Draco Dormiens Nunquam Titillandus
 
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 Effet coup de poing - Nataliya

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Alekseï V. Palkhomir

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MessageSujet: Effet coup de poing - Nataliya   Jeu 24 Avr - 0:38

Un début de week end habituel, je dois dire. Le matin vers 10h, tous les fainéants qui n'avaient pas d'heures de colle ou de cours de rattrapage venaient déjeuner. Le samedi matin dans la grande salle, c'était souvent empreint de bonne humeur, parce que oui, ça y est, c'est enfin de la week end, je vais aller faire la teuf avec les potes/regarder des disneys avec ma meilleure amie d'enfance moldue/bosser à fond pour les exams/rentrer voir papa-maman-mamie-qui-est-malade-et-qui-va-bientôt-mourir, bla bla bla.
Personnellement c'était surtout la teuf qui m'intéressait. Ici je n'avais pas de famille, alors je sortais le soir à Pré-au-Lard avec des potes, on buvait comme des trous, si on avait de la chance on tombait sur une gentille fille assez facile qui rentrait avec l'un de nous -souvent moi, parce que la plupart des autres ont un QI d'huître- et le lendemain j'allais enfin voir Poliakoff. Il ne s'ennuie pas, ici, Hagrid prend bien soin de lui, il a trouvé de nouveaux congénères et il est libre. Ca n'empêche pas le fait qu'il est content quand il me voit mais bon.

C'était donc mon programme de la journée : Refiler quelques cours, astuces et nouveaux sortilèges à d'autres élèves, aller voir Poliakoff, écrire à mon oncle, sortir, boire, boire, boire, beaucoup boire -eh, on est pas slave pour rien hein !- reboire, rentrer, se doucher et plus si affinités avec une jolie fille croisée au détour d'un sentier bercé par le clair de lune... Oui, bon, d'accord, c'est plutôt un comptoir enfumé. Vachement moins glamour. Bref, j'étais d'assez bonne humeur ce matin là en entrant dans la salle. Je saluais quelques camarades de classe, croisais une ou deux filles qui me toisaient avec un regard haineux et lubrique à la fois, puis je m'asseyais en face de Nataliya pour engloutir un petit déjeuner bien copieux.

Quand je dis copieux, ça comprend donc : des toast, du thé, du café histoire de bien se réveiller, du bacon, du jambon, des oeufs brouillés, de l'omelette, un ou deux croissants, du jus d'orange, des pancakes au sirop d'érable, et quelques autres trucs dont j'ai oublié le nom. J'allais encore me taper la remarque de Nat' comme quoi j'étais un véritable ogre et qu'on devrait me découper l'estomac pour que je mange normalement, ou alors que c'était injuste que je puisse manger autant sans prendre un gramme tandis que certaine personne prennent un kilo en regardant une feuille de salade. M'enfin bon dieu, j'y peux rien, alors pourquoi se priver, hein ?

Nat ne semblait pas m'avoir remarqué, et j'engloutissais la moitié de mon petit déjeuner tout en soulevant les miettes de croissant avec ma baguette pour les lui enfouir dans les cheveux. Elle allait me tuer, mais mes voisins rigolaient bien en attendant. Pendant que je mangeais avec grâce et élégance -ahahaha-, les chouettes et les hiboux arrivaient afin de distribuer le courrier du jour. Il n'était pas rare de voir un élève recevoir une beuglante pour des résultats catastrophiques en cours ou des objets magiques plus étranges les uns que les autres. Tenez par exemple, un Poufsouffle de la table de derrière venait de recevoir une espèce de chaîne fluorescente qui sert visiblement à s'attacher au cou d'un chat. Son utilité magique ? Aucune idée. Mais le chat en question n'avait pas l'air ravi. Peut-être que c'est une castration magique, qui sait ?

Les animaux et moi ça me branche pas. Les chats sont trop individualistes, les chiens, ben ils ne les aiment pas trop à Poudlard, les souris, ça pue, c'est relou et c'est vraaaiiment stupide. Les cochons d'Inde et les hamsters, n'y pensons même pas. Les rats pourquoi pas à la limite, mais ça se perd facilement ces bestioles là, surtout que rares sont les jeunes sorciers qui mettent leurs animaux en cage. Enfin bon, la distribution de courrier était quasiment terminée quand mon thé brûlant m'explosa au visage. La tasse était renversée, et avait inondé le reste de mon petit déjeuner, renversé mon café, et le seul truc comestible intact était le fond de jus d'orange. Super. La chouette n'aurait pas pu mieux viser, non, c'était trop dur pour elle bien sûr ! Stupide satané bazar de fourbi de trucs mal emplumées.

La surprise passée, j'identifiais le responsable de cette apocalypse. Je ne recevais jamais de lettre. Mon oncle n'était pas ce que l'on appelle communicatif, je ne l'étais pas non plus, mon père, je ne l'avais pas vu depuis quelques années, et de toute façon, en prison, il ne pouvait rien envoyer... Nataliya était en face de moi, Summer était à quelque chaises de là et de toute manière, je ne vois pas pourquoi l'une ou l'autre m'aurait écrit alors que je les vois tous les jours... Non, vraiment, je ne voyais pas qui avait bien pu m'écrire.

Je séchais l'enveloppe d'un coup de baguette et regardais le nom de l'expéditeur. Du russe. Ca commence bien, tiens. Le ministère de la magie russe. Ca commençait à sentir mauvais. L'enveloppe était assez grande pour une simple lettre et semblait contenir quelque chose d'autre qu'un simple bout de papier. Je l'ouvrais rapidement et sorti deux feuilles : une longue lettre en russe, une autre en ukrainien. Dans le fond de l’enveloppe se tenait une objet fin et long enveloppé de papier kraft. Ca, ça puait carrément.
Je commençais par lire la lettre en russe, qui provenait de la prison ou était enfermée mon père. Au fil de la lecture, mes sourcils se fronçaient, mes lèvres se pinçaient et je pâlissais à vue d’œil. D'un geste fébrile, je fis passer la lettre en ukrainien devant celle-ci et la lut encore plus vite. Ma gorge se serrait, je ne pouvais plus respirer et les larmes m'assaillaient. D'une main nerveuse, j'attrapai l'objet emballé de papier craft. En défaisant l'emballage, la peur m'envahit et une larme coula doucement sur ma joue, se perdant dans les quelques poils que je laissais vagabonder en paix sur mon menton.

Une baguette. Celle de mon père. Le paquet avait du être sacrément bien sécurisé. Le ministère ne me l'avait envoyée que pour une seule raison : Il ne fallait surtout pas que mon père tombe dessus. Cela aurait des conséquences désastreuses, qu'il disait le dirlo de la prison. Sauf que ce qu'il ne sait pas, le dirlo de la prison, c'est que mon père, après s'être enfuit -dieu seul sait comment- de cette foutue prison, était allé voir mon oncle. Mon père aurait tué mon oncle d'une des manières les plus cruelles qui soit. Un Sectumsempra. Sauf qu'il lui a fallut une baguette pour cela, et que connaissant mon oncle, il avait du lui en faire une avant de se faire tuer.

