Draco Dormiens Nunquam Titillandus
 
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 Douce maladie d'été - Summer