue était là. La morusse, même, si j'ose dire! Celle-là même qui passe son temps à courir après Lonàn! Celle-là même qui mériterait bien un coup d'avada kedavra entre les deux yeux! En passant devant elle, je ne pu trouver mieux que de sortir les quelques mots que j'ai pris la peine d'apprendre de sa langue toute moche, et appuyant -volontairement- le plus possible sur mon accent irlandais en les prononçant.

« Souillon pleine de caca. Retourne dans ton trou, pauvre fille! »

Après tant d'insulte, n'importe qui irait se terrer dans son terrier comme un lapin que je pourchasse! Mon plan était définitivement parfait! Sauf que si ça se passait vraiment comme avec les lapins, Nataliya finirait dans ma bouche avant même d'avoir pu faire trois pas, ce qui serait dommage, j'aime pas les Russes.


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Nataliya M. Kataïev

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MessageSujet: Re: Why don't you just die here? - Nataliya   Jeu 24 Avr - 20:01

Étrange situation. Nataliya venait de voir Lonàn pour leur leçon quotidienne –par quotidienne, comprenez les jours où elle avait envie– de russe et… il avait l’air distant. Lonàn déconcentré, ça arrivait tout le temps d’après Nataliya, mais cette fois-ci c’était pire parce que c’était vrai. Ca aurait du énerver la Serpentard qui était en elle –qui était-il pour lui faire perdre son temps comme ça ?– mais ça ne fit que la préoccuper. Peut-être qu’en fait, elle était bien attachée à ce petit… Le début de leur relation avait été purement professionnelle, puis Lonàn s’était révélé avoir suffisamment de potentiel –pour quelqu’un qui n’était pas à Serpentard s’entend– pour mériter le titre de disciple. Mériterait-il finalement le titre d’ami voire de petit frère ? Nataliya ne s’était jamais posé la question, mais il est vrai que la loyauté de Lonàn était sans égale et que ça la touchait. En tout cas, assez pour qu’elle se soit souciée de lui ce matin là.

Ce qu’il lui avait révélé était étrange. Au début, elle l’avait pris pour une mauviette, jusqu’à ce qu’elle réalise que quelqu’un qui avait eu les tripes de voler la baguette de Wilhem n’avait rien d’une mauviette, au contraire. Alors elle s’était montrée plus attentive à son histoire, et il s’avérait que le petit Lonàn était terrifié par une espèce de folle qui prétendait être sa sœur jumelle. La tuile quoi. Mais ça ne s’arrêtait pas là, il semblait qu’elle avait un côté malsain assez prononcé et qu’elle avait tendance à être légèrement psychotique même. De loin, on aurait dit une gamine soit disant amoureuse qui découvrait ses hormones, avec un côté obsessionnel. Tout ça avait l’air de plutôt traumatisé Lonàn –assez pour qu’il lui en parle, ce qui n’était déjà pas peu dire–, aussi Nataliya avait-elle décidée d’arrêter le cours un peu plus tôt pour lui payer un chocolat chaud dans la salle commune –c’est gratuit et alors ?–, attention qu’il refusa de peur de croiser le chemin de la vagabonde aux pieds-nus. Ce surnom arracha un sourire à Nataliya qui lui donna une tape amicale –et pas brutale– dans le dos… Presque affectif. Ok, carrément affectif. Elle le quitta juste après en lui indiquant la salle de bain des préfets pour se détendre un moment : si un préfet de Serpentard l’attrapait, il n’avait qu’à dire que Nataliya l’y envoyait, si un autre préfet l’y trouvait, il n’avait qu’à dire que le préfet de Serpentard approuvait. Si il avait suivi son conseil ou non, elle n’en savait rien puisqu’elle s’était immédiatement rendue en histoire de la magie.

Le cours fut instructif, bien qu’ennuyant. Elle n’aimait pas particulièrement cette matière, mais elle excellait dans ce domaine et se faisait une joie de le montrer. Le problème, c’est que ça demandait beaucoup de concentration et que si son cerveau était une boule de stress, il aurait explosé : se concentrer sur les paroles lasses et d’un anglais trainant de ce prof, c’était soporifique. D’où l’idée de prendre refuge dans la cour extérieure presque déserte à ce moment de la journée avant son prochain cours. Respirer l’air pur, tout ça quoi ! Une douce quiétude s’installa et Nataliya put presque retrouver un semblant de sérénité… Jusqu’à ce qu’un vieux charabia vienne l’agresser brutalement. On aurait dit du russe, mais pour le parler couramment, elle détermina que ce n’en était pas puisqu’elle n’en comprit pas un traitre mot. Probablement un autre dialecte slave ? Il y avait de plus en plus d’étrangers à Poudlard décidemment.

« T’es perdue c’est ça ? »

Nataliya ne se montra pas particulièrement amicale tout simplement parce que ce n’était pas dans sa nature, mais elle ne se montra pas désagréable non plus. Enfin pas intentionnellement en tout cas… Elle toisa la créature sauvage qui venait de l’agresser dans sa quiétude passagère : les couleurs de Serdaigle à son uniforme, une tête d’enfant un peu flippante, des yeux un peu maniaques. La vache, si Nataliya avait été à Poufsouffle, cette petite lui aurait foutu les jetons ! Puis elle remarqua un détail : ses pieds étaient nus, rougis par le froid, noirs de crasses et ses ongles étaient presque jaunes. Pas de doute, c’était celle qui terrorisait Lonàn ! Cette simple pensée suffit à faire sortir Nataliya de ses gonds : on ne touchait pas à son petit Serdaigle adoré. Si on voulait le persécuter, on demandait la permission à Nataliya pour qu’elle s’en charge elle-même, mais on ne faisait pas ça traitement dans son dos sans conséquence. Bien sur, cet élan de colère était tout intérieur, et en apparence, elle n’afficha qu’un regard dédaigneux en regardant à peine la sauvageonne :

« Ah c’est toi. Lonàn m’a beaucoup parlé de toi. Tu sais parler correctement au moins ? »

Suicidaire ? Peut-être, toujours est-il qu’elle n’en avait aucune idée. Et il se pouvait que Nataliya ne maitrise pas la magie à la perfection, mais si il s’agissait de faire payer quelque chose à quelqu’un, elle avait d’autres recours, comme des techniques de frappes sorties d’on ne sait où et un réseau plutôt efficace. Si cette petite voulait aller contre Lonàn ou elle, elle le regretterait.
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Enolia Dwyer

