Draco Dormiens Nunquam Titillandus
 
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 Добрый день ☼ NATALIYA.

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Summer Keegan

Jeune Gnome farouche

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MessageSujet: Добрый день ☼ NATALIYA.   Lun 21 Avr - 14:44

Cela faisait trois jours, huit heures et vingt six minutes depuis la dernière fois que Summer avait vu Wilhem. Ou plutôt, depuis la dernière fois qu’elle lui avait fait face sans changer chemin avant qu’il ne la remarque. Une part d’elle avait envie de lui sauter au cou à chaque fois qu’elle reconnaissait sa voix. L’autre part d’elle-même, qui la contrôlait la plupart du temps, partait dans la direction opposée pour ne pas avoir à le revoir. Après tout, il allait se passer quoi ? Il allait recommencer à s’embrasser ? Il allait la snober ? Ca dépendait de qui il y avait autour ? Wilhem était tellement changeant … Elle avait pu le remarquer la dernière fois. Un coup c’était blanc, un coup c’était noir. Et comment pourrait-elle le fixer dans les yeux, en sachant pertinemment qu’il était sous impero, qu’il n’était pas lui-même et lui mentir constamment ? Non pas que cacher la vérité et jouer la comédie la dérangeait d’habitude ; mais là, le problème était beaucoup plus grave. Et puis au fond, elle l’aimait bien, ou trop, ou peu importe, pour ignorer ce problème et juste jouer à un jeu stupide.

Summer se trouvait dans la salle commune des Serpentard, assise sur un canapé, bercée par le bruit des remues aquatiques contre les grandes fenêtres. La lumière verdâtre qui y baignait suffisait à la calmer. Pendant quelques instants, elle ferma les yeux. Ses mains posées sur le cuir noir, son esprit vagabondait ailleurs, la jeune femme se sentait presque sereine. Puis l’image de Wilhem lui revint à l’esprit. La voix d’Adam émanant de la bouche de son fils la paralysa. Son regard apeuré quand il l’avait fixée en lui disant qu’elle lui avait manqué la tétanisa. Ses ongles, pourtant fraîchement manucurés, s’enfoncèrent dans le siège. Elle ouvrit les yeux, complètement désabusée. Elle passa ses doigts sur tempes et entreprit un massage. Elle songeait à se faire subir un oubliette, pour effacer de sa mémoire ce qu’elle avait découvert. Sans pour autour oublier le baiser qu’ils avaient échangé, car celui-ci était plutôt … Bref.

Le regard de la Serpentard passa dans la pièce. Il n’y avait que quelques âmes qui vivaient. Certaines, dans un coin, relisaient des cours ; d’autres tentaient de maitriser certains sorts de base pour ne pas être dans les faibles pour le prochain cours. D’autres faisaient des allés-retours entre les dortoirs et la salle commune, sûrement à la recherche d’un objet égaré. Une personne faisait le guai à l’entrée de la salle pour empêcher les inconnus d’y pénétrer. Ce dernier était un psychopathe mais passons. Summer regardait la décoration de la pièce : il y avait des crânes qui ornaient la cheminée, des fissures dans le mur et le plafond de pierres brutes, comme si la salle avait trop vécu. Et malgré ça, Summer sentait que c’était sûrement la pièce la plus sûre de tout Poudlard. Et elle s’y sentait terriblement à l’aise. Puis l’image de Wilhem lui revint à l’esprit et Summer eut envie de plonger dans le lac, histoire de s’y noyer.

Son regard se porta sur la vue aquatique qu’offrait les fenêtres. De temps en temps, on pouvait y apercevoir une tortue géante, un calmar ou des petits poissons aux dents acérées. Les premiers mois, ça rendait fou tant ça faisait peur. Puis avec le temps, c’était juste agréable de voir que le monde continuait de tourner malgré tout. Soudain, quelqu’un se plaça devant la jeune Keegan, qui déplaça son regard pour croiser celui bleu-vert d’une brunette. Pendant un instant, la Serpentard fut incapable de la reconnaitre. Puis petit à petit, ses traits se dessinèrent. Il s’agissait de Nataliya, une petite russe arrivée il y a peu de temps à Poudlard. Elle ne parlait pas très bien anglais – surtout dès que la fatigue arrivait ou dès qu’une émotion trop forte la submergeait. C’est pourquoi, en général, Summer lui parlait en russe, pour lui éviter cette peine. Et de cette façon, elle pouvait s’entrainer pour éviter de perdre trop de vocabulaire.

Summer ne connaissait rien de cette jeune fille. Parfois, elles parlaient pour passer le temps, mais elles ne savaient pas grand-chose de la vie de l’autre. Les rumeurs qui circulaient sur la russe n’intéressaient guère l’anglaise, qui se contentait d’ignorer. Elle appréciait sa présence sans pour autant se sentir obligée de raconter des anecdotes de sa vie pour faire passer le temps.

«Dobrii den Nataliya »


Dit Summer, très fière de n’avoir aucun accent sur cette formule de politesse bateau. Quand il s’agissait de faire des phrases complètes, par contre, c’était une autre histoire. Un demi-sourire se dessina sur les lèvres de la brunette, un peu trop perturbée pour complètement jouer la carte de l’hypocrisie quotidienne.



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Nataliya M. Kataïev

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MessageSujet: Re: Добрый день ☼ NATALIYA.   Jeu 24 Avr - 15:27

« La destin est comme un impopulaire restaurant inconnu, empli de serveurs étranges qui vous amènent des choses que vous n’avez pas demandé et que vous n’aimez pas toujours. » Lemony Snicket.

La salle commune des Serpentard était probablement l’endroit que Nataliya préférait dans tout Poudlard. C’était certainement celui de tous les Serpentard d’ailleurs : loin de toute la pression qu’exerçait sur ces jeunes pousses les austères couloirs du château, cette salle était un havre de paix où ils pouvaient se détendre et profiter de la vie. Parce que oui, être un Serpentard, ce n’était pas de tout repos : il fallait constamment veiller à sa bonne conduite et ses bonnes manières –quant aux quelques farfelus qui ne respectaient pas ce code implicite, ils étaient un peu ce que les sombrals étaient à la forêt interdite, dérangeant mais pas méchant–, il fallait veiller à être le meilleur dans tous les domaines et le montrer. Et non, quand je dis être le meilleur, je ne veux pas dire faire de son mieux, ça c’est bon pour les Poufsouffle : à Serpentard, on n’aspire pas à donner le meilleur de soi-même mais à être meilleur que tous les autres. C’était une tâche moralement lourde, et tout le monde n’était pas doté d’un talent naturel à réussir tout ce qu’ils entreprenaient ; ceux qui n’avaient pas cette chance le traînait comme un fardeau et travaillait l’équivalent de quinze Poufsouffle pour compenser. Mais ici, c’était différent.