J'avais zappé les trois quarts des deux lettres, mais ce que j'en avais retenu me suffisait amplement : Mon père s'était évadé, il avait certainement une des baguettes les plus puissantes au monde et c'était un meurtrier. Je regardais l'ancienne baguette de mon père, la caressa du bout du doigt et la brisait d'un coup sec. Une nouvelle larme coula sur ma joue; la peur et la haine s'emparaient de mon esprit, mon corps tremblait de tous ses membres et la table se fissura sous l'effet de la colère.
Mais malheureusement, ce n'était pas tout. Divers noms de familles, dont la plupart sont reliés à la magie noire, à Lord Voldemort et à d'autres mages noirs moins connus à travers le monde, figuraient sur la lettre.

"Nat ? On a un souci. Un gros souci."


Comme vous l'aurez deviné, celui des Grant en fait partie. Lui et quelques autres qui ne sont pas inconnus à Poudlard.







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Nataliya M. Kataïev

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MessageSujet: Re: Effet coup de poing - Nataliya   Jeu 24 Avr - 19:33

Le petit déjeuner était un concept étrange. Déjà, se réveiller le matin, c’était une bizarrerie sans nom. Mais faire la grasse matinée est plutôt mal vu chez les Serpentard : l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt est un concept un peu trop familier à la majorité d’entre eux. Alors résignée, Nataliya se levait aux aurores –9heures du matin– même le week-end ; tragédie de l’humanité. C’est donc avec la même tête qu’une condamnée à mort –enfin, mentalement disons, on se ferait trucider pour sortir de la salle commune sans être présentable– que la jeune russe avait rejoint la Grande Salle pour attraper au tournant une assiette de bacon et un œuf au plat. Des croissants trainaient aussi sur la table, mais très honnêtement, Nataliya n’avait jamais compris cette idée de manger du sucré et du froid au petit déjeuner. Encore ces français et leurs lubies bizarres.

Dans ces moments là, ce que Nataliya appréciait le plus, c’était encore la solitude. La tête dans le cirage, elle n’avait pas vraiment envie qu’on la dérange pour des bavardages futiles, même Aleksei. Alors quand ce joyeux luron est venu se placer juste devant elle, c’est avec un soin religieux qu’elle a pris le parti de l’ignorer. Alors oui, il pensait certainement qu’elle était trop prise dans la contemplation du grillé de sa tranche de bacon, mais peut-être qu’au fond, il la connaissait assez pour savoir qu’elle s’en fichait éperdument, allez savoir. Était-ce par pure provocation qu’il s’amusa donc à parsemer ses cheveux de miettes de croissants ? Qu’à cela ne tienne, elle se vengerait quand elle en aurait l’occasion. En attendant, l’envie de lui filer le coup de pied du siècle la démangeait toujours, mais elle n’était pas une Gryffondor pour faire ce genre de choses.

Alors à essayer de se concentrer sur son déjeuner, je ne vous parle même pas du bond qu’elle a fait lorsque le hibou messager laissa tomber un courrier dans l’assiette d’Aleksei. Nataliya remarqua tout de même que son camarade nettoya le tout d’un tour de baguette et éprouva une jalousie sans pareille à l’égard de ce gringalet –oui, il était bâti comme un bucheron et alors ?–. Elle était bien décidée à l’ignorer encore un peu et à partir se donner un coup de brosse pour enlever les miettes de ses cheveux lorsqu’il l’interpella. Comme toujours, il lui parla en russe, mais ça ne la mit pas de meilleure humeur. On un problème. Ca veut dire quoi ça on ? On comme nous ? Mon vieux, tu te fourres le doigt dans l’œil : on n’embête pas une femme russe le matin –ou à n’importe quel autre moment de la journée d’ailleurs–. Mais comme toujours, il fallait qu’il complique les choses…

Dans ses souvenirs, Nataliya n’avait jamais vu Aleksei pleurer. C’était une première, d’habitude il se maitrisait assez pour gérer n’importe quelle situation –vous pensiez qu’il était à Serpentard par erreur peut-être ?–, et puis, il gérait n’importe quelle situation. Aleksei, ça aurait pu être son gourou si elle avait fait parti d’une secte ; manque de bol, elle serait plutôt le genre à en créer une. Réprimant un profond soupir, elle s’efforça d’avoir l’air de bonne humeur. Non pas qu’elle doive continuer à jouer la comédie, ils savaient tous les deux qu’elle l’avait remarqué depuis le début, ce n’était pas le problème :

« Un problème ? Mais non, on est à Serpentard, on est du côté de ceux qui créent les problèmes ! T’as du te tromper ! »

Oui, c’était nul comme accroche, et alors ? Elle est pas là pour un concours, elle se retient déjà de lui mettre un coup de pied et s’efforce d’avoir l’air gentille, alors mollo ou elle va vous faire goûter la colère d’une femmelette russe. Non mais.
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Alekseï V. Palkhomir

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MessageSujet: Re: Effet coup de poing - Nataliya   Ven 25 Avr - 19:14

Nat le matin, c'était toujours le genre à prendre sur elle pour pe te démonter si tu t'avises de lui parler pour rien. Ce qui fait que quand je lui ai dit qu'on avait un souçi, elle me répondit d'un ton faussement enjoué :

"Un problème ? Mais non, on est à Serpentard, on est du côté de ceux qui créent les problèmes ! T’as du te tromper !"

Cette réponse eut le don de m'amuser et de m'agaçer profondément à la fois. Nat' avait la capacité de me faire rire dans les pires moments, mais également d'être un peu à côté de la plaque. Elle savait qu'il se passait quelque chose, mais là, je n'étais pas particulièrement d'humeur à faire des blagues. Je la regardai droit dans les yeux et entama le dialogue en russe. Il était hors de question que nos voisins de table nous entendent. Même si ça ne m'aurait pas gêné que Summer, assise non loin de là, vienne me faire un petit câlin pour me réconforter de ces mauvaises nouvelles. Je la regardai un instant, puis reporta mon attention sur Nataliya :

"Amvrossi Andronik Dorofeï Iziaslav Palkhomir."


Lorsque je prononçais le nom -à rallonge- de mon père (que je surnommais Am' étant petit -oui oui, y avait pas de "papa" chez nou-), certains se retournèrent, comme si on leur avait soufflé un mythe à moitié oublié, comme si entendre ce nom avait quelque chose de surprenant. Je préférais les ignorer. A vrai dire je ne m'étais jamais demandé pourquoi mon père était en prison, s'il avait fait du mal durant les années précédant son arrestation, même s'il avait tendance à disparaître quelques semaines, me laissant chez mon oncle régulièrement, ni même d'ailleurs s'il était connu à l'étranger.

"Tu te souviens que mon père était en prison ? Ou alors je ne te l'ai jamais dis ? Je ne sais plus. Bref, toujours est-il qu'il a mérité d'y entrer, et plus que beaucoup de Mangemorts réunis. Disons qu'il... Qu'il était proche du seigneur des ténèbres lui même. Je n'étais pas au courant avant de lire cette lettre. Il a tué, torturé et commis bien plus d'actes barbares que la soeur du nain de Serdaigle ne pourra jamais le faire avec des bestioles, pour te donner une idée."