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MessageSujet: Re: Why don't you just die here? - Nataliya   Jeu 24 Avr - 20:45

Elle me donne la gerbe cette fille, j'vous le dit. Absolument tout chez elle est répugnant, que ce soit la façon dont elle porte ses habits, ou même son visage. Je vois pas ce que Sweeney lui trouve à celle là. Personnellement, quand je la vois, c'est limite si je la confond pas avec un épouvantail, alors bon! Puis c'est quoi ces yeux? C'est légal des yeux aussi moches? On dirait qu'un pigeon a chié dedans, c'est bizarre. Et qu'est-ce qu'elle est pale! Je me demande bien si c'est pas la première fois de sa vie qu'elle regarde le soleil, celle-là! Enfin bon, je pourrais continuer comme ça, à vous décrire chaque petite chose qui est gerbante chez elle, mais en fait, comme rien ne va, je prendrai plus de temps à tout détailler qu'à retrouver Lonàn. Donc on va éviter de perdre un temps précieux, et résumer tout ça en une seule chose : Beurk.

Puis en plus vous l'avez pas entendue parler vous. Parce que moi, mes oreilles ont du souffrir d'entendre ces mots dégoûtants qui suintaient de sa bouche. Elle me demandait si j'étais perdue. Moi, perdu. Ça fait pas une semaine que je suis là, et je suis sûre de pouvoir me repérer mieux que cette grognasse dans ce château! A tous les coups, elle est du genre à se perdre dans les escaliers. Vous savez ce qu'on dit des serpentards: bêtes comme leurs pieds! Y en a pas un pour rattraper l'autre, à ce que j'ai entendu. Tout ce qu'ils ont en tête, c'est de faire du mal au gens, de les critiquer, et de voler les petits frères des gentilles serdaigles! Ceux-là, quand je les rencontre, c'est sûr, je leur offrirai jamais de boyaux! Ça, je le garde pour Sweeney. En général, j'en glisse quelques uns dans sa couverture pour lui tenir chaud le soir. Mais c'est difficile de s'en procurer dans cet établissement, donc faudra que je fasse quelques réserves le week-end! D'ailleurs, vous saviez que les rats qu'ils vendent au chemin de traverse sont vraiment délicieux? Le week-end prochain, j'essaierai peut-être un hibou, ou une grenouille, pour voir comment ils sont!

Mais pour pouvoir faire ça, il fallait déjà que mon appétit ne soit pas coupé, comme il l'était en cet instant, du fait de ma rencontre avec la russe pathétique. Celle-ci même qui me parlait, d'ailleurs. Mais j'étais trop occupée à penser à ce festin que je me ferai dans quelques jours pour pouvoir écouter ce qu'elle disait.

« Pardon, tu me parlais? J'étais occupée à réfléchir à la meilleure manière de te faire comprendre de dégager de la vie de mon frère! Il m'a moi maintenant, je serai toujours là pour lui, et je suis bien plus compétente que toi en tant que grande sœur! Alors si tu t'approches encore une fois de Sweeney, je jure sur Ezhno Dwyer que je mangerai tes tripes! Et sans les cuire! »

C'était là la plus grande offense que l'on puisse faire quelqu'un. Manger les organes de quelqu'un sans les faire cuire avant, seul le pire des monstre méritait un tel châtiment! Mais je n'allais pas les cuire, non, ce serait montrer beaucoup trop de respect envers cette catin qui a pour seul but dans la vie de détourner Sweenou -j'aime bien ce surnom, je trouve ça mignon- du droit chemin!

« Et juste pour qu'on soit sûres, il aimera jamais une fille comme toi! Je le connais mon Sweeney, jamais il pourrait être attiré par une chose comme toi, qui s'habille aussi mal qui plus est! Dans la famille, on a du gout au moins! Et si tu l'avais pas ensorcelé avec jenesaisquelle potion, jamais il te suivrait à la trace comme ça! »


Dernière édition par Enolia Dwyer le Sam 26 Avr - 9:20, édité 3 fois
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Nataliya M. Kataïev

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MessageSujet: Re: Why don't you just die here? - Nataliya   Jeu 24 Avr - 21:27

Nataliya pouvait sentir toute la rage d’Enolia à son égard. C’était violent, et particulièrement malsain, mais quelque part, c’était aussi gratifiant. Eh oui, on ne déteste pas les gens sans raison ! Donc vu que Nataliya ne lui avait rien fait et ne la connaissait même pas, ça ne pouvait qu’être de la jalousie pure et simple ; et là on allait rire. La jeune Serpentard mit un moment à comprendre de quoi elle était jalouse –c’est qu’elle avait plusieurs qualités à lui envier en fait–… Au début, elle pensait qu’elle lui en voulait d’avoir été choisie pour être à Serpentard, puis elle se rappela que cette jeune ingénue était probablement plus qu’heureuse d’être chez Serdaigle pour pouvoir coller Lonàn encore davantage. Et c’est là qu’elle eut le déclic : c’était de sa relation avec Lonàn qu’elle était jalouse !

Les dires de la jeune pousse ne firent que confirmer ce sentiment. Manger ses tripes ? Maintenant Nataliya comprenait mieux pourquoi cette petite chose mettait Lonàn mal à l’aise : si elle mangeait les tripes de sa professeure de russe, ça pouvait mettre un froid et le pauvre petit aiglon se retrouverait tout désœuvré sans Nataliya… Situation délicate, convenons-en. Du reste, elle n’avait jamais imaginé que Lonàn puisse être attiré par elle. Enfin, peut-être que ça lui avait traversé l’esprit, mais elle n’en avait pas fait quelque chose d’extraordinaire. Mais quand on y réfléchissait, ça se comprenait : elle était son ainée, elle était douée et elle s’intéressait –différemment certes– à lui. Sans prétention aucune, c’était le mélange parfait pour être le premier coup de cœur d’un petit qui découvrait ses hormones. Et ça, Enolia l’avait bien compris.