Devant les autres, il faut garder la face, mais entre Serpentard, on pouvait se permettre de se détendre. D’ailleurs, on pointera l’esprit d’équipe chez Serpentard : si on ne laisse personne nous marcher sur les pieds, volontairement où non, on ne laisse pas non plus les alliés dans la fiente d’hippogriffe. Chez Serpentard, on s’aide et on se soutient mutuellement, loin de l’esprit vicelard des Serdaigle qui sont sans cesse en compétition pour trouver qui sera le meilleur. Alors oui, cette salle commune était un synonyme de détente… du moins dans la mesure d’un Serpentard –un pauvre Poufsouffle ne pourrait pas gérer tant de pression vous savez, et un Gryffondor, on n’en parle même pas–. En fait, si tout le monde était à Serpentard, ce serait la salle préférée de tout le monde, mais loin de là. Être assigné à Serpentard vous donnait de nombreux passe-droits pour une raison : c’était parce que vous aviez les tripes pour endurer ce qu’il fallait endurer et faire les choix qu’on ne voulait pas faire. On était chez Serpentard parce qu’on était fort, et chez Poufsouffle parce qu’on était mignon. Et on se demandait encore pourquoi Serpentard remportait quasiment tout le temps la Coupe des Quatre Maisons…

Nataliya utilisait son temps-libre à bon escient et en profitait pour travailler sur les lacunes incroyables qu’elle avait en pratique de la magie. Depuis bientôt une heure, elle s’entraînait à allumer et éteindre les quelques flammes qui brûlaient dans l’âtre. Ca changeait considérablement la luminosité de la pièce, et ça pouvait même en perturber quelques un, mais personne ne s’avisa de le faire remarquer ; comme je vous l’ai déjà dit, chez Serpentard on se serre les coudes, et si une petite russe débarquée de nulle part s’entêtait à éteindre et rallumer le feu, elle en avait tous les droits puisqu’elle faisait parti de la famille. Elle s’éloignait graduellement pour tester la portée de son sort et maintenait un bon rythme à l’entraînement qu’aurait pratiqué un deuxième année ; et lorsque certains pensaient qu’elle abandonnait, ils lui avaient même jeté quelques regards noirs : tu fais parti des meilleurs, tâche de le mériter et même si ça se résume à jouer –littéralement– avec le feu, ne t’avise pas d’arrêter.

Nataliya ne faisait guère attention à son entourage et lorsqu’elle vint se placer sous le nez de Summer Keagan, elle ne le remarqua pas jusqu’à ce que celle-ci s’adresse à elle. Dobrii Den, douce mélodie qui venait résonner dans ses oreilles. Elle en fut si contente qu’elle éteignit toutes les lumières de la pièce et s’attira enfin quelques regards réprobateurs. Voilà qui s’annonçait bien : elle pouvait maîtriser à la fois l’âtre et toutes les lumières de la pièce d’un coup de baguette lorsqu’elle était concentrée. Elle s’améliorait, ça ne faisait aucun doute. Et pouf, admise en troisième année.

Le jeune russe avait toujours du mal à reconnaitre Summer –déjà, ce nom à dormir debout demeurait un véritable mystère à ses yeux–, et elle semblait toujours surprise de l’entendre parler russe –même avec cet abominable accent anglais–. Mais bien qu’elle n’arrive pas à cerner la jeune femme, Nataliya ne nourrissait aucune animosité à son égard, après tout, elle était de la famille. D’un signe de tête respectueux, elle lui adressa une formule de politesse en russe également. Quelle joie de pouvoir retrouver l’usage de sa langue natale ! Même si elle en avait la possibilité en de multiples occasions –ce petit bout de Lonàn, ce grand gognan d’Aleksei par exemple–, c’était chaque fois un pur plaisir. Elle essaya vaguement d’allumer sa baguette en prononçant la formule Lumos, mais son accent la trahit. Ouais, c’était quand même pas gagné.
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Summer Keegan

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MessageSujet: Re: Добрый день ☼ NATALIYA.   Ven 25 Avr - 22:10

A peine Summer eut prononcé les salutations dans la langue natale de Nataliya que toutes les lumières de la salle s’éteignirent d’un coup. Un demi-sourire se dessina sur les lèvres de la brunette, amusée d’avoir permit à son amie d’étendre un peu plus son pouvoir. L’obscurité avait envahi la pièce, créant ainsi quelques grognements venant de Serpentards peu satisfaits que les tests de la russe les force à reposer le livre qu’ils étaient entrain de lire. Le regard de Summer se perdit dans la masse noire, de laquelle perçaient quelques scintillements bleus ci et là. Certains avaient décidé d’allumer des Lumos, laissant à Nataliya le luxe de réparer ses bêtises. De nouveau, un demi-sourire se perdit sur le visage de la jeune Keegan, qui oubliait pendant un instant ses petits tracas du quotidien. Ne lâchant pas du regard la russe, qui se trouvait assez proche pour ne pas ressembler juste à une ombre, la britannique se délectait des difficultés qu’elle éprouvait. Non pas qu’elle se moquait, elle trouvait ça juste mignon. Mais jamais elle n’oserait le penser à voix haute – c’était un coup à mourir égorger et avec les doigts découpés. On ne rigole pas longtemps des russes. Avec oui, ça peut arriver. Mais ça n’allait pas plus loin.

Les profondeurs maritimes, mélangées à la noirceur provoquée par la russe, rendaient la salle commune des Serpentards encore plus glauque que d’habitude. Alors que Nataliya semblait galérer avec son sort, Summer se retrouva à être de nouveau plongée dans ses pensées. La faible lumière verdâtre émanant des vitres berçait la jeune anglaise d’une façon sadique. Ainsi, elle pouvait se souvenir de chaque seconde passée en la compagnie de Wilhem, se rappeler de chaque contact avec sa peau, se délecter de chaque mouvement qu’avait eu son corps avec le sien – en tout bien tout honneur (plus ou mois, cela dit). L’adolescente se laissa partir dans ce délire, purement masochiste, duquel émanait une confusion totale. Des interrogations infondées. A vrai dire, la question de savoir comment agir avec Wilhem Grant revenait à disserter pour une épreuve de philosophie avec comme énoncé Qu’est ce que le langage ?. En gros, il faudrait quatre heures, un bon coup de stresse, une préparation poussée et, au final, une réponse plus floue qu’autre chose. En conclusion, ça ne menait à rien, qu’on se le dise.