Je me tu un instant avant de continuer. Expliquer une telle situation n'était pas aisé, surtout pas en plein milieu de la grande salle avec les larmes qui brûlent les yeux, la baguette qui démange et la colère qui s'engouffrait dans mon esprit.
J'exliquais brièvement la situation à Nataliya : Mon père, un enfoiré comme pas possible, avait tué, torturé, bla bla bla, il s'était échappé, ils m'ont envoyé sa baguette pour plus de sécurité -mes fesses oui, c'était un des actes les plus stupides que j'ai vu de ma vie-. Mon père, donc, s'était évadé, s'était rendu chez mon oncle, un des fabriquant de baguettes les plus puissantes du monde. Ce qui signifiait forcément qu'il en possédait une, avec laquelle il a sûrement tué mon oncle. Selon le ministère, j'étais en danger et il me fallait à tout prix rester à Poudlard, mais je n'en croyais pas un mot : mon père avait beau être un criminel, il m'avait élevé avec tout l'amour qu'un parent peut donner à un enfant, la magie noire en plus quoi. Mais je savais qu'il allait venir. Il viendrait me chercher, et je n'en était pas mécontent. J'avais besoin d'explication.

Sur ces petites explications, je tendis la lettre de la prison russe à Nataliya :

"C'est la liste de toutes les barbaries et atrocités qu'il a commise. Il y a une liste de potentiels complices. Et une liste de complices avérés. Lis là jusqu'au bout."


Je laissais à Nat le plaisir de deviner à quelle liste appartenait le nom des Grant tandis que je me levai pour me dégourdir les jambes. J'avais besoin de marcher, de courir, de partir loin d'ici histoire d'assimiler tout ça. Mais ce n'était pas digne d'un Serpentard, encore moins d'un Palkhomir. Cependant en l'état actuel des choses, je n'étais pas persuadé qu'il y avait quelque chose de bien à être un Palkhomir. J'étais le fils d'un monstre après tout.

Le ministère de la magie recherchait activement Adam Grant pour diverses complicités de meurtres, et son fils aîné, Wilhem Grant, qui était également soupçonné de complicité. D'un côté, cela m'étonnait. Wilhem avait beau être un abruti en adulation devant son père, il n'avait pas l'étoffe d'un meurtrier. Mais d'un autre côté, il pouvait se révéler extrêmement vicieux et dangereux. Mieux vallait attendre la réaction de Nataliya. Peut-être reconnaîtrait-elle d'autres noms sur la liste...







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MessageSujet: Re: Effet coup de poing - Nataliya   Sam 26 Avr - 15:38

Aleksei la toisa d’un air mauvais. Et qu’est-ce que Nataliya avait fait encore pour mériter ça ? Juste une toute petite blague vaseuse ? Enfin, si on ne pouvait plus s’amuser ! Puis Aleksei était un Serpentard, ce qui incluait une bonne présentation, une conduite irréprochable et les jérémiades au placard. IL a faillit à son devoir, pas elle d’abord. Donc il n’y avait pas de raison que Nataliya se fasse persécuter d’entrée, dès le matin qui plus est. Le jeune freluquet l’avait rendue de fichtrement mauvaise humeur, et ce n’était pas pour s’arranger.

Il capta néanmoins son attention lorsqu’il énuméra tous les noms slaves qu’il connaissait surement. Un problème au pays ? Parce que ça, c’était fichtrement embêtant. Bien qu’elle soit désormais anglaise, à moitié d’après son sang, à moitié du fait qu’elle réside littéralement au Royaume-Uni, Nataliya se sentait toujours russe, et maudit soit le jour où son sentiment patriotique la quitterait. Alors oui, parfois Aleksei était une goule de première mais il avait un léger atout dans sa manche… D’où le fait que Nataliya ne se soit pas encore barrée.

Puis il se lança dans une tirade en russe pour expliquer sa situation et… PAUSE. Comment ça son père était en prison ? Oui, il avait potentiellement omis ce détail oui. Alors certes, Nataliya ne le jugerait probablement pas sur les activités illicites de son père, elle savait bien qu’on n’était pas responsable des conneries que pouvait faire nos parents, le sien ne montrait pas patte blanche non plus –encore qu’elle ne puisse pas vraiment expliquer pourquoi–. Elle ne lui avait pas dit non plus que son père était mort après tout, parce que l’occasion ne s’était pas présentée et que cette situation restait difficile pour elle… Mais quand même, on pouvait rester ouvert et poser des limites ; parce que papa est en tôle, ça fait un drôle d’effet au milieu des croissants et du bacon quand même.

Elle se fit plus attentive à la suite de la conversation donc, masquant toute la surprise qu’elle éprouvait face au dernier fait énoncé. Donc c’était un mage noir… Bah pas de quoi en faire un plat, elle en avait un aussi à la maison ! Finalement, ça avait l’air plutôt répandu ces petites bêtes… Pourtant, l’idée que ces gens tuent des moldus pour le plaisir lui arrachait toujours un frisson, probablement parce que son père était moldu, ou autre chose, allez savoir. Quoiqu’il en soit, parler de la petite Enolia, bête noire des Serdaigle, confirma ce sentiment dégoût, croyez-moi –les rapports entre Nataliya & Enolia n’étaient pas tout à fait cordiaux–.

Enfin, il lui expliqua tout en détail : l’incarcération, l’évasion, la confusion, etc. Et Nataliya écoutait, passive. Aleksei n’avait besoin que d’une oreille attentive après tout, ça ne devait pas être le genre d’histoire qu’il racontait tous les jours –enfin faut espérer en tout cas–. Quelque part, Nataliya le comprenait mieux que personne : vouloir des réponses, c’était normal. On ne s’arrête jamais d’aimer son père, quelle que soit la faute qu’il ait commise, lorsqu’il s’était bien comporté avec nous. Et lorsque tout s’effondrait, on avait juste besoin de réponse, pour pouvoir avancer, pour pouvoir tourner la page. Chose qu’elle n’avait jamais eu et n’aurait jamais… Alors certes, au fond, la situation était claire : son père était mort subitement sans rien avoir fait de mal, dans un accident. Mais ce voile planait toujours au dessus de sa mort, comme si elle restait floue. Simple exemple, elle avait l’impression que ça faisait des années, alors qu’il n’y a que quelques mois qu’elle avait du affronter le décès de son père et émigrer en Angleterre.

L’idée que le père d’Aleksei puisse avoir des complices était… compliquée. Compliquée dans le sens où allait se mettre à pointer du doigt des tas de gens sans vraiment connaitre le fin mot de l’histoire. Il tendit la liste à Nataliya qui la regarda avec appréhension. Il ne lui fallut pas longtemps pour reconnaitre le nom de sa famille, Grant, et il n’y avait rien de surprenant à cela. Adam était pourri jusqu’à la moelle, ce n’était pas nouveau… Il était probablement le seul fautif dans toute cette histoire, sa descendance n’était pas assez vieille pour avoir eu son rôle à jouer et Juliet ne lèverait jamais la main sur personne, bien au contraire. Le mariage de ces deux là demeurait un mystère d’ailleurs… Le problème, c’est que les gens ne le verraient pas sous cet œil, et Wilhem et Daniel auraient potentiellement des ennuis. Quels que soient les rapports qu’elle entretenait avec chacun d’eux, ils n’en restaient pas moins ses frères, et elle ne voyait pas d’un bon œil qu’il se fasse persécuter pour les crimes du Padre. Danny, ça passerait encore : les Poufsouffle l’éviteraient tout au plus, mais les Gryffondor ne feraient certainement pas de cadeaux à Will, et il était assez tête brûlé pour provoqué. Eh ben tout ça, ça sentait quand même pas bon si vous voulez mon avis.