C’était vraiment idiot de croire que Nataliya l’avait ensorcelé avec une potion quelconque : ça lui demanderait bien trop de travaille pour quelque chose qu’elle pouvait obtenir tout naturellement. De plus, ce n’était pas une attitude digne d’une Serpentard que de tricher pour obtenir l’attention de quelqu’un : la classe naturelle était déjà là pour ça. Mais ça, Enolia refusait de l’admettre. C’est vrai qu’elle était nettement moins charismatique que Nataliya avec ses yeux de taupes et ses pieds de trolls. Pour peu, la jeune russe ouvrirait presque les portes de la salle commune des Serpentard à Lonàn en tant que réfugié politique, mais c’est le genre de trahison qui lui vaudrait de se faire décapiter par ses camarades. Par contre, elle pouvait potentiellement convaincre Daniel… Secrètement bien sur, parce que ce serait dommage que cette tarée soit continuellement sur son dos en plus de celui de Lonàn. D’ailleurs, la simple idée qu’Enolia puisse se trouver à moins d’un mètre de Danny la fit frémir.

« Ah mais… J’ai compris ! Tes hormones, la première innocence, tout ça… T’as un faible pour Lonàn toi ! C’est mignon les enfants à cet âge là… »

Nataliya ajouta cette dernière phrase comme si elle ne calculait pas du tout la présence d’Enolia à ce moment là. Parce que oui, mettons les points sur les i : c’est qu’elle était, une enfant. Et qu’importe la relation malsaine qu’elle nourrissait avec Lonàn, ce n’en était jamais moins qu’une amourette de jeunesse. Un jour elle se rendrait compte qu’elle a grandi depuis ça, et elle pourra regarder son frère d’un autre œil. D’ailleurs, c’était un peu bizarre ce principe : en Russie, on appelait ça de l’inceste, mais peut-être que c’était légal en Angleterre… Drôle de pays. Quoiqu’il en soit, le ton de cette greluche ne plaisait pas à la jeune Serpentard :

« Le problème tu vois, c’est que j’ai pas besoin de convaincre Lonàn que je suis faite pour lui. C’est même lui qui m’a fait des avances en premier en fait… Si tu savais tout ce qu’il a accepté de faire pour moi rien qu’au premier regard ! Il a volé la baguette de Wilhem Grant pour te donner une idée ! Il est dingue de moi. »

Bon, d’accord, c’était une façon de raconter l’histoire, mais ce n’était surement pas la plus vraie. Certes, Lonàn avait des vues sur Nataliya, mais peut-être pas à ce point. Il avait probablement volé la baguette de Wilhem en quête de reconnaissance et non d’amour au sens où peut l’entendre un adolescent qui découvre ses hormones. Sauf que ça, Enolia ne pouvait pas le comprendre, et c’était tout au profit de Nataliya.

« En fait, tout à l’heure, je lui ai même donné un petit passe-droit pour la salle de bain des préfets… Si tu vois ce que je veux dire. Tu peux lui demander confirmation si ça te chante. »

L’imagination de cette gamine aux hormones en ébullition ferait le reste, Nataliya en était persuadée. Elle s’était contentée de dire la pure vérité : elle avait bien donné un passe-droit à Lonàn pour la salle de bain des préfets, seulement pour rien au monde elle ne l’y aurait accompagné. Chose que l’esprit tordu de la jeune sauvageonne ne pouvait comprendre. Elle ne pourrait s’empêcher de se faire mille scenarios plus ou moins osés selon son imagination, et lorsqu’elle demanderait à Lonàn comme sa curiosité l’y poussera certainement, il ne pourra que lui donner confirmation. Nataliya s’adorait. D’ailleurs, elle fit un clin d’œil à Enolia pour lui faire comprendre.
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Lonàn S. Campbell

Éventuel futur sorcier en devenir - Accro aux russes

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MessageSujet: Re: Why don't you just die here? - Nataliya   Ven 25 Avr - 20:00

Lonàn ressortait d’un cours avec Nataliya. Mais il n’avait été très fructueux dans le sens où le petit Serdaigle avait été beaucoup trop distrait. Et même quand la jolie russe se mettait à hurler des insultes dans sa langue natale et le charriait avec un accent plus ou moins exagéré, il ne réagissait pas. Bien malgré lui, le petit aiglon se mit à raconter toute l’histoire. Sa sœur jumelle sortie de nulle part, le faisant douter de ses propres parents, qui était absolument terrifiante. Lonàn préféra taire la tendance de la demoiselle à découper des morceaux d’animaux et lui faire parvenir en guise d’offrande. Rien que d’y repenser, il devenait blême. Vous n’avez même idée de la crise de nerf dans laquelle vous vous trouvez quand vous vous réveillez le matin avec la jambe en sang. Et que ce n’est pas le vôtre. Que c’est celui d’un animal mort. Que vous n’avez jamais tué. Et dont les boyaux se sont retrouvés dans vos draps. « Pour vous tenir chaud ». Parce qu’une psychopathe en avait décidé ainsi. Sérieusement, vous n’avez même pas idée de l’effet que ça fait tant que vous n’avez pas vécu cette scène.

Lonàn enchaîna tant bien que mal dans son histoire, repoussant l’image affreuse des tripes dans ses couvertures, avec le fait qu’Enolia – puisque c’était le nom de la bête – le suivait partout. Partout. Absolument partout. Il n’arrivait pas à la fuir convenablement. Il ne pouvait pas passer deux heures sans se faire traquer. Et il n’effleura qu’à peine le problème en rajoutant tous les soucis qu’elle avait avec les règles de bienséances. Nataliya sembla comprendre le petit soucis du jeune Campbell – d’aussi loin qu’elle se trouvait touchée par le phénomène – et se montra presque affective. C’est pour dire à quel point il avait dû lui faire pitié. En bref, le cours de russe s’était transformé en séance de psychologie. Ce qui n’était pas plus mal, en vue de l’état dans lequel le pauvre enfant était. La Serpentard, devant l’abandonner pour aller à son cours, lui proposa d’aller respirer dans la salle de bains des préfets. Les étoiles dans les yeux, le jeune garçon se contenta de voir l’amour de sa vie - humhum - lui tourner le dos pour vaquer à ses occupations, sans pouvoir ne serait-ce que de lui murmurer un merci au coin de l’oreille.