Quelqu’un toussa dans la salle, sûrement pressé qu’on rallume les lumières. Une autre personne – ou peut-être était-ce la même ? – finit par craquer et rallumer les lumières – discrètement – vu que Nataliya n’y parvenait pas. Pourtant, il ne toucha pas au feu, par respect si elle souhaitait continuer son entrainement. Summer fut, dans un premier temps, éblouie par la nouvelle clarté dans laquelle la salle commune fut plongée. Elle ferma les yeux quelques instants, puis finit par s’y habituer. Elle les rouvrit que lorsqu’elle senti une personne s’assoir à côté d’elle. Jetant un regard au coin, Summer remarqua que c’était Nataliya. Alors que la Keegan s’était recroquevillé sur elle-même quelques instants plus tôt, elle décida de remettre ses jambes par terre pour éviter de déranger la Russkov. Ce même mouvement fit craquer ses genoux et la força à s’étirer un coup. Elle ne saurait dire combien de temps elle était restée replier sur elle-même, mais ses articulations en avaient souffert.

Summer posa son regard sur Nataliya, dont l’expression du visage était indéchiffrable. Puis, soudainement, une rumeur à son sujet lui revint en mémoire. D’après ce qu’elle avait entendu, la russe serait la demi sœur de Wilhem. Donc une Grant. Donc une personne qui vivait, potentiellement, sous le même toit que l’autre taré d’Adam Grant. Donc quelqu’un potentiellement en danger. … A moins qu’elle soit de mèche ? … Summer leva les yeux au ciel, comme si cette idée était complètement stupide. Nataliya ? Être la fille d’Adam Grant ? Avoir participé à l’expérience impero sur l’aîné de la famille ? Non, ce n’était pas possible … Et pourtant, le doute s’immisça lentement dans l’esprit de Summer. Elle se mordit les lèvres quelques instants, se retenant de parler. Puis, elle ne put se retenir davantage.

« Wilhem est ton frère ? »

Lâcha t-elle, dans un russe quasiment parfait. Elle avait essayé de paraître détachée, fixant un crâne au dessus de la cheminée. Mais Summer elle-même sentit qu’elle y avait collé un peu trop d’intérêt personnel. Pendant quelques secondes, une mimique trahit même qu’elle savait qu’elle s’était trahie et qu’elle se détestait pour cela. Elle aurait pu en rougir, mais elle s’était légèrement maquillée ce matin, ce qui cachait relativement bien les débuts de rougeurs qui pouvaient se glisser sur ses joues.

« Non pas que les rumeurs concernant ta famille me soit d’une très grande importance … C’est juste que … »

Tout aurait pu s’arrêter là. Summer se renseignant juste sur un détail de la vie de la Russe. Mais non, évidement que non. Toujours en continuant en russe, Summer s’était enfoncée toute seule. Puis après, elle continua de creuser sa tombe, en rajoutant :

«Je l’aime bien. Enfin non. C’est pas ce que je voulais dire. Disons que … C’est un peu plus compliqué que ça. »

Summer n’arrivait pas à expliquer clairement ce qu’elle pensait. Soit elle avouait tout, et ça craignait. Soit elle ne disait rien, et passait pour une malade mentale amoureuse d’une psychopathe. Bizarrement, la jeune Keegan préférait la deuxième solution. Sauf si Nataliya était vraiment la sœur de Wilhem. Et qu’elle n’était pas de mèche pour l’impero. Pitié.



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Nataliya M. Kataïev

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MessageSujet: Re: Добрый день ☼ NATALIYA.   Sam 26 Avr - 19:25

Nataliya tentait vainement de rallumer les lumières dans la pièce… Visiblement, plonger tous les Serpentard dans le noir, elle savait faire. Si seulement elle savait rattraper le coup… Son niveau en magie la désespérait. Ces cours par correspondance avaient été une grave erreur, et pourtant, c’était la seule solution qui s’était présentée. Venir à Poudlard aurait impliqué de venir vivre chez Juliet, ce qui était du suicide puisqu’il avait bien fallut une dizaine d’années pour faire passer la pilule auprès d’Adam –à sa décharge Au fait, j’ai une fille adultère d’un moldu russe, ça pouvait faire un choc–. Autre solution, aller dans une école de magie en Russie ou dans un pays de l’Est, ce qui n’était pas une solution envisageable non plus : d’un point de vue administratif, il aurait fallut des années pour expliquer pourquoi Nataliya voulait aller étudier en Russie pour rester plus proche de son parent russe, soit son parent moldu. Et dans tous les cas, ça aurait impliqué qu’elle se sépare de son père, ce qui n’était pas envisageable à l’époque ; et quand elle voit comment il a fini maintenant, elle se dit que ça valait le coup d’obtenir un niveau pitoyable en magie.

Mais aujourd’hui, sa famille, c’était les Grant ; soit une mère qui apparaissait comme par magie –sans mauvais jeu de mot– au bout de quinze ans, un beau père ex-Mangemort qui devait accepter de vivre sous le même toit qu’une batard de sang impur, un demi-frère un peu psychotique qui n’aimait pas trop le russe et un autre demi-frère un peu trop paumé qui avait finalement réussi à attendrir Nataliya. Au début, elle avait tout nié en bloc : elle avait beau vivre ici, les Grant ne seraient jamais sa famille, et pourtant… Juliet faisait des efforts, c’était indéniable, et Nataliya la respectait au moins pour ça ; quant à Daniel, elle l’avait adopté presque immédiatement. Évidemment, elle se sentait toujours comme une étrangère dans cette maison, ses habitudes étaient différentes, elle ne partageait pas le même niveau d’intimité que tous les autres, etc. Adam prenait le soin de l’éviter et de ne pas lui adresser la parole, et elle en était assez contente entre nous. Étonnamment, c’était grâce à Wilhem qu’elle avait pu commencer à s’intégrer.

Ils n’avaient jamais réussi à s’entendre, il usait de la magie malgré l’interdiction aux mineurs et s’en servait sciemment contre Nataliya. Il faisait de son quotidien un enfer, et si elle ne pouvait en faire de même, elle lui rendait quand même la pareille. Elle ne savait peut-être pas comment lancer un aguamenti, mais elle savait faire des lits en portefeuille, renverser son verre d’eau dans son assiette pendant le repas ou –dans ses moments d’audace–, cacher sa baguette. Ses coups bas perpétuel avait développé un lien étrange entre eux, et lui avait permis de trouver sa place : si elle était en mesure de riposter sur un territoire étranger, c’est qu’elle n’était peut-être pas tant que ça une étrangère. En apparence, ils se détestaient donc, mais la réalité était plus nuancée. A Poudlard, ils pouvaient facilement s’éviter et s’ignoraient royalement –à moins bien sur de tomber l’un sur l’autre par inadvertance, auquel cas ils s’échangeaient quelques mots doux typiques–, et dans le contexte familiale, s’en était presque une marque d’affection. Presque, parce que si l’un d’eux devait l’avouer, ce serait vraiment que sous la torture –plutôt Wilhem remarque, Nataliya avait les tripes pour endurer ça–.