Mais un autre nom interpella Nataliya. Vladimir. Un agent du FSB qui avait joué avec le feu un temps passé en Russie, mais son poste au Ministère lui avait permis de ne pas être inculpé. Aujourd’hui encore, il sévissait dans la brigade qui gérait les moldus. Cette courte description à côté du nom et la photo qui l’accompagnait soulevèrent le cœur de Nataliya. Elle ne connaissait pas cet individu, et pourtant, sa réaction face à lui était vraiment violente… Soudain, sa vision se brouilla et elle refusa de regarder la liste une seconde de plus. Dans un élan de rage, elle en fit une boule de papier et la jeta vers Aleksei, sous ses yeux incrédules. Il était trop tôt pour ce genre de frayeur, non merci. Elle poussa son assiette encore à moitié pleine pour signifier qu’elle n’avait plus faim et se leva de table.

« Laisse tomber cette liste stupide, oublie tout ça d’accord ? Ca ne t’apportera rien de bon. On se fiche de qui a fait quoi, ça n’a aucune importance ici. Brûle ce truc, ça vaut mieux pour tout le monde. »

Nataliya prit le chemin de la sortie de la grande salle. Un saut à l’infirmerie ne lui ferait pas de mal, Mrs Pomfresh aurait certainement de quoi la calmer. Certainement de quoi lui faire oublier ce tissu de conneries. Tout ça, c’était du passé ; et le passé, il est mort et enterré.
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MessageSujet: Re: Effet coup de poing - Nataliya   Sam 26 Avr - 16:56

La surprise se lisait dans ses yeux, bien que son visage ne trahissait aucun sentiment. Puis elle eu un léger haut le coeur, ferma les yeux et les rouvrit. Son regard avec changé, son visage montrait maintenant de la colère. Elle froissa la feuille d'un mouvement vif, la roula en boule et me la lança au visage. Sans un mot, elle repoussa son assiette, qui vint cogner la mienne et renversa mon verre de jus de citrouille. Je n'en croyais pas mes yeux. Nataliya qui refusait de croire à ce genre de chose, qui fuyait la situation carrément. Nataliya ne fuyait pas, jamais. Son comportement était digne d'un lâche. Or chez Serpentard, on accepte pas les lâches, et ce n'était certainement pas le nom des Grant inscrit sur cette feuille qui lui avait fait cet effet, puisqu'aucune surprise n'avait pu être attendu de ce fait. Elle se leva et me dit quelque chose de plus surprenant encore :

"Laisse tomber cette liste stupide, oublie tout ça d’accord ? Ca ne t’apportera rien de bon. On se fiche de qui a fait quoi, ça n’a aucune importance ici. Brûle ce truc, ça vaut mieux pour tout le monde."

Vide total. Silence. Impossible. Non, non, non, juste impossible. Cela concernant sa famille; et la mienne, ainsi que celles de beaucoup d'autres élèves de Poudlard, amis ou pas. Et encore, réduire la liste des victimes potentielles à ça n'était pas du tout réaliste. Je pinçais les lèvres et la rage m'envahit de nouveau. Ma main serrait la lettre, réduite à une boule de papier.

"NATALIYA. MILOSLAVA. KATAÏEV."

Je me levais à mon tour, emportant avec moi les deux lettres, la suivit et mon regard se fit froid et dur lorsque je me postais devant elle. Je l'entraînais violemment par le bras à l'extérieur de la salle, à l'abris des regards, la poussait plus doucement contre le mur et me mit à hurler en russe des insultes toutes plus improbables les unes que les autres. Du genre "espèce de chouette mal empaillée, cornichon moisi diplômé", ou autre trucs stupides, ainsi que d'autres insultes légèrement plus... Virulentes.

"Je crois que tu n'as pas totalement saisi l'importance de la chose. Je sais pas ce que c'est que ton problème, mais mon père va venir, ici. Il fera tout pour retrouver, je le sais, que je sois à Poudlard ou pas. Il va trouver un moyen d'entrer, et si, comme je pense que c'est le cas, Adam Grant est un ami à lui, ça signifie bien sûr que toi et toute ta famille êtes dans la merde, ce qui implique également que tous les ennemis d'Adam Grant aussi, ce qui signifie par ailleurs que NOS amis sont dans la merde avec nous. Tu comprends ce que je te dis là ?"

Je me tus un instant, la relâchai, fermai les yeux. Une grande inspiration, un massage des temps pour chasser le mal de crâne qui arrivait et encore une grande inspiration. Je rouvris les yeux, un peu plus calme et planta mon regard fauve dans le sien.

"Mon père ne s'est pas libéré pour aller bronzer sur les plages de France ou d'Italie et vivre la belle vie sur un bâteau à huit cent mille gallions. Je m'aperçois que je ne sais pas grand chose de lui, c'est vrai, mais je sais qu'il est prêt à beaucoup de chose pour obtenir ce qu'il veut. Il a tué mon oncle. Son propre frère, il l'a tué. Tu crois vraiment qu'il va se montrer aussi gentil qu'un Bisounours envers ceux qui se dressent sur son chemin ? Il me retrouvera. Et il retrouvera les Grant aussi."


Je me retournais et commençais à marcher, à tourner en rond en me tordant les mains.

"On a un gros souçi, Nat', il faut que ça te rentre dans le crâne très vite. Je ne sais pas ce que mon père a en tête, mais ça sent mauvais, vraiment mauvais. Adam Grant doit sûrement savoir quelque chose. Ta mère ne pourrait pas s'arranger avec le ministère ou Adam pour obtenir des renseignements à ce sujet ?"

Je me demandais si c'était vraiment utile. J'étais perdu, je regardais dans le vide et je ne savais pas quoi faire. Mon père, mon propre père, celui qui m'emmenait voler à dos de Sombral, celui qu'emmenait au cinéma alors qu'il détestait tout ce qui avait un lien avec les Moldus, mon père qui avait accepté que je ne sois qu'un demi sorcier alors que tout allait contre ses convictions. Mon père qui m'avait gardé au lieu de m'abandonner. Mon père qui m'aimait et m'offrait une glace que je me faisais mal, celui qui me lisait des contes pour sorciers pour m'endormir le soir, celui avec qui je passais des nuits blanches à cinq ans pour faire un simple Lumos. Celui qui m'avait tout appris, qui a fait de mon un des meilleurs sorciers de l'école. Celui-là même avait tué, torturé, menti. Il a tué son propre frère, mon oncle, qu'il adorait et avec qui il s'entendait à merveilles.

Il y avait de quoi être perdu. Je ne savais plus quoi dire. Je savais juste que seul, je ne pourrais rien faire, et qu'attendre sans rien faire que tout arrive du ciel, ce n'était pas mon style. Ni celui de Nat', d'ailleurs. Sa réaction me laissait toujours pantois.

"Nat', je n'aime pas dire ce genre de truc, mais sur ce coup, je ne pourrais rien gérer tout seul. Tu sais aussi bien que moi que tout oublier, faire comme si ça n'existait pas, c'est pas la bonne solution. J'ai besoin de toi."

Je la regardais à présent avec un regard presque suppliant. Sans elle, je ne pouvais rien faire. On le savait tous les deux.