Lonàn avait été tenté. Réellement. Il avait mis un pied en dehors de la bibliothèque, pour voir s’il n’y avait aucune personne dans le coin. Puis il avait sorti le bout de son nez, pour humer si une odeur de terre et de sang séchée n’était pas détectable. Puis il s’était dirigé, tel un espion russe, vers la salle de bain des préfets. Mais il y entendu du bruit. Des rires féminins, accompagnés de gloussement d’homme. Par précaution, le jeune Serdaigle avait préféré faire demi-tour. Il irait un autre jour, si l’envie lui reprenait. Mais pour l’instant, il ne voulait pas déranger les deux jeunes personnes dans leurs échanges de blagues. Alors il tenta de trouver un autre lieu qui aurait comme fonction d’être un havre de paix temporaire. Il se perdit assez vite dans ses pensées, oubliant que son bourreau pourrait lui tomber dessus d’un moment un autre. Quand il reprit ses esprits, il se trouvait dans la Cour extérieur.

Au début, Lonàn fut intrigué. Puis il remarqua Nataliya, dont les courbes se dessinaient avec volupté sous ses yeux bleus. Pendant un instant, il resta gaga. Elle était si merveilleuse, si belle … Ne la voyant que de profil, il ne pu réellement louer la beauté de son visage dans son intégrité, mais le profil gauche qu’il apercevait était déjà parfait ! Bizarrement, le jeune Serdaigle eut un frisson dans le dos. Un frisson glacial qui se déplaça le long de son échine. Il détourna – à contre cœur – légèrement le regard de sa bien aimée pour finalement … apercevoir Enolia. Dans n’importe quelles autres circonstances, Lonàn aurait lentement fait demi-tour et serait parti. Après tout, ce n’étaient pas ses affaires. Mais le souci était que sa jumelle avait tendance à beaucoup trop profaner des menaces de mort à l’encontre de la Serpentard.

L’élément qui le poussa à intervenir pour de vrai, ce fut la haine qu’il put lire dans le regard de sa sœur – et pourtant, il en était relativement éloigné. Puis il vit la main de la Sauvage se déplacer légèrement jusqu’à sa jupe – ou ce qu’il en restait, vu la boue qui se trouvait dessus. Sans réfléchir, Lonàn courut se placer devant Nataliya au moment où Enolia dégaina sa baguette. Trop aveuglée par la haine, elle ne vit même pas le demi-homme se placer devant sa proie. Dans un mouvement d’une rapidité déconcertante, Lonàn sorti sa baguette et hurla un Expelliarmus avec toute la conviction qu’il pouvait. Bizarrement, ce sort fonctionna parfaitement bien. Fort heureusement, le fait qu’il tienne sa baguette à l’endroit devait jouer. A croire que quand la vie de Nataliya était en jeu, le Serdaigle devenait le meilleur du monde en sort. La surprise ne dura qu’un instant, car la colère de Lonàn explosa quand il croisa le regard surpris de sa sœur.

« Mais tu es complètement cinglée ! Qu’est ce … Pourquoi … Comment ! »

Lonàn grogna devant son incompétence à s’exprimer correctement. La présence de Nataliya, qui pouvait entendre tout ce qu’il disait le perturbait extrêmement. Alors il eut le réflexe le plus improbable de la terre, il se mit à parler en français. Car il savait qu’Enolia le comprenait.

« Tu peux me dire quel est ton problème ? Tu ne peux pas tuer les gens juste parce qu’ils vont contre ton gré ! Tu ne peux pas tuer sans raison, sois dit en passant. Des gens ou mêmes des animaux ! On est pas dans un zoo ici ! On est pas dans un forêt en plein milieu d’Irlande, ok ! Tu ne peux pas juste … Tu ne peux pas juste … »

Lonàn se mordit la langue et plaça son poing devant sa bouche. Il devenait fou à lier à cause de cette fille. Il devenait complètement taré. Il n’en pouvait juste plus. Il retourna dans sa langue natale, pour enchainer :

« Tu arrêtes de faire tout ça. Tu arrêtes. Tu arrêtes tes crises de jalousie à deux balles. Tu arrêtes de couvrir tout le monde de boyau. Tu n’es … tu n’es pas normale, ok ! Tu ne peux pas continuer d’agir comme si le monde tournait autour de toi, ok ! Tu dois prendre sur toi ! Tu ne peux pas lancer un sortilège de mort sur Nataliya sous prétexte que je passe du temps avec. Tu. Ne. Peux. Pas. Arrête … arrête … »

Lonàn avait essayé de garder son calme. Il avait contenu sa haine pour qu’elle n’apparaisse que sur un haussement de ton, un débit plus rapide et des mimiques complètement hystériques. Mais là, il explosa :

« Arrête d’être toi ! »

Au moment où il prononça ces mots, Lonàn se détesta. Comment pouvait-il oser dire ça à quelqu’un alors que lui-même était le parfait petit sorcier tout bizarre ? Il savait que tout ce speech risquait d’énerver encore plus Enolia. Ou alors pire, de la rendre triste. Le Campbell n’était pas là pour rendre les gens tristes ! A l’instant où il avait dit cette phrase – ou plutôt hurlé cette phrase – il s’en voulut. On pouvait lire le regret sur chaque partie de son corps. Il se détestait, voilà.




Lonàn ▲ Sweeney
Here she comes with the masterplan and I'm starting to lose control. Here she comes to this trash of man and I'm ready to taste it all... when she is bringing me in, checking me out, making me glorious, she is bringing me in, turning me on, making me glorious

©️ Yamashita d'épicode




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Enolia Dwyer

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MessageSujet: Re: Why don't you just die here? - Nataliya   Ven 25 Avr - 21:18

Cette folle me narguait. Elle me narguait complètement. « Le problème c’est que c'est lui qui m’a fait des avances en premier. blablabla.  Il a volé la baguette de Wilhem Grant pour te donner une idée ! blablabla  Il est dingue de moi. blablabla En fait, tout à l’heure, je lui ai même donné un petit passe-droit pour la salle de bain des préfets… Si tu vois ce que je veux dire. Tu peux lui demander confirmation si ça te chante » Ce ne pouvait être que des mensonges. Plein de gros mensonges. JAMAIS mon petit frère, qui était si droit, si mignon, et surtout si pudique, ne ferait l'amour à une fille comme elle. Il refuse déjà de voir mes pieds, alors le corps d'une femme, je n'ose pas imaginer!