Aussi, lorsque Summer aborda le sujet, la question se révéla compliqué. Comment voulez-vous répondre ? Oui, c’est mon frère, mais je préfère dire que c’est mon demi-frère pour maintenir l’illusion presque vraie qu’on se déteste. Même Nataliya n’était pas assez tordue pour ça. Alors, sans rien répondre à cette inconnue, elle la laissa continuer… sur les rumeurs sur sa famille. Plait-il ? Si la jeune russe n’était pas sure de vouloir qualifier les Grant comme sa famille à proprement parler, elle n’était pas non plus sure de vouloir en dire du mal. Sauf Adam, si ce type devait rôtir en enfer, elle n’y verrait aucun inconvénient ; mais dans le doute, épargnons les autres –oui, même l’elfe de maison–. Mais dans ce cas précis, c’était probablement de la réputation de Wilhem dont elle voulait parler. Oui, c’était un idiot, et oui, tout le monde le savait ; ce qu’on ignorait, c’est ce qu’il fichait à Gryffondor, mais si ça faisait le sujet de quelques railleries, les gens avaient finis par s’y faire. Qu’est-ce qu’il y avait bien à dire sur la réputation de Wilhem ? Ou c’était une attaque personnelle genre « sinon, t’assumes d’avoir un frère à Gryffondor ? ». Dans tous les cas, Nataliya n’aimait pas le ton de cette conversation.

S’abstenant toujours de répondre, Summer continua à meubler le silence par la parole, et tout s’éclaircit. Elle l’aimait bien, mais c’était plus compliqué que ça. Il y avait plusieurs façons d’interpréter ça, mais celle que choisit Nataliya n’était peut-être pas la meilleure. Arrêtant de jouer avec le feu –littéralement–, elle se tourna vers Summer et planta son regard dans le sien.

« Wilhem est un petit con, et ça peut le rendre… attachant. D’une certaine manière. Alors tu choisis, sois tu l’aimes bien et tu fais abstraction de tout ce qui va pas chez lui, sois tu l’aimes pas et tu arrêtes de te torturer parce qu’il est mignon comme un gamin pré-pubère. Tu fais un choix, c’est tout. »

Parce que quoi, Nataliya était censée lui donner des conseils pour apprendre à accepter son imbécile de frangin maintenant ? Merci, mais non merci. Qui sait ce que voulait cette fille un peu trop portée sur son image après tout ? Elle pouvait l’accepter, ou l’oublier, pas de moyen intermédiaire, et Nataliya espérait qu’elle l’avait bien compris. Elle n’avait manifestée aucune animosité à l’égard de Summer, pourtant elle avait été plutôt sèche. Quelque part, peut-être qu’elle était bien attachée aux Grant en fait. Peut-être.
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Summer Keegan

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MessageSujet: Re: Добрый день ☼ NATALIYA.   Sam 26 Avr - 20:47

Summer essaya de s’imaginer un repas de famille chez les Grant. Il y avait donc Wilhem, parfait petit pantin, dont la réelle image ne ressortait jamais. Il n’était que le jouet de son tyran de père, qui s’amusait avec lui comme on s’amusait avec un Playmobile. Adam Grant était donc ce dictateur dont la puissance n’avait pas d’égal. Sûrement ex-mangemort, ayant manipulé tout le monde sur son passage pour éviter la prison et retourner à sa place de haut fonctionnaire au Ministère de la magie ; son amour pour ses enfants devait être aussi important que la douceur qui l’animait chaque jour. C’est pour dire … Ensuite venait l’enfant déchu, ou ainsi était le petit nom que portait Daniel Grant quand les gens parlaient de lui. Il était le fils de deux sorciers surpuissants, à Serpentard depuis des générations entières … Et il avait fini à Poufsouffle avec autant de capacité à lancer un sort qu’un ver de terre en avait quand il s’agissait enfiler des Nike pour courir. Pour couronner le temps, il y avait Juliet Grant, une femme puissante et forte, dont personne n’entendait réellement parler et qui semblait plus absorbée par son boulot que par ses enfants.

Ajoutez donc au tableau, si les rumeurs étaient exactes, la belle russe, Nataliya. Sauf qu’elle ne portait pas le même nom de famille que les autres, ce qui signifiait qu’elle aurait un père différent, donc que la jolie Juliet serait partie voir ailleurs. Et en vue de la différence d’âge entre Wilhem et la brunette, elle n’avait pas tardé à aller se faire engrosser juste après. Ce qui était complètement absurde ! Quand on vient d’accoucher, bien que les bébés soient une totale perte de temps tant ils sont agaçants, on s’occupe de son petit bambin. On ne se va pas gambader gentiment dans la Russie orientale ! Mais passons. Admettons que Nataliya fasse partie de la famille, imaginez le portrait quelques instants. Le père tyrannique, l’enfant pantin, l’enfant déchue, l’enfant non voulue et la mère qui jouait la comédie pour faire bonne figure. Summer, à cette idée, ne savait pas si elle devait trouver ça drôle ou complètement flippant. Elle en arriva à la conclusion que la russe ne pouvait pas faire partie de cette famille. Trop de facteurs qui s’opposaient, en partie.

En pourtant, alors que Summer se sentait ridicule d’avoir eu la faiblesse d’annoncer – plus ou moins – qu’elle éprouvait quelques frémissements pour le jeune Gryffondor à quelqu’un qui ne le connaissait sûrement que nom, elle sentit que quelque chose n’allait pas. Qu’il y avait un petit couac dans cette histoire, une donnée qu’elle n’avait pas prise en compte. Nataliya planta son regard droit dans celui de la jeune anglaise, avec tant de froideur qu’elle regrettait la seconde où elle l’avait dérangée dans son entrainement. Si à cet instant précis, Summer aurait pu choisir un seul élément à changer dans sa vie, ce serait ce moment précis où elle avait décidé de parler à une russe qui tentait de prononcer des sorts avec un accent trop prononcé. Mais son petit doigt lui disait qu’elle ne pouvait plus faire marche arrière. A l’instant où Nataliya ouvrit la bouche, Summer comprit qu’il fallait qu’elle lui avoue si elle ne voulait pas mourir. Soit suite à un suicide à cause de ce secret trop lourd, soit suite à un massacre en masse parce qu’elle allait finir par briser le cœur de Wilhem à force de ne pas savoir comment agir avec son impero.