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Nataliya M. Kataïev

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MessageSujet: Re: Effet coup de poing - Nataliya   Sam 26 Avr - 20:01

Ma parole, voilà qu’ils se donnaient en spectacle maintenant ! Une altercation pouvait encore passer inaperçu, mais Aleksei qui suivait Nataliya hors de la Grande Salle et qui l’interpellait de tout son patronyme russe, ça attirait quelques regards. Évidemment, il s’en fichait pas mal puisque toute la conversation se faisait en russe et que seule une poignée d’élève le comprenait –et on savait bien lesquels–. En temps normal, Nataliya n’appréciait pas qu’on la tire par le bras et qu’on la pousse contre un mur au vue de tous, c’est le genre de chose qui vaudrait une prise pas bien maitrisée mais plutôt efficace à n’importe qui, mais pas maintenant. Aleksei ne la laisserait pas s’en tirer comme ça, elle le savait, et ce n’est pas son image qui l’importait, surtout maintenant. Alors elle le laissait faire, c’était encore ce qu’il y avait de moins risqué.

Aleksei libéra un flot d’insultes absolument improbable que Nataliya encaissa sans broncher. Il était désemparé face à son comportement, et il en avait le droit. A vrai dire, elle le laissait juste faire : il se lasserait avant elle. En attendant, elle le toisait, absolument indifférente à toutes ces immondices qu’il pouvait bien lui envoyer comme un appel à l’aide. Puis il prit une profonde inspiration et tenta de lui parler comme à une enfant de huit ans qui ne comprenait pas l’importance de travailler à l’école. Sauf que si la gamine n’est pas décidée, elle ne l’est pas, tout simplement. Peu importe qu’il tente de lui expliquer que son père allait venir et retourner toute le Château, elle n’avait pas envie de se lancer là dedans.

Il continua dans son laïus incessant encore un moment, pour bien faire comprendre à Nataliya toute la gravité de la situation, ce qui lui échappait totalement. On en avait vu d’autres, si il voulait lui faire croire que l’histoire était vouée à recommencer, il pouvait essayer encore longtemps. Parce que la vérité, c’est qu’elle était terrifiée. Bien qu’elle ne puisse expliquer pourquoi, elle savait qu’il ne faisait jamais bon de s’embarquer dans quelque chose qui la dépassait, elle savait que les dommages collatéraux étaient les pires et qu’on pouvait les éviter. La simple idée de savoir sa zone de confort en danger la rendait malade, et l’évocation de tous ces noms prêts à reprendre le flambeau lui filait la nausée. Elle était de sang-mêlé, mais elle ne s’était jamais vraiment sentie sorcière : elle avait été élevée par un moldu dans un contexte de moldu et elle ne maitrisait en aucun cas la magie, elle n’était pas du tout familière avec tout ce monde si différent du sien ; et c’est la raison pour laquelle on ne lui ferait pas de cadeaux. Et sa décision était prise depuis un certain temps : jamais elle ne remettrait les pieds dans cet engrenage infernal, cette fois-ci, plutôt mourir.

Alors qu’elle n’écoutait pas particulièrement ce que se tuait à lui dire Aleksei, elle ne put qu’apprécier la courte pause qu’il marqua avant de reprendre plus doucement. Bien sur qu’il ne pouvait pas gérer tout seul, mais est-ce que ça justifiait le choix le plus égoïste du monde de lui demander de s’embarquer là dedans avec elle ? Tout oublier, faire comme si ça n’existait pas, ce n’est pas la solution. Cette phrase lui donna envie de lui décocher un bon coup de poing. Qui était-il pour juger ce genre de choix ? Qui était-il pour affirmer comme une vérité absolue qu’il fallait sans cesse lutter ? Il ne savait rien à rien, au fond, il n’avait connu qu’une version édulcorée du monde. Papa ci, papa ça… Oui, tu l’as dit, Papa a fait tous ces trucs atroces, et il t’en a épargné le plus possible. Alors non, Aleksei ne savait rien à rien, et cette position de juge suprême qu’il prenait rendait Nataliya malade. Lorsqu’il termina, il lui lança un regard presque suppliant. Désolée, mais ça ne marchait pas comme ça.

« T’as pas le droit de me demander ça. Si je suis qu’une lâche, alors t’es le mec le plus égoïste qui soit. »

Nataliya avait prononcé ces paroles dans le calme le plus total, sans émotion. Elle se tenait immobile face à lui, et elle ne lui donnerait rien. Aleksei se heurtait à un mur, avec une toute, toute petite faille…

« C’est normal d’avoir peur. La peur, c’est ce qui te garde en vie. Le jour où t’as plus peur de rien, c’est que t’as tout perdu. Alors écoute-la. »

C’était le dernier conseil censé qu’elle pouvait lui donner, avant de tout perdre, avant de tout abandonner pour rien finalement. A quoi bon se jeter dans la gueule du loup ? Au final, les personnages secondaires souffrent nettement moins que les protagonistes : personne ne s’acharne sur eux en particulier, personne ne leur veut vraiment de mal au fond. Ils ne sont que des dommages collatéraux, et la chute est plus rapide, moins douloureuse. Parce que toute cette douleur, Nataliya ne pouvait plus le supporter, vraiment pas.
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Alekseï V. Palkhomir

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MessageSujet: Re: Effet coup de poing - Nataliya   Sam 26 Avr - 21:53

"T’as pas le droit de me demander ça. Si je suis qu’une lâche, alors t’es le mec le plus égoïste qui soit. C’est normal d’avoir peur. La peur, c’est ce qui te garde en vie. Le jour où t’as plus peur de rien, c’est que t’as tout perdu. Alors écoute-la."

Je me tus un moment avant de bien comprendre ce que disais Nataliya. Elle avait bien compris de quoi il s'agissait, et malgré tout ce que je lui avais dis, elle refusait de m'apporter son aide. Bien sûr, c'était égoïste de lui demander autant d'implication. Mais c'était également égoïste de sa part de refuser d'apporter son aide à son meilleur ami, ainsi qu'à une tripotée de personnes qui en avaient besoin, même si elle ne le savait pas. Je restais éberlué devant un tel refus. Nataliya n'avait pas peur de grand chose, or elle avait l'air terrifiée actuellement. Ce qui n'était pas normal pour une fille comme elle.

"C'est également égoïste de ta part de rester là à te croiser les pouces. T'es pas un specateur, c'est cruel de laisser les gens dans la merde alors que tu es capable de faire de grandes choses."

Je doutais que cela puisse la convaincre de changer d'avis. Je n'avais personne d'autre qu'elle à qui me confier, je n'avais personne de plus compréhensif et apte à m'aider, je n'avais personne. Juste elle. Elle était douée d'une capacité hors du commun à comprendre les choses, à agir... Elle pouvait se débrouiller dans les pires situation, même si elle n'était pas franchement douée en magie -pour le moment-.

"Tu es la seule personne en qui j'ai confiance ici. Tu ne peux pas me laisser tomber, pas maintenant. J'ai besoin de toi, Nat'. Les choses vont mal tourner, tu le sais. Tout seul je ne peux rien faire. Avec toi, ça change tout. On peut y arriver tous les deux, je le sais, tu le sais aussi... S'il-t-plaît, prend au moins le temps d'y réfléchir..."

Je la suppliais. Vous vous rendez compte ? Je suppliais quelqu'un pour la première fois de ma vie. Nataliya était butée comme un Gobelin, mais il me fallait son aide.

"J'ai peur, oui. Je suis mort de peur, j'aurai envie d'aller me cacher dans un terrier et ne plus jamais en sortir, mais ce serait inutile, je dois affronter les choses, regarder la réalité en face. Si on ne fait rien, ça tournera encore plus mal que si on agit."