Ceci étant dit, mensonges ou pas, ça m'énervait. Ca m'énervait plus que tout. Et personne, je dis bien PERSONNE n'a le droit de m'énerver. Ou du moins pas sans en subir les conséquences. Et comme cette foutue Russe m'énerve depuis déjà un bon bout de temps -depuis que je connais Lonàn en fait- elle mérite un châtiment exemplaire, pour montrer qu'on ne rigole pas avec les sentiments d'Enolia Dwyer! Le pire des péchés étant de faire passer une image fausse de Sweeney. Et cette fille-là était en train de commettre les deux plus grands crimes jamais connus, en même temps!

De rage, je glissai ma main sous ma jupe, pour saisir fermement ma baguette qui était cachée dessous. Puis au moment de prononcer ce qu'ils appelaient un sortilège interdit, un éclair rouge sorti de nulle part fonça sur ma main et envoya voler ma baguette au loin, dans l'herbe. Faites qu'elle ne soit pas cassée, s'il vous plait! Mais, ignorant ce détail, je regardai plus précisément d'où venait cet Expelliarmus. Et mon regard plongea dans celui de Sweeney. C'était lui. Lui qui avait réussi un sort parfaitement. Mon petit frère était un sorcier, pour de vrai! Le seul problème était qu'il venait de sauver la vie à l'autre idiote.

Puis il me cria dessus. Très fort. Me traitant de cinglée. Et il sembla hésiter, avant de reprendre de plus belle, en français cette fois. J'aime bien cette langue d'habitude, je la trouve agréable et jolie, mais là, elle était utilisée méchamment. Sweeney était vraiment énervé. « Tu n’es … tu n’es pas normale, ok ! Tu dois prendre sur toi ! Arrête … arrête …Arrête d’être toi ! ». Je ne pouvais pas tout retenir. Ou plutôt je ne voulais pas. Mais j'avais retenu l'essentiel. Lonàn n'était pas content. Il m'en voulait. Il m'en voulait d'exister, d'être moi, d'être sa sœur, de l'avoir retrouvé... Il aurait sûrement préféré que je ne vienne jamais ici. Peut-être que c'était vrai en fin de compte. Peut-être qu'avoir Nataliya, ça lui suffisait. J'aurais aimé continuer dans ma lancée, continuer à l'accuser de le contrôler. Mais même moi, je savais que ça n'était pas possible. J'ai lu des livres quand même, et je sais qu'il est très dur de donner une si grande volonté à un être contrôlé. Or, Nataliya n'est pas forte. Ça se sentait, elle était sûrement moins forte que Lonàn d'ailleurs. Ce n'était donc pas contre son grès qu'il était comme ça avec moi.

Sans que je puisse le contrôler ou le retenir, une larme tomba sur mes joues. Puis elle fut suivie par de nombreuse autres, jusqu'à ce qu'un flot continu se crée sur mes pommettes, pour finir par tomber de mon menton. Je m'écroulai par terre, de façon à tomber à genoux, et je me sentais de plus en plus pathétique. Si mes parents me voyaient comme ça, ils ne me le pardonneraient jamais. Mais j'avais mes raisons: Sweeney me détestait.

« Je suis désolée Sweeney. Je voulais pas... Je voulais pas que tu sois pas content. Après avoir appris à quel point tu étais faible, en passant plusieurs mois chez toi, je me suis dit que tu avais besoin d'aide. Que je devais t'apprendre à vivre, que c'était mon rôle en tant que grande sœur. J'imaginais pas que tu me détestais autant. Et toi, la russe, je te déteste, mais je dois au moins m'excuser d'avoir dit que tu contrôlais Lonàn. J'avais pas réalisé que tu étais beaucoup trop faible et incompétente pour ça. ».

C'était bien la première fois que je devais m'excuser au près de quelqu'un. Et c'est pas agréable. Une fois partie de Poudlard, il faudra que je mange quelques oiseaux pour me remettre en forme, avant de repartir en Irlande.
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Nataliya M. Kataïev

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MessageSujet: Re: Why don't you just die here? - Nataliya   Sam 26 Avr - 12:29

Lonàn, preux chevalier de Nataliya. Vous aussi ça vous interpelle ? Bien, nous sommes donc sur la même longueur d’ondes. Laissez-moi replacer les choses dans leur contexte : non, Lonàn Campbell ne s’est pas précipité sur son fidèle destrier pour libérer la princesse Nataliya de sa tour, affublé d’une armure rutilante –si vraiment ça devait se passer comme ça, je pense qu’on pourrait inverser les rôles même–. Non, non, rien à voir, vraiment. Tout avait commencé avec cette folle furieuse d’Enolia Dwyer qui, non contente d’avoir été abandonnée à sa naissance –en même temps, je comprends la décision de sa mère hein– a décidée de se venger sur la vie et de revenir vers son cher frère qui, elle l’espère, serait son âme sœur. Autant vous le dire d’entrée : avec une situation aussi grotesque/farfelue/ambiguë et j’en passe, Nataliya pouvait se décharger de toute responsabilité.

Mais revenons-en à nos moutons, la situation avait dégénérée lorsque Nataliya avait jugé intéressant de prétendre avoir passé un moment… disons charnel, dans la salle de bain des préfets avec Lonàn –convenons-en, il n’en est rien, mais Enolia n’a pas besoin de le savoir–… Et là, c’était le début de la fin. On pouvait voir la colère se dessiner petit à petit sur le visage de cette petite goule invertébrée, et comme il ne fait jamais bon d’énerver un psychopathe, elle tendit sa baguette, probablement en vue d’un sortilège de mort. Et franchement, ce serait con de mourir maintenant après tout ce que Nataliya avait enduré, même si elle n’en savait rien. Ca aurait pu être la dernière chose qu’elle voyait si Lonàn ne s’était pas interposé.