La Serpentard posa un ultimatum ; Summer avait un choix à faire. Soit elle restait avec le frère de Nataliya, à ses risques et périls. Soit elle ne restait pas avec lui … à ses risques et périls. Summer avait envie de hurler qu’elle ne pouvait faire aucun de ces choix, qu’elle avait besoin d’aide, qu’il avait besoin d’aide, qu’il fallait que quelqu’un l’aide, qu’il ne pouvait pas vivre comme ça ; mais elle se retrouva avec la bouche mi-ouverte, une panique illisible dans les yeux. Elle ne savait pas du tout comment amener le problème. De plus, quelques Serpentards revenaient de cours en masse et avait décidé que rester dans la salle commune était la meilleure des solutions. Une espèce de brouhaha continu s’installa et la brunette crut qu’elle allait imploser. Elle se sentait légèrement oppressée par le regard de la russe mais aussi par les murmures autour d’elle.

« C’est juste qu’il y a un tout petit soucis, Nataliya. Trois fois rien, mais … »

Summer s’exprimait en russe, comme à son habitude, mais son accent était encore plus fort que d’habitude dû au stress. Elle n’arrêtait pas de se tordre les doigts, hésitant toujours à savoir si elle devait dire la vérité ou non à cette fille qui se tenait devant elle. A l’instant où elle s’apprêtait à changer d’avis, à finalement ne rien dire, une espèce de clampin arriva de nulle part et tenta de leur communiquer une information totalement inutile.

« Toi, dégage. »

Cracha Summer en le fixant droit dans les yeux. Le jeune homme leur lança un regard outré, cherchant un quelconque soutient de la part de la russe qui se tenait aux côtés de celle-qui-aurait-dû-finir-à-Gryffondor, mais elle n’en fit rien. Le Serpentard reparti, sûrement vexé, non sans lancer un regard hautin à Summer avant.

Reportant son attention sur la russe, qui semblait être de plus en plus lassée par la tournure des choses, Summer lui lança un regard totalement paniqué. Elle finit par cracher le morceau, murmurant tout bas cette phrase, sans aucun accent tant elle faisait attention à la prononciation de chaque mot qu’elle employait :

« Adam contrôle Wilhem à l’aide d’un sortilège impardonnable. »


Summer jeta un regard autour d’elle, comme pour s’assurer que personne, ô grand personne, ne l’avait entendue. De toute façon, elle avait dit ça si bas qu’il était incroyable que Nataliya ait pu l’entendre. Puis elle reporta son attention sur la brunette, espérant y déceler quelque chose autre que de l'ennui ou de l'agacement.



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Nataliya M. Kataïev

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MessageSujet: Re: Добрый день ☼ NATALIYA.   Mar 29 Avr - 19:43

Summer était visiblement mal à l’aise, assez pour trouble Nataliya. Non pas que la jeune russe soit particulièrement bienveillante à l’égard de sa camarade de Serpentard, à vrai dire, elle s’en fichait un peu : Summer était probablement digne d’intérêt si elle était chez Serpentard, mais les deux jeunes filles n’avaient jamais rien partagé ensemble et seule l’appartenance à leur maison justifiait un quelconque intérêt. Mais le fait qu’elle soit si distante en évoquant Wilhem intriguait Nataliya, après tout, si elle ne connaissait pas particulièrement Summer,  elle ne pouvait pas en dire autant de son demi-frère. Il ne s’aimait pas beaucoup en apparence, mais il avait quand même –partiellement– le même sang. Voir Summer se confondre dans son malaise était amusant, mais Nataliya n’avait plus vraiment envie d’attendre pour savoir de quoi il s’agissait. Elle arrêta complètement de jouer avec sa baguette pour se concentrer sur sa camarade, jusqu’à ce qu’un importun se présente.

Summer l’envoya sur les roses avec une fermeté exemplaire. Soit ces deux là se détestait, soit le problème de la jeune anglaise était plus important qu’il n’y paraissait : on ne se traitait pas comme ça entre Serpentard, la preuve en est que le jeune loupiot en fut tellement déboussolé qu’il  partit sans demander son rester. Nataliya se reconcentra donc sur Summer qui prit une grande inspiration et lui déballa dans un russe parfait et très rapide toute la vérité… Ce à quoi Nataliya n’était pas vraiment préparée. Elle cru d’abord avoir mal entendue et se répéta les paroles de Summer dans sa tête : est-ce qu’elle n’avait pas mal entendue ? Ou alors la jeune anglaise s’était trompée dans le choix de ses mots ? Elle portait une accusation plutôt grave à l’encontre d’un Mangemort plutôt influent du clan ennemi à sa famille, était-elle assez tête brûlée pour ce genre de chose ?

Nataliya réfléchit quelques secondes à cette éventualité : ça changeait vraiment la donne. Déjà, ça voudrait dire que Nataliya avait complètement sous-estimé les pouvoirs d’Adam, ce qui lui fit froid dans le dos en pensant à tous les moldus qu’il avait pu rencontrer auparavant. Elle devait aussi apprendre à changer de comportement vis-à-vis de cet homme : Juliet ne serait peut-être pas de taille pour la défendre et pas forcément toujours présente, ni elle ni Daniel. Se retrouver seule avec ce dégénéré était maintenant beaucoup plus dangereux qu’il n’y paraissait, et elle s’estimait heureuse d’être toujours vivante après avoir passé plusieurs semaines sous le même toit que cet individu peu respectable. Elle fut maintenant on ne peut plus reconnaissante à n’importe quelle forme de puissance supérieure qui régissait ce monde pour maintenir l’ignorance d’Adam envers son second fils : mieux valait ça qu’il le prenne en grippe.

Et Danny, était-il au courant de quelque chose ? Il connaissait Wilhem mieux que Nataliya, il ne pouvait pas être passé à côté de ce genre de détail, si ? Et depuis combien de temps Adam exerçait-il une influence malsaine sur son fils, si c’était bien le cas ? Depuis quelques mois, ce qui voudrait dire que personne ne s’était rendu compte de tout cela ? Ou depuis qu’il était né et que Juliet était partie en Russie concevoir Nataliya ? Toute cette histoire faisait froid dans le dos, et si elle s’avérait être vraie, la jeune russe jurait de faire tout ce qu’elle pouvait pour changer cela. Mais pas un mot ne devait parvenir aux oreilles de Juliet ou Daniel : surtout ne pas éveiller les soupçons et réveiller le grand méchant détraqueur, jamais.