Il était clair qu'elle refuserait, mais je pouvais m'empêcher d'espérer. Nataliya, je le répète, n'était pas du genre à se laisser dominer par la peur. Lui dire n'aurait fait que la vexer et agraver les choses, cependant, le fait qu'elle ait aussi peur me troublait. Elle affrontait sa peur. Tout le temps. A chaque occasion. Elle prouvait sa valeur dès qu'elle le pouvait, elle ne voulait pas qu'on la voit comme faible; et elle ne l'était pas. J'aurai aimé qu'elle me dise "Oui, je vais t'aider, on s'en sortira.". Mais c'était un espoir vain.

Je ne pourrai rien faire. Mon père éliminera tout ce qui se pose sur son chemin. Si ce que je pensais était juste, il irait voir le père Grant. Le père Grant utiliserait son réseau d'amis pas nets. Ils se rassembleraient. Ils allaient attaquer. On allait souffrir, ça allait être un carnage. Je le voyais d'avance : Nat, au pire, morte, au mieux sous impero, Daniel trois pieds sous terre, Wilhem irait les rejoindre de son plein gré -après tout, il était déjà bien timbré-. Et les autres, n'en parlons pas. Quant à moi... Je ne savais pas. Je n'en avais aucune idée. Je ne connaissais plus mon propre père, je ne savais, je ne savais rien. J'étais perdu. Et pire que tout, j'étais seul. Mon oncle était mort, mon père était fou, Nat' m'avait envoyé bouler. J'étais seul, totalement seul. Je le sentais franchement mal. Les larmes brouillaient ma vue, tout espoir était inutile. On allait laisser faire ça sans lever le petit doigt. La colère m'envahit encore avant de s'évanouir et de faire place au désespoir total. Tout ce que je pourrai dire à Nataliya serait futile.

"Tu sais quoi ? Laisse tomber. On va tous y passer de toute manière, t'as raison, alors à quoi bon."

Je tournais les talons, le coeur lourd, et profondément blessé. La seule personne qui j'aimais et en qui j'avais confiance me tournait le dos. Dans la salle commune. J'irai dans la salle commune. Il me faudrait un oubliette pour ne plus penser à ça.
Deux élèves passaient au moment ou je m'en allais. Ils s'arrêtèrent un instant et repartirent pressant le pas. Ils m'avaient regardé d'une façon étrange... Comme si je les effrayais. Un autre suivit, un petit de Poufsouffle. Celui ci me regarda avec cmpassion. Il tenant un exemplaire de la Gazette du Sorcier. En première de couverture, une image de mon père. Il était sale, les cheveux emmêlés, et arborrait une expression de fureur. Il s'agitait avec ses chaînes. Le titre en gros : "Un mage noir s'échappe". J'arrachai le journal des mains de l'élève, qui fixait le sol, et lu la phrase suivante : Il faudrait être fou pour se dresser contre lui. Il a été repéré en Ecosse, non loin de l'école de Poudlard où se trouve actuellement son fils, Alekseï Vladislav Palkhomir; on ne serait pas surprit que ce dernier rejoingne les rangs des mages noirs que dirige son père.
Ca allait m'obséder et me ruiner de fond en comble. Je ne savais pas ce qu'on allait devenir, mais ça allait être noir. Très noir. Et ça allait faire mal. Très, très mal.







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MessageSujet: Re: Effet coup de poing - Nataliya   Sam 26 Avr - 23:00

Des fois, la logique de ce petit était absolument déroutante. Tu ne veux pas te mettre en danger pour sauver des gens Nataliya, tu es égoïste. Non, non, non et non. Ce n’était pas de l’égoïsme, c’était de la survie. Le choixpeau ne l’avait pas envoyée chez Gryffondor, elle n’était pas une tête brûlée. Même si elle n’en sait rien, il y a moins d’un an qu’elle a choisi de tout oublier, quitte à anéantir la mémoire de son père, du camp, de Dimitri. Parce que tous ceux qu’elle aimait étaient morts, parce que tous ceux qu’elle aimait avait été tués de sang-froid et qu’on lui avait tout pris, elle avait préféré oublier. Elle n’avait plus rien, plus aucune raison de vivre jusqu’à ce que se présente cette opportunité. Tu peux honorer leur souvenir ou vivre ta vie, eh bien désolée, mais elle n’avait pas assez de courage pour vivre avec ça. Elle avait fait un choix, un sacrifice et ce serait l’avoir fait en vain que de se lancer dans un combat perdu d’avance aujourd’hui. Elle ne le savait pas, mais elle en avait conscience, si sa mémoire avait oublié, les séquelles laissées dans son âme étaient bien présentes.

Et Aleksei la suppliait, sans la moindre honte, sans aucune façade. C’était de la peur à l’état pur, le sentiment tangible qu’on allait au massacre. Il lui fallait agir, et surtout il ne devait pas rester seul. Nataliya le comprenait, elle avait fait pareil après tout lorsque son père était mort dans cet incendie : elle avait rejoint un camp de résistant et elle avait appris à se battre, à se défendre, à survivre. C’était une réaction naturelle qu’avait Aleksei, elle le comprenait, elle aurait du réagir de la même façon, mais tous ses sens lui hurlaient de suivre la voix de la raison. Ce combat était voué à l’échec, il s’en était déjà fallu de peu la dernière fois… Mais il y avait eu un espoir, le garçon qui a survécu. Même avant qu’on entende parler de prophétie, on savait qu’on avait une chance. Et maintenant ? Voldemort était hors-jeu, il n’y avait plus de grand méchant symbolique à faire tomber. On parlait de tout un réseau, des convictions de toute une catégorie de personne, on parlait des gens les plus influents du monde des sorciers. S’élever contre eux, c’était de la folie pure, et Nataliya était tout sauf pure : batarde, moldue refoulée, passé oubliée. Tout ce qu’il lui restait, c’était son instinct de survie, et elle le devait bien à son père, à Dimitri, à tous ceux qui l’ont aidé lorsqu’elle en avait besoin.

Mais elle ne céda pas, elle resta de glace face à toutes les tentatives d’Aleksei. Pourtant… Pourtant elle s’en voulait. Elle avait l’impression d’abandonner son ami, et à quel profit ? Ceux de morts dont elle avait oublié jusqu’à l’existence ? Lorsqu’il lui avoua abandonner, Nataliya ne s’en trouva nullement soulagée. Au contraire, le poids qui pesait sur ses épaules ne céda pas. Il avait renoncé simplement parce qu’elle l’avait achevée, la ténacité d’Aleksei faisait place au désespoir et à l’amertume la plus profonde, et Nataliya comprenait, elle savait qu’elle en était la cause et elle ne pouvait rien y faire. Lorsqu’il la laissa en plan pour prendre la direction opposée d’elle, plusieurs élèves avec un journal entre les mains le regardèrent. En effet, la Gazette du sorcier n’était pas des plus tendre à son égard. Et pourtant, il était un des mieux servis. N’y tenant plus, Nataliya se rapprocha de lui et, retenant ses larmes mais pas ses sanglots, lui asséna d’une voix forte –et fortement russe– :

« C’est trop facile pour toi ! Tu crois qu’ils feront quoi quand ça tournera mal hein ?! Ton père les laissera jamais te toucher, t’as déjà ton assurance vie dans tout ça ! Mais moi, je suis que la batarde des Grant je te rappelle, mon père était un moldu et j’aurais jamais du en être autrement ! »

Les larmes brouillaient maintenant la vue de Nataliya, mais ce n’était en aucun cas des larmes de faiblesses. C’était de la colère, de la rage, de l’impuissance, mais surtout de pas de la peur ou la douleur.