Sorti de nulle part, il se plaça juste devant Nataliya comme un bouclier humain et lança un Expelliarmus qui lui aurait certainement valu un Optimal à ses BUSEs. Nataliya était fier de son disciple, d’une part parce qu’il avait bien assimilé la notion de je pourrais mourir pour mon chef –typiquement russe comme mentalité, ça faisait parti du programme qu’elle lui enseignait–, mais surtout parce qu’il avait réussi à avoir assez de confiance en lui pour lancer correctement un sort, et ce n’était pas une mince affaire. Voyez-vous, il y avait diverses raisons pour lesquelles un sorcier pouvait avoir des difficultés en pratique de la magie comme une mauvaise baguette, un manque d’entraînement –hein Nat’ ?–, etc. Mais dans le cas de Lonàn, c’était beaucoup plus ciblé : il n’avait pas assez confiance en lui. Les brimades perpétuelles que l’on pouvait faire à cette adorable petite pousse, le manque de confiance qu’on lui portait réduisait l’estime de lui-même du petit aiglon à néant et lui portait préjudice pour son développement magique. Double, voire triple fierté qu’il ait pu s’interposer aussi solidement face à sa sœur. Oui, oui, Nataliya était très psychologue au fond.

Le désarroi de Lonàn face à Enolia était extraordinaire : c’était la première fois que Nataliya le voyait ne pas comprendre. Entendons-nous : hésiter, ne pas oser dire ce qu’il pensait, réfléchir à un sujet, il le faisait presque tout le temps, mais avoir des problèmes pour comprendre, c’était totalement improbable, un peu comme de voir un Serpentard essuyé un échec. Il s’embarqua dans un discours digne de Malcolm X, débordant de haine et de détermination –même pour la partie en français dont elle n’avait compris un traitre mot– et s’évertua à expliquer à Enolia qu’elle n’était pas normale. C’est vrai qu’à côté d’elle, Lonàn c’était un peu monsieur tout-le-monde… Jamais Nataliya ne l’avait vu aussi déterminé et méchant. Elle était choquée quelque part, de voir que son petit aiglon apprivoisé était capable de tant de cruauté ; et soulagée, de voir que cette folle était remise à sa place.

Et pourtant, Enolia avait l’air atrocement blessée des propos de Lonàn. Sa voix de crécelle était soudain beaucoup plus douce et penaude… Ca faisait du bien. Quelque part, Nataliya aurait adoré voir Lonàn la rembarrer et voir cette espèce de goule rentrer dans son patelin natal et s’enfermer dans un placard –je suis sure que c’est le genre de la maison–. Mais l’idée de voir Lonàn la rembarrer lui déplaisait quelque peu… Il n’était pas un Serpentard, il pouvait se contenter d’être intelligent, pas forcément méchant, viril, etc. Le jeune russe éleva la voix, c’était probablement mérité après les excuses –mauvaises certes, même Nataliya aurait fait mieux– qu’elle venait de lui adresser.

« Ca va, fais pas cette tête de centaure battu… Arrête de vouloir me tuer, arrête de martyriser Lonàn –et oui, tout ce qui concerne des boyaux entre dans cette catégorie si j’ai bien compris– et basta, on en parle plus. Tu veux pas qu’on te plaigne non plus ? »

Elle avait peut-être été un peu dure, voire même un peu crue, mais elle n’était pas une Serpentard pour rien : voir cette petite pimbêche jouer la carte de la sensibilité après avoir voulu la tuer de sang-froid, c’en était de trop. Si Lonàn pouvait potentiellement tomber dans le panneau, pas Nataliya. A vrai dire, la colère avait pris le dessus : essayer de la tuer, ce n’était pas rien. Tous ses instincts lui hurlaient de se venger de cette mouflette complètement siphonnée : elle avait supporté trop de choses pour se laisser faire par une mioche en mal d’amour. Mais il y avait Lonàn. Inutile de tenter quoique ce soit devant lui, si tant est qu’il pouvait garder un peu d’innocence, Nataliya ne cracherait pas dessus. Mais que cette gosse sois prévenue, ça prendrait une fois pas deux :

« Je vais en cours. Et toi, t’as pas envie de recroiser mon chemin. Vraiment pas. » menaça-t-elle froidement Enolia. « On se revoit demain Lonàn, comme d’habitude… Bonne chance… »

Se levant enfin de son banc, Nataliya toisa chacun des deux Serdaigle tour à tour, souriant à Lonàn, lançant un regard noir à sa sœur. Non, elle n’était pas disposée à passer l’éponge, mais elle avait quelque chose en commun avec Enolia quand même : son affection pour Lonàn –bien que la version de Nataliya soit nettement malsaine– et elle prit le risque de leur tourner le dos pour s’en aller. C’était sa façon à elle de montrer à Enolia qu’elle n’avait pas gagné, et Nataliya en prenait le pari : elle ne gagnerait jamais.
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Lonàn S. Campbell

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MessageSujet: Re: Why don't you just die here? - Nataliya   Sam 26 Avr - 15:00

Lonàn se sentait affreusement mal. Qui était-il pour se permettre de dire ça à quelqu’un ? Il était le dernier être normal sur cette terre. De plus, il venait de dire ça à sa sœur, à quelqu’un qui avait les mêmes gênes que lui. Le pire, c’est que c’était sa sœur jumelle. Ils avaient grandit ensemble pendant neuf mois avant d’être arraché l’un à l’autre. Et puis, pour enfoncer encore un peu plus le clou, le jeune Serdaigle se rappela que sa mère lui disait tout le temps qu’on devait laisser les gens être ce qu’ils voulaient, et que personne n’avait le rôle de leur imposer d’être quelqu’un d’autre. Lonàn se sentait honteux. Il n’avait en rien fait honneur à ses parents et s’ils pouvaient le voir maintenant, ils seraient sûrement déconfits face à cette attitude sectaire que leur fils venait d’adopter face à Enolia. Au moment où Lonàn arrivait au summum du regret, se disant qu’il ne pourrait pas faire pire … la petite Serdaigle se mit à pleurer. Voilà, Lonàn avait tout gagné. S’il pouvait se jeter dans le vide, il le ferait. Mais vu qu’il était dans la Cour extérieure, et pas très grand, même s’il se jetait par terre, il risquait juste de se faire un bleu …

Enolia se mit à pleurer à chaude larme. Puis elle s’écroula par terre. Le cœur de Lonàn se brisa un peu plus, en haut à gauche, dans la partie Sentiments Envers les Humains. Il se sentait si abjecte qu’il ne savait même plus s’il devait se frapper tout seul ou tout le simplement pleurer avec elle. Il n’osait même pas s’approcher ou ni ne savait quoi faire. Alors il se contenta de la regarder, quelques instants de plus. Bizarrement, alors que jusque là il avait rejeté toute ressemblance avec ce monstre, le petit Campbell commençait en déceler des points communs. Outre leurs yeux d’un bleu très clair, elle se retrouvait avec le même nez et les mêmes tâches de rousseurs que leur mère. C’est en remarquant cela qu’il se sentit encore plus mal qu’avant. Cela pourrait être sa génitrice – leur génitrice à eux – qu’il venait de faire larmoyer sur le sol boueux de Poudlard. Lonàn venait d’accentuer encore plus son cas de conscience en pensant à ça. Bravo le masochisme.