« Donne-moi une bonne raison de te croire. Et n’omet aucun détail. »

Nataliya avait parlé très vite et légèrement mâché ses mots pour rendre ses paroles incompréhensibles à un novice. Personne ne devait comprendre ce qu’elle disait à part Summer ; heureusement, ils étaient chez Serpentard et non chez Serdaigle : tout le monde se faisait plus ou moins confiance et personne ne fouinait vraiment dans les affaires des autres, surtout, personne n’avait l’idée un peu barrée d’apprendre le russe. Ca passerait, mais Summer n’avait pas intérêt à commettre un faux-pas.
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Summer Keegan

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MessageSujet: Re: Добрый день ☼ NATALIYA.   Jeu 1 Mai - 20:16

Summer avait l’impression de revivre chaque seconde de sa confrontation avec Adam. Oui, la jeune Serpentard considérait cet épisode de sa vie comme une confrontation avec le père des Grant. C’était sa voix qu’elle avait entendu, c’étaient ses instructions qui étaient sorties de la bouche du jeune Gryffondor. Elle ne connaissait peut-être pas aussi bien Wilhem qu’elle aurait tendance à le penser, mais ce n’était définitivement pas ses mots à lui que ses lèvres avaient craché, mais bel et bien ceux d’Adam. Ce qui était d’autant plus terrifiant quand Wilhem semblait lui dire des mots gentils, c’était comme si elle se faisait draguer par l’ennemi de ses parents – ce qui était affreusement dérangeant. Rien que d’y repenser, un frisson affreux lui parcourut l’échine et un goût de bile s’immisça sur sa langue. Décidément, cette histoire remettait tous ses principes moraux en cause. Et elle ne devait jamais, jamais, jamais, jamais, éveiller le moindre soupçon pour personne. Et surtout pas chez Wilhem lui-même ; car c’était comme afficher un panneau au-dessus de sa tête avec écrit « ADAM, JE SAIS TOUT, VIENS ME TUER ». Et c’était hors de question ; une vie trop belle allait l’attendre au Ministère pour qu’elle meure aussi tôt.

Le visage de Nataliya avait changé du tout au tout à partir du moment où Summer avait prononcé ces mots. Un silence, qui sembla durer une éternité, se fit pesant entre les deux jeunes filles. La russe devait peser le pour et le contre de cette situation ; se remettre en mémoire des souvenirs étranges qui prenaient soudainement tout un sens. De son côté, la britannique lançait des regards furtifs à droite à gauche. Personne ne semblait les remarquer, personne ne les écoutait, personne ne les regardait. A part peut-être ce jeune homme, au fond de la salle ; Alekseï. Il semblait être entrain de lire un livre quelconque et lançait des regards discrets aux deux jeunes filles – découvrant peut-être qu’elles se connaissaient plus qu’il ne pensait. Summer ne tenait pas en place ; elle avait envie de hurler, de courir partout. Se libérer de ce secret la soulageait terriblement et en même temps l’apeurait. Et si en avouant tout ça à la demi-fille d’Adam, elle signait son arrêt de mort ? Encore une fois, la possibilité de mourir aussi jeune ne la charmait pas. Elle avait tant de choses à accomplir encore !

« Donne-moi une bonne raison de te croire. Et n’omet aucun détail. » venait de dire Nataliya. Le regard de la jeune Keegan se planta droit dans celui de la russe. Elle ne rigolait pas et Summer n’avait pas intérêt de foirer son explication. Il se trouvait donc que la Serpentard croyait potentiellement ce qu’elle venait d’entendre et que Summer n’avait pas intérêt à se planter sur un seul détail, sous peine de se retrouver égorgée dans un coin de caniveau. Un second silence s’installa entre les deux jeunes femmes, pendant que la brunette cherchait comment expliquer clairement ce qu’elle avait vécu. Aucun mot ne semblait être assez précis pour décrire ce dont elle se souvenait. Elle cherchait du regard une aide quelconque, quand elle posa de nouveau ses yeux sur Alekseï, qui parlait à une autre Serpentard pour une raison anodine. Summer se leva, marmonna un Je reviens à Nataliya et s’approcha de l’autre russe de Poudlard.

Au début, il semblait surpris, l’air de dire Pourquoi est-ce qu’elle vient me parler en dehors des entrainements de Quidditch ?. Summer pris un air désinvolte, alors même que son cerveau bouillonnait à cent cinquante à l’heure et lui demanda son aide. Oui, oui, elle lui demanda son aide. Vous n’avez même pas idée du degré de fierté que cela pouvait lui demander. En extérieur, cela semblait tout à fait normal. Elle avait besoin de la Pensine que tout le monde savait qu’il gardait dans son sac, volé sûrement à son père le Mangemort emprisonné, car il fallait qu’elle explique un cours à Nataliya en lui montrant la technique directement. Evidemment que c’était un mensonge, évidement qu’il le savait et évidement qu’il ne posa pas de question quand elle lui fit un grand sourire. Quelques minutes après, la jeune Keegan était de nouveau assise à côté de son amie russe, en tailleur, avec un récipient en pierre entre les cuisses. Situation tout à fait normale.

L’heure du souper allait bientôt sonner, ce qui vidait un peu la salle commune. La jeune anglaise attendit que le sous sol se vide pour commencer à faire ce qu’elle devait faire. Nataliya la fixait toujours avec une expression indéchiffrable pendant que la jeune fille attendait que les trois quarts des Serpentard soient partis se repaître. Puis, elle sortit sa baguette et la posa contre sa tempe afin d’en extraire certain de ses souvenirs qu’elle glissa directement dans le liquide remplissant la Pensine. Elle fit attention à ne commencer l’épisode qu’à la rencontre entre Wilhem et elle dans la volière, mélange de haine et de méfiance agrémenté de menaces de mort à répétition et de le finir au moment même où elle se redressait pour dire « Rien à signaler. ». Ce qui se passait après ne regardait personne, et surtout pas la demi-sœur de cet impétueux sous impero.

« On ne croit que ce l’on voit, dit-on. »

Dit-elle en russe, avec son léger accent, tendant la Pensine du russe vers Nataliya. Il n’y avait qu’elle qui pourrait décider, ou non, de la véracité de ce qu’avait déduit Summer en vivant cette scène. Au fond, cette dernière aurait presque préféré s’être trompé, avoir mal interprété, histoire de ne plus avoir à faire semblant de jouer la comédie avec Wilhem. Mais son petit doigt lui murmurait que cela ne ferait que confirmer ses doutes.