« J’ai jamais rien voulu de tout ça, j’ai jamais demandé à être une sorcière ! J’aimais ma vie en Russie, j’aimais tout ce que j’avais avant qu’on me fasse venir ici ! J’en ai marre de faire semblant, de m’évertuer à être ce que je ne suis pas. Et j’ai envie de vivre, je peux pas me permettre de tout foutre en l’air parce que c’est ce qu’il y a de mieux à faire ! J’ai jamais rien voulu d’autre qu’une vie simple moi ! »

Heureusement qu’elle parlait en russe, parce que ces termes lui vaudraient certainement de se faire arracher sa cravate et son écharpe aux couleurs de Serpentard. Alors oui, elle avait de l’ambition, oui elle voulait prouver sa valeur, mais non, elle n’avait jamais voulu d’un danger perpétuel qui la menaçait. Elle avait peur, ça la prenait aux tripes, et elle ne pouvait rien y faire si ce n’est se contenter de garder la face. Alors oui, s’exhiber ainsi était probablement contraire à l’éthique, mais elle ferait croire à une pression trop forte pour sa scolarité et on reconnaitrait encore Nataliya Kataïev comme une dure à cuire qui reprend de plus belle quand elle est à terre et qui sait se relever après une déception. Ce n’était pas une question de force chez Serpentard, c’était plus la capacité à encaisser. Et quand on se prend un coup de poing dans le ventre, y a toujours un moment où on est à bout de souffle, c’est humain, au-delà de toute notion de sorcier ou de moldu. C’était tout aussi humain quand Nataliya se jeta dans les bras de son ami en quête réconfort. Ni l’un ni l’autre n’étaient particulièrement démonstratif, les rares fois où on voyait Aleksei avoir un geste affectueux envers quelqu’un, c’était quand il avait trouvé de la compagnie pour une nuit. Les rares fois où l’on voyait Nataliya étreindre quelqu’un, c’était pour taquiner son frère –qu’il s’agisse de Wilhem ou de Daniel–. Mais cette fois, par delà tout sentiment surfait et superficiel, elle avait juste besoin de quelques secondes de soutien.
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Alekseï V. Palkhomir

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MessageSujet: Re: Effet coup de poing - Nataliya   Dim 27 Avr - 0:08

Spécial dédicace à Shigurai et Leah Ü

Les yeux de mon père sur la photo ne me lâchaient pas. A vrai dire, on aurait dit qu'il avait même un regard bienveillant malgré son visage tordu par la fureur, comme s'il savait que je le regardais. Il me dégoûtait. Il avait tué de sang froid l'homme qui avait le plus de bonté d'âme dans mon entourage. Il m'avait pris mon oncle, celui qui m'avait tout donné lorsqu'il s'était fait chopper par la ministère. Et il était là dehors, à m'attendre sûrement. J'étais pétrifié, mes bras refusaient de bouger et en l'état actuel des choses, je ressemblais plus à un playmobile qu'à un être humain. J'étais fortement partagé entre l'envie de courir chercher les réponses à mes questions et de le tuer, et celle de courir m'enfermer dans une tour -ou la salle commune, c'était plus confortable-.
Derrière moi, Nat' s'était approchée et me dit sur un ton plein de reproches :

"C’est trop facile pour toi ! Tu crois qu’ils feront quoi quand ça tournera mal hein ?! Ton père les laissera jamais te toucher, t’as déjà ton assurance vie dans tout ça ! Mais moi, je suis que la batarde des Grant je te rappelle, mon père était un moldu et j’aurais jamais du en être autrement !

Comment est-ce qu'elle pouvait me reprocher ça à moi ? Je n'avais pas choisi d'être le fils d'un taré, je n'avais pas choisi non plus d'être le fils de ce taré précisément. Elle n'avait rien à m'envier. Parce que quelques soient les convictions de mon père, je doutais fortement qu'elles correspondent aux miennes. Et quand il viendrait me chercher et apprendrait du même coup que j'étais loin d'être un anti moldu avide de pouvoir et de gloire, il me ferait soit tuer, soit préférerait m'enfermer pour le restant de mes jours dans une tour, me laissant jouer les Raiponces. Au pire, il me mettrait sous impero, une des choses les plus cruelles qui soient. Même Enolia, la petite nouvelle, n'était passez cruelle pour. J'aime beaucoup Enolia. Dans le sens ou elle reste fidèle à ses convictions. C'était sa force la plus grande, et, si elle se décidait à assimiler les règles de la société moderne, elle ferait une grande sorcière.
Je me retournais vers Nat, et je m'apprêtais à répondre lorsque je m'apercu qu'elle pleurait. Elle était furieuse.

"J’ai jamais rien voulu de tout ça, j’ai jamais demandé à être une sorcière ! J’aimais ma vie en Russie, j’aimais tout ce que j’avais avant qu’on me fasse venir ici ! J’en ai marre de faire semblant, de m’évertuer à être ce que je ne suis pas. Et j’ai envie de vivre, je peux pas me permettre de tout foutre en l’air parce que c’est ce qu’il y a de mieux à faire ! J’ai jamais rien voulu d’autre qu’une vie simple moi !"

Aha. Elle marquait un point. Je comprenais à la perfection ce qu'elle pouvait bien ressentir. J'allais finir comme elle, à jouer un rôle, m'emprisonner dedans sans pouvoir en sortir avant un bon moment. Le rôle malsaint du fils d'Amvrossi Andronik Dorofeï Iziaslav Palkhomir. Le fils d'un mage noir à Serpentard. Si j'avais été à Serdaigle ou à Poufsouffle, j'aurais pu échapper à ça. Or il a fallut que je sois à Serpentard. Pire encore, il a fallut que je débarque de Durmstrang. Là ou la plupart des sorciers adeptes de magie noires sortaient. J'allais être soupçonné également, d'être adepte de magie noire, d'être un fidèle lèche botte à son papa comme l'autre minable de Wilhem Grant. Enfin, minable... Il a une certaine envergure, certes. Mais il ne sait pas l'utiliser, et ça fait de lui un minable. J'allais être coincé. Ma joie de vivre avait disparu quand je compris réellement ce qui m'attendait.

Je compris enfin la réticence de Nataliya quant à la situation. Je n'avais rien à perdre; elle, si. Je croyais vraiment qu'elle allait finir par me taper dessus à grands coups de poing, mais au lieu de ça, elle s'était rapprochée de moi et s'était jetée dans mes bras. La surprise passée -effectivement, Nat était plus du genre à vous insulter de petite goule invertébrée pour vous signifier qu'elle vous appréciait-, je la serrai contre moi et laissait la peur et la tristesse m'envahir. Les larmes débordaient, je ne pouvais pas m'en empêcher. Pour la première fois de ma vie, je me sentais faible. Pas à bout, mais faible. J'avais besoin d'elle, ça me coûtait de l'admettre et me blessait dans ma fierté -jusque là j'avais toujours très bien pu me débrouiller tout seul-, mais c'était vrai. Nataliya était la seule dans cet établissement, et même dans le reste du monde d'ailleurs, à me comprendre totalement et à m'accepter entièrement, bien que le fait que je ramène régulièrement des filles diverses et variées ne lui plaise pas des masses. Je crois bien qu'elle pensait que ce n'était pas franchement un comportement respectueux envers soi même. Mais passons. Elle était un peu... Je ne sais pas. On se comprenait, on se complétait, et on avait besoin l'un de l'autre. Jusqu'ici, je n'étais pas persuadé de lui être indispensable, mais là... Ni elle ni moi ne pourrions affirmer le contraire. On pleurait sans bruit, tous les deux, dans les bras l'un de l'autre. Juste un peu de compréhension, de soutient et de tendresse. Le vrai sens de l'amitié venait de faire son apparition; c'était un peu de l'amour sans le comportement physique ni les petits surnoms ridicules ou les mièvreries vomitives débordantes de stupidités -sans prendre en compte tous les nuances et les complexités qui différaient l'un et l'autre-.