Enolia avait cette façon agaçante de l’appeler Sweeney, privilège normalement réservé à Madame Campbell. Lonàn avait passé son temps à la reprendre, tout le temps à la limite d’être énervé. Mais quand elle prononça son deuxième prénom, à ce moment, le jeune garçon se sentit encore plus damnable. A croire qu’à chaque action, elle faisait tout pour creuser encore plus la culpabilité qui lui rongeait l’estomac. La petite Serdaigle partit dans un discours, où elle expliquait ses motivations pour être venue à Poudlard. Lonàn se sentit de plus en plus délictueux ; au fond, elle ne cherchait pas à faire le mal. Elle ne se rendait juste pas compte que certaines choses ne se faisaient pas … Après tout, elle avait été kidnappée ! Elle n’a jamais connu ses vrais parents et des espèces de malotrus avaient tenté de lui faire son éducation bancale. Ceci justifiait cela.

Nataliya, pourtant qui avait failli mourir de la baguette d’Enolia, ne semblait pas réellement en colère. Entendez par là qu’elle ne lui avait pas sauté dessus pour lui arracher le cœur à mains nues. Ce qui était relativement rassurant car le petit Campbell était beaucoup trop tiraillé pour venir en aide une nouvelle fois à l’une ou l’autre. Cependant, le ton froid et les mots crus qu’elle crachait sur la sœur de Lonàn ne cachaient en rien la rage qui bouillonnait en elle. Pourtant, aussi surprenant que cela pouvait l’être, elle ne tenta rien contre Enolia. Peut-être était-ce dû à la présence de son disciple, ou peut-être pas, mais le résultat était celui-ci. Bien que Lonàn soit particulièrement effaré de voir le petit monstre qui lui servait de jumelle dans cet état, il ne leva pas le petit doigt quand elle se fit menacer par la belle russe. Après tout, elle avait toutes ses raisons et Lonàn n’allait pas riposter.

Pour finir, la Serpentard parti, non pas sans un regard brûlant à l’encontre d’Enolia, et un compatissant pour son ami. Cette dernière continuait de pleurer, comme si les mots de Nataliya ne pouvaient rien changer à la situation. Lonàn se retrouvait donc là, à quelques mètres de la jeune fille en larmes, tout penaud, incapable de savoir quoi faire. Puis, lentement, il tenta une approcha. Il glissa discrètement près d’Enolia pour finir par s’accroupir devant elle. Il voulut poser ses mains sur ses épaules mais il n’osa pas, se contentant de les garder sur ses cuisses à lui. Il essaya de parler une fois, puis deux, sans qu’aucun son ne puisse sortir de sa bouche. Pendant ce temps, la jeune Serdaigle continuait de vider ses glandes lacrymales, ne se rendant peut-être pas compte que le jeune garçon était aussi près.

« Écoute … Je suis désolé. Je ne voulais pas te blesser… C’est juste que … »

Lonàn se tut, conscient que si les larmes d’Enolia se calmaient maintenant, tout ce qui allait suivre aurait comme impact deux possibilités : soit elle allait s’ouvrir les veines, soit ça allait arranger les choses. Lonàn pesait chaque mot qu’il employait, veillant à ne pas créer une situation trop grave – ou du moins plus grave.

« Je pense que les gens qui t’ont arraché à notre famille ne t’ont pas bien enseignés les principes de bases en société … Comme par exemple, on ne peut pas éventrer un animal et en offrir les boyaux aux gens. Généralement, les autres ne le prennent pas si bien que ça. Et aussi, on ne peut pas mordre un professeur parce qu’on le juge trop mou. Il y a certaines règles implicites qui se doivent d’être respectées pour maintenir un certain ordre public, tu comprends ? »

La jeune fille le fixait de ses grands yeux bleus, avec une mine indéchiffrable. Lonàn ne saurait dire si elle comprenait ou si elle attendait une suite. Lonàn prit le risque de continuer, toujours en essayant de ne pas la faire se sentir trop coupable ou trop anormale ou trop « tout est de TA faute ».

« Si tu essaies, un minimum, de te plier à certaines de leurs règles, tu peux passer davantage inaperçue et personne ne viendra t’embêter. Il faut juste savoir les apprendre et les appliquer. Et continir les émotions trop fortes - comme la colère que tu éprouves envers Nataliya. Autre exemple, tu ne peux pas venir dans les dortoirs des garçons pour venir me parler. C’est une règle de pudeur, on sépare les garçons des filles pour éviter des situations trop compliquées. »

Lonàn avait l’impression d’énumérer une suite de choses inconnues et totalement incongrues pour la jeune fille. La faire plier à ce genre de système risquait d’être difficile et fastidieux. Et elle n’avait pas l’air charmé par ce que son jumeau disait. C’est pourquoi, avec un grand sourire niais il rajouta :

« Tu peux rester pieds-nus si tu veux, on les emmerde ceux que ça dérange. »




Lonàn ▲ Sweeney
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Enolia Dwyer

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MessageSujet: Re: Why don't you just die here? - Nataliya   Sam 26 Avr - 20:43

Des menaces. Je m'excusais aussi bien que possible, et tout ce qu'elle m'offrait, cette pimbêche, c'étaient des menaces? C'est bien le genre de chose que me donne envie de la clouer sur place. Mais je ne pouvais pas. Parce qu'il y a Sweeney, et qu'il est assez bête pour se mettre entre nous deux. Or, je ne pouvais décidément pas prendre le risque de pouvoir le blesser. Je n'étais pas venue là pour tuer celui qui portait le même sang que moi! Etant donc dans l'impossibilité totale d'agir contre elle, je pris la décision de ne pas bouger, et de continuer à me détester, comme Lonàn le faisait sûrement en ce moment même. Je n'osais pas porter le moindre regard sur loin, mais il était très probable qu'il suive Nataliya. Il préférait forcément mille fois partir avec elle que de rester avec... moi. Moi qui fait tout mal, qui devrait arrêter de vivre. Mais qui ne le fera pas. Ce n'est pas parce qu'il ne veut pas de moi que le monde va s'arrêter de tourner pour autant. Quitter Poudlard était amplement suffisant, je n'avais pas besoin d'aller jusqu'à mettre fin à mes jours. Il me faudrait juste leur emprunter leurs livres de magie, et je pourrai être une sorcière accomplie. Alors, je pourrai rentrer chez moi comme si de rien était.