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Nataliya M. Kataïev

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MessageSujet: Re: Добрый день ☼ NATALIYA.   Sam 17 Mai - 16:53

La nouvelle avait fait l’effet d’une bombe à Nataliya : elle détestait Wilhem, ou presque. Elle avait compris qu’elle ne lui vouait aucune haine profonde le jour où un Gryffondor un peu stupide avait décidé de le trouver pour lui en coller une bonne. Dis comme ça, ça faisait rire : une maison à Poudlard est un peu comme une famille, et une dispute entre frère n’aurait rien de méchant ; mais ça, c’était dans les faits. En pratique, c’était tout autre chose : depuis que l’idée d’une classe de sang-pur élitiste c’était formée, et qu’on en était arrivé à haïr les porteurs d’une telle idée, les choses avaient changées. Il était mal vu d’accorder plus de crédit à un jeune sorcier qui avait une lignée fiable et bien tracée derrière lui, la majorité des Serpentard ne faisaient donc pas l’unanimité –non, ils n’ont rien de bien méchants, mais élevés dans cette optique combinée à une ambition démesurée, auquel s’ajoute souvent un orgueil un peu pesant, on faisait une jolie petite armée–. Mais Wilhem était un cas à part : alors qu’il remplissait la plupart des critères de Serpentard, il avait fini chez Gryffondor, son cas était donc particulier.

Wilhem aurait fait un bon petit Serpentard dans le sens où il était sous l’influence totale de son père en ce qui concernait l’ambition, l’idéologie –bien que ce ne soit pas un critère de recrutement, ça allait souvent de paire (malheureusement)– et l’orgueil ; mais il était bien trop impulsif, franc et irréfléchi pour finir autre part que chez Gryffondor. Du courage, c’était le mot d’ordre de la maison du lion, et il n’en manquait certainement pas au fond –le choixpeau ne se trompe jamais– mais le courage, c’est comme l’ambition : tout dépend quelle cause il sert. Et Wilhem servait la mauvaise cause au mauvais endroit, il était donc normal qu’il s’attire des ennemis au sein de son propre clan, et on ne l’enlèvera pas aux Gryffondor : ces petit lutins n’étaient certainement pas connus pour leur capacité à réfléchir. Tout naturellement, le chemin s’était tracé dans la tête du Gryffondor : Wilhem = pas gentil = taper. Quelle maturité. Toujours est-il que ce petit n’était privé de puissance magique, ni de muscle, et même si Wilhem l’ignorait, il avait été dans de sales draps ce jour-là.

Nataliya avait fini par être courant que ce type drogué à la testostérone cherchait son demi-frère : ça avait bien fait rire tous les Serpentard. Vous pensez, deux Gryffondor assez idiots pour en venir aux mains, ça manquait tellement de classe, c’en était tellement beauf que c’était risible. Et Nataliya avait rigolé avec ses confrères, jusqu’à ce qu’on lui en apprenne un peu plus sur le sujet. Wilhem était de sang-pur, et son bourreau un né-moldu : devinez qui portera le chapeau ? Bingo. Ajoutez à cela que certains règlement de comptes avaient mal tournés ces dernières années, l’école a fait de son mieux pour dissimuler les morts quelques peu louches arrivées récemment, mais comme tout, on avait fini par le savoir. Et si Wilhem payait les frais de son arrogance cette fois ? Et si il finissait par commettre l’irréparable au nom de ses idées toutes faites ? Ca avait fait réagir Nataliya, et c’était la première fois qu’elle lançait un sort du premier coup, sans erreur aucune. Si il est un sort qu’elle maitrise, c’est bien le sortilège de confusion, faite lui confiance.

Depuis cet évènement, elle savait qu’elle tenait un peu à Wilhem, et si Adam le contrôlait bien, il y avait du souci à se faire. Elle ne savait pas comment, mais elle se jurait de rendre la liberté à son frère si cela s’avérait vrai. En attendant, il lui fallait une preuve, parce qu’on ne s’attaquait pas à Adam Grant comme ça, même juste s’attaquer à lui relevait de la folie ; mais ils avaient le même sang, et ça, on ne pouvait rien y changer. Nataliya acquis la certitude de ce fait lorsque Summer lui apporta la pensine d’Aleksei : mais d’où ce flippant bonhomme tenait donc cet objet ? Et d’où Summer savait mettre un souvenir dedans ? Nataliya avait une sacrée longueur de retard, c’était évident. Lorsque la jeune anglaise lui tendit la pensine, la russe eut un mouvement de recul : et si elle se rendait complètement ridicule en plongeant la tête dans la pensine alors qu’on ne l’utilisait pas comme ça ? Elle regarda l’objet et Summer tour à tour d’un œil sceptique, et se décida à plonger.

Les souvenirs de Summer avaient un air grave. Comment un souvenir peut avoir un air grave, c’est une bonne question, surtout dans la mesure où les deux lurons semblaient se ficher royalement de la présence de l’autre. Pourtant, quelque chose planait dans l’air, et chaque mot qu’ils s’adressaient tenait Nataliya en alerte, même si à ce stade là, elle ne pouvait rien changer. Elle ne réagit pas lorsqu’elle vit son demi-frère tenter de tuer Summer à deux reprises, et elle ne fut pas particulièrement intriguée lorsque celle-ci se défendit froidement, à moitié couchée sur lui –certainement un des mœurs bizarre des anglais–. Ce qui interpella Nataliya, ce fut la scène où Summer tenta de faire avouer à Wilhem qu’il n’était pas tout seul dans sa tête –alors que quand c’était sa demi-sœur qui se tuait à le dire depuis le début, on l’envoyait balader–.

Le passage du souvenir était troublant, Wilhem semblait vraiment capable de repousser Adam, mais ce n’était pas ce qui frappa Nataliya. Par tous les Mangemorts, comment avait-il pu se défaire du lien d’Adam ?! Et vous voulez me faire croire que ce dernier ne s’en était pas rendu compte ? Allons, ce n’est pas un jeu non plus. Ce malaise créa un sentiment d’empathie à l’égard de Summer, cette fille ne savait pas sur quel terrain elle s’aventurait. A moins que Wilhem ait tout simulé, mais honnêtement, Nataliya ne le pensait pas assez bon acteur pour ça –à défaut de parler d’intelligence–. Puis elle fut violemment éjectée du souvenir et retrouva la sombre salle commune des Serpentard.

Sans alarmer personne, elle repoussa la pensine et attrapa fermement le bras de Summer, aucunement gênée par ce passage de la lumière à l’ombre.

« Mais comment on a pu t’envoyer chez Serpentard alors que t’as le QI d’une Gryffondor ?! Tu crois qu’Adam ne l’aura pas senti ? Tu sais bien que les Grant sont pas connus pour être tendre, alors si je peux te donner un conseil, t’aventures plus sur ce terrain-là, ou viens pas te plaindre s’il t’arrive quelque chose, compris ? »

Cette fille était complètement folle, insensée, puérile même… Mais elle avait toute la gratitude de Nataliya. Elle la lâcha à la seconde où elle avait fini ses brimades en russe, et lui adressa un regard reconnaissant. Oui, presque en même temps que de lui hurler dessus, c’est comme ça la Russie. Quittant la jeune anglaise des yeux, Nataliya détourna le regard et fixa un point invisible dans la salle commune, elle ne se sortirait pas de ça toute seule, et Summer était déjà bien trop impliquée pour qu’on lui en demande davantage. Son cerveau carburait à cent à l’heure, de quel renfort disposait-elle ? Danny, évidemment, et Lonàn, ce petit irait jusqu’au bout de la terre pour elle ; elle pourrait tirer profit d’Aleksei aussi. Elle veillerait à ne pas les mettre en danger, elle organiserait quelque chose de concret et de réfléchi.