Je la serrai un peu plus fort avant de la relâcher -j'allais pas la garder prisonnière un éternité-. Je plantai mes yeux dans les siens sans trop savoir quoi dire. Je n'avais pas envie de répondre à ce qu'elle m'avait dit. Je ne voulais pas la mettre en colère ou la vexer. Elle n'avait pas besoin de ça.

"Je pense que tu te trompes, concernant mon assurance vie. Je ne partage pas les idées de mon père et je préfererais mourir plutôt que d'être obligé de le rejoindre. Mais si je m'en tire et que mon père m'écoute un minimum, tu peux être sûr que je serai ton assurance personnelle."

C'était un peu ridicule, dit comme ça, j'avais l'impression d'être un Poufsouffle doublé d'un Bisounours, mais je ne savais pas trop quoi dire d'autre pour la rassurer. Dire qu'on allait tous crever dans d'atroces souffrances si on s'opposait à mon papa et sa bande d'esclaves rampants et purulents, ce n'était pas franchement très sympathique, surtout pas dans la situation actuelle des choses. Je lui souris et lui tendis un mouchoir avant de reprendre :

"Je sais bien que t'as rien demandé à personne, mais de toute façon, un moment arrivera ou il faudra qu'on se batte... On sera obligé, ne serait-ce que par conviction. Tu le sais, et tu sais que tu n'échapperas pas ça. C'est pas juste, ni pour toi, ni pour moi, mais ça arrivera. Alors autant prendre un peu d'avance."

J'avais dis ces derniers fermement, avec plus de conviction dans la voix. J'avais raison, elle le savait. Bien que le coeur n'y soit pas, je lui souris encore, un sourire compatissant qu'elle devait sûrement détester et pour lequel elle m'aurait habituellement tapé dessus.







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Nataliya M. Kataïev

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MessageSujet: Re: Effet coup de poing - Nataliya   Ven 2 Mai - 15:53

Nataliya se sentait vidée de toute énergie, il n’était que neuf heures du matin mais elle se sentait prête pour une longue nuit d’insomnie. Rien de tout cela n’aurait du lui arriver, elle ne le méritait pas. Après tout, elle n’en avait pas déjà assez vu ? Son père, Dimitri, Vladimir… Si ces noms ne lui étaient plus familiers aujourd’hui, ils n’en étaient pas moins une blessure béante qui déchirait son âme. N’avait-elle pas payé son du en perdant tous ceux qu’elle arrivait ? En arrivant dans un pays, une famille, une école où elle serait toujours une étrangère ? Ou alors, la vie se vengeait : une sorte de karma lui reprochait d’avoir choisi d’oublier, d’avoir trahi la mémoire d’Ivan Kataïev et de tous ses amis. Jusqu’à quel point était-elle coupable d’avoir subi tout ce qu’elle avait subi jusqu’ici ? Elle se sentait oppressée, perdue, et dieu sait si ce n’est pas son genre.

Elle retrouva un peu de confiance lorsqu’Aleksei la prit à son tour dans ses bras. Il était là pour elle, c’était son meilleur ami ; et même si parfois il s’avérait être un petit con, il ne manquait jamais à l’appel. Ils restèrent probablement toute une minute enlacés, pleurant dans les bras l’un de l’autre. Cette pensée ne lui traversa que brièvement l’esprit parce qu’elle s’en fichait, mais elle se demandait ce que les autres pouvaient penser de tout ça… D’abord il lançait des miettes de croissant dans ses cheveux, puis elle se vexait et quittait la pièce, il la rattrapait, ils se disputaient très fort –en russe en plus– et ils se faisaient un câlin. Certains autour devaient être assez déboussolés, mais comme je vous l’ai dit, Nataliya n’y accordait pas la moindre importance.

Lorsqu’Aleksei la relâcha, il la regarda droit dans les yeux. Non, elle n’était toujours pas prête pour ça, désolée : rapidement, elle détourna son regard et le fixa sur un des pavés au sol, un peu irrégulier comme tout dans ce château. Son camarade ukrainien lui parla dans un russe doux et calme –parfaitement, ça relevait presque de l’impossible– pour lui garantir qu’il ne la laisserait pas tomber, qu’il ferait tout pour qu’elle s’en sorte elle aussi ; ce qu’au fond d’elle, elle ne put croire. Ils avaient tous les deux été tirés à Serpentard, et non pas à Gryffondor : ils feraient tout pour atteindre leur but et gravir des sommets, y compris abandonner ceux qui leurs sont chers. Nataliya Kataïev en savait quelque chose, il y a quelques mois de cela, elle avait accepté qu’on lui efface la mémoire pour une simple chance de survivre, trahissant la mémoire de tous ceux qui avaient compté pour elle. Si le même choix se présentait à Aleksei, peut-être réagirait-il comme elle, et bien qu’elle ne puisse l’expliquer avec certitude, cette pensée lui glaçait le sang.

Pourtant, elle savait qu’il avait raison. Tout ça finirait par exploser, et on ne pourrait continuer de prétendre que tout allait bien encore longtemps. C’était injuste, révoltant, terrassant, mais c’était comme ça. Sans prendre davantage la peine de retenir ses larmes, Nataliya étouffa un sanglot. Les faits étaient devant elle, mais elle n’avait pas la force de les affronter… En comparaison, la vie qu’elle menait n’était pas si mal. Ce n’était pas tellement un calvaire de travailler dur pour rattraper son niveau scolaire, c’était enrichissant de passer la matinée à apprendre sa langue natale à Lonàn, c’était toujours distrayant de lancer des sortilèges de confusions à Katherine pour qu’elle arrive en retard en cours et de se faire houspiller par Daniel juste après parce qu’elle faisait perdre des points à sa maison. Oui, cette vie avait son charme en fin de compte.

Elle écouta tout ce qu’Aleksei avait à lui dire jusqu’à la fin, et elle avait conscience qu’il avait raison. Mais elle ne pouvait pas le lui accorder, en tout cas pas tout de suite, pas comme ça. Nataliya ne lui accorda pas un regard et se contenta d’un profond soupir dénudé de tout sanglot. Elle était juste lassée, fatiguée de faire face.

« Ne me demande pas ça, s’il te plait. Enfin… Laisse-moi un peu de temps, d’accord ? Juste un tout petit peu de répit. »

Nataliya se détourna d’Aleksei sans prendre la peine de le regarder une dernière fois. Il était neuf heures du matin, et jamais un dimanche ne fut plus morose que celui-ci. Lasse, elle se traina jusqu’à la salle de bain des préfets et se plongea entièrement dans l’eau brûlante. Elle n’avait pas le droit d’être ici, mais les préfets n’étaient pas encore levés à cette heure-là. Et si se faire prendre entrain de faire trempette dans la salle de bain des préfets était son plus gros soucis, ainsi soit-il.
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