C'était quand même regrettable de devoir quitter ce magnifique endroit plein de gens, tous aussi différents les uns que les autres. Même si ils étaient tous bizarres et me regardaient comme si je devrais pas être ici, ils avaient l'air gentils! Mais ce qui me manquerait le plus, ce serait de parler aux gens dans les tableaux, ils étaient si drôles! Et y en avait des comme moi! Ça, c'était vraiment cool. Et puis, me jeter d'escaliers en escaliers quand je m'ennuyais, ça aussi c'était vraiment rigolo! En fait, je crois qu'il y aurait plein de choses qui me manqueraient à Poudlard, c'était vraiment splendide comme endroit! Et dire que je n'avais même pas eu le temps de visiter cette superbe forêt qui se dressait, un peu plus loin! Mais bon...

Mon choix était déjà fait, et rien ne pourrait le changer. Rien sauf... lui, Sweeney, ce petit ange qui m'a fait croire en une nouvelle vie aux côtés de mon frère. Mais c'était sans espoir, il n'y avait aucune chance qu'il me demande de rester, puisqu'il était déjà loin à l'heure qu'il est. Au moment où je me disais ça, je relevai la tête, dans l'optique de me mettre en route pour une nouvelle vie, et avant que je puisse le voir, j'entendis la voix de Lonàn à quelques centimètres de moi. Sa petite voix d'enfant, qui s'excusait de m'avoir blessé. Sincèrement? Il me crache dessus et me dit d'aller mourir, pour ensuite s'excuser? Et c'est moi qui tourne pas rond? Mais, intriguée, je continuai de l'écouter, le fixant droit dans ses yeux qui me prouvaient encore que nous étions liés. Mais il se contenta de lister les choses qui ne lui allaient pas dans mon comportement. Puis il m'autorisa à ne pas porter de chaussures. Et là, ce fut une joie extrême qui s’immisça en moi. Je savais qu'il n'allait pas aimer, mais je pu m'empêcher de sauter à son cou pour le câliner, et enfin établir un contact avec lui. Me sentir proche de lui, comme j'aurais dû l'être. Mais je ne m'en plains pas. Enfin pas complètement. J'aime cette vie, et pour rien au monde je en voudrais la changer.

« Merci, merci de faire tant d'efforts pour moi! Je sais que tu me détestes, et que tu préférerais que je parte, mais tu es aussi gentil que je le pensais. Tu es de ceux qui ne peuvent abandonner les gens! Pour toutes ces règles, je ne peux rien te promettre, mais je peux quand même essayer. Pour les boyaux, ça ne devrait pas être insurmontable d'arrêter d'en offrir, ça m'en fera plus à manger, donc ça me dérange pas tant que ça! Mais si je ne viens pas te voir dans ta chambre, tu viendras pas non plus, et alors je pourrais jamais te parler! Tu sais, c'est le seul moment où tu peux pas t'enfuir quand je viens te voir. Par contre, laisse tomber pour Nataliya, je la hais, et c'est tout. ».

Sur ces mots, je me levai, et le regardai de toute ma basseur.

« Au passage, Ezhno et Lakota ne m'ont pas "arraché à notre famille", ils m'ont emmené dans la leur. Plus jamais tu dis du mal d'eux, sinon tu feras toi même l'expérience de mes années de chasse dans la foret. Mais sinon, oublie pas que je t'aime fort, mon Sweeney adoré!».
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Lonàn S. Campbell

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MessageSujet: Re: Why don't you just die here? - Nataliya   Dim 27 Avr - 22:01

Lonàn avait essayé d’y aller avec des pincettes pour éviter de lancer une nouvelle crise mondiale. De plus, s’il l’avait vexée et qu’elle essayait de le tuer, il n’était pas persuadé de réussir à se défendre. S’interposer pour sauver la vie de son maître russe, pourquoi pas. Mais éviter que ses propres fesses ne brûlent ? Pas dans ses plans. Or, quand la jeune Serdaigle lui sauta au cou, il en fut presque ravi. Cela voulait dire qu’il n’avait pas complètement tout merdé. S’ensuit un long discours de la jeune fille, dans lequel elle le remerciait. Lonàn était plutôt satisfait, car au fond, il savait qu’elle avait juste besoin d’un coup de pouce pour arrêter d’effrayer tout le monde. Et le fait qu’elle comprenne cette idée sans complètement le repousser, était un grand pas !

Puis, elle se leva et le toisa de haut en bas, le menaçant de dire encore une fois, ne serait-ce qu’un mot de travers, concernant les parents qui l’ont élevée. Lonàn, devant tant de férocité blêmit instantanément et se confondit en excuses immédiatement, regrettant tout de suite d’avoir mal parlé d’eux. En vue du regard qu’elle lui lança, elle semblait satisfaite de son comportement. A son tour, le jeune Campbell se leva pour rejoindre sa sœur – pas trop près non plus, trop de contact tue le contact. Et ils décidèrent, d’un commun accord, de repasser à la tour Serdaigle pour qu’elle se change avant d’aller au cours suivant – toujours pieds-nus. Lonàn fit même la promesse qu’il essaierait de se délivrer de ses chaussures de temps en temps, pour être sur un pied – hohoho – d’égalité.

Après tout, c’était ça la vie ? Faire des compromis pour que tout le monde soit d’accord. Lonàn avait plus ou moins saisit ce concept et se décida à l’appliquer de temps en temps avec sa nouvelle sœur. Et quitte à faire ça, autant choisir les pieds-nus plutôt que l’éventrage de pauvres petites bêtes innocentes. Non, ça, jamais.




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