Au fur et à mesure qu’elle rassemblait les éléments dans son esprit, le feu s’alluma dans l’âtre et devint si intense qu’il éclaira toute la pièce. Une gerbe d’étincelle explosa, et Nataliya releva la tête : c’était elle qui avait fait ça ? Finalement, Summer avait du bon. Quelques regards se tournèrent vers elle, et il lui suffit de murmurer brièvement qu’elle n’y était pour rien pour que tout le monde la croie. Bande de goules déshydratées. Reprenant son calme, elle adressa une dernière parole à Summer :

« Je vais m’en occuper, mais je te conseille de pas t’impliquer davantage. Je peux prendre, des risques pour mon frère, mais je n’en prendrai pas pour toi. »

Autant qu’on soit clairs, ce n’était pas le genre de la maison de se ménager. Très calme, elle se releva et lança un dernier regard à Summer, histoire de savoir si elle avait bien tout enregistré.
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Summer Keegan

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MessageSujet: Re: Добрый день ☼ NATALIYA.   Lun 26 Mai - 8:36

Tout aurait pu très bien se passer. Enfin, quand on parle d’un impero imposé sur un gamin de dix-sept ans depuis sa plus tendre enfance, l’expression très bien se passer était un léger oxymore. Mais pourtant, Summer, dans sa grande naïveté, aurait pu très bien s’allier à Nataliya pour l’aider à résoudre ce petit soucis dans lequel le beau Wilhem vivait. Et pourtant, tout l’inverse se produisit – tout est relatif pour ce terme, encore une fois. La russe empoigna le bras de son amie, à la limite de lui broyer avec ses ongles, tout en trouvant intelligent de lui profaner des insultes au visage. Voilà qui avait le mérite d’être clair. L’avantage, dans cette situation, c’est que Summer se trouvait être entièrement sûre de deux choses : dans un premier temps, la jeune russe n’avait absolument rien d’une fervente admiratrice d’Adam Grant – ce qui était rassurant. Dans un deuxième temps, il était, dorénavant, sûr que la russe et le blondinet avaient des gênes en commun. Quoi de plus clair dans ces insultes balancées au visage alors, qu’à la base, on était là juste pour aider ? En tout cas, il était certain que la jeune Serpentard ne donnerait plus de son temps avec de bons conseils pour ces Grant ou demi-Grant, quels qu’ils soient.

Tout aurait pu se finir là, Nataliya qui menace à demi-mot Summer parce qu’elle avait probablement mit sa vie en danger – A LA BASE SANS LE FAIRE EXPRES, AU CAS OU CE NE SERAIT PAS CLAIR – en voulant découvrir pourquoi tout était illogique chez Wilhem. Mais non, à quoi bon ? La russe commença à insinuer que personne ne faisait le poids contre ce bougre d’Adam, que de jouer avec le feu reviendrait à mourir carbonisée, ce genre de truc. Après tout, ce n’était pas comme si ses parents à elle passaient leur vie à empiéter sur le terrain des Grant depuis des années entières, sans pour autant avoir été retrouvés pendus. Il faut bien avouer que les Keegan, bien que prônant des valeurs qui se doivent d’être justes et égalitaires, savaient parfaitement employer certains sorts pour éviter certains ennuis, que certaines personnes pourraient causer. Malgré tout, la jeune Serpentard ne pouvait pas s’empêcher de se retrouver vexée. Vexée par ce comportement mesquin et hautin avec lequel Nataliya la jaugeait. Après tout, la brunette n’avait rien fait de mal à part dénoncer ce de quoi elle avait été témoin. Et c’est qui qui passe pour l’abrutie de première ? C’était elle. Voilà ce qu’on gagnait à vouloir rendre service. Après on s’étonne de la réputation qu’avait la maison des serpents …

Summer ne remarqua même pas l’âtre qui venait de s’allumer d’un coup, brûlant d’un feu nouveau et intense. Il faut dire que la colère commençait légèrement à aveugler la Serpentard, qui faisait des efforts pour faire bonne figure. Nataliya ajouta qu’elle allait remédier à tout ça, et qu’elle serait prête à, éventuellement, prendre des risques pour Wilhem mais jamais pour Summer. Voilà, au moins, ça avait le mérite d’être clair. Bizarrement, cela agaça encore plus la jeune Keegan. Soyons clair : Nataliya était aussi douée en magie que pouvait l’être un enfant de huit ans. Elle allait avoir qui comme allié ? Daniel, le Poufsouffle à peine capable de lancer un reparo ? Pas sûr que ça fonctionne sur le Gryffondor. Allez, qui d’autre ? L’espèce de nabot de Serdaigle qui lui tourne autour ? S’il était seulement capable d’éviter de se prendre les murs en lisant, ça se saurait. Ah ! La voilà, la belle équipe parée pour sauver Wilhem de son impero, contrôlé par le puissant et, Ô combien terrifiant Adam Grant ! On aurait presque pu croire à un sketch, tant c’était pathétique.

Malgré toute la haine qui battait dans les tempes de Summer, cette dernière garda un faciès des plus calmes. Aucune émotion ne transparaissait sur son visage quand Nataliya lui lança un dernier regard entendu. La jeune Keegan s’était complètement fermée, bouillonnant d’une rage intérieure. Le feu commençait à se faire terriblement intense, donnant un aspect encore plus glauque à la salle commune. Nataliya finit par se retourner et partir, comme une fleur, l’air de rien. Summer tenait toujours la pensine, se leva et alla la poser sur les affaires d’Alekseï – qui n’était plus dans son champs de vision.

Alors comme ça, Summer n’avait plus le droit de se mêler de cette affaire ? Pas sûr, en vue de la passion qui avait embrasée Wilhem la dernière fois, que le Gryffondor soit du même avis. Mais qu’il en soit ainsi ; la Serpentard ne se mêlerait plus de cette histoire d’impero. Elle prendrait Wilhem tel qu’il est, sadique, psychopathe, ambitieux et fou à lier. Elle jouera dans son jeu jusqu’au bout, simulant avec amour, une trèèèès grande affection pour le frère de Nataliya. Si ça devait se passer ainsi, alors ça se passera ainsi. On oublie l’impero, on se soumet à la volonté d’Adam et on s’amuse un peu avec le feu.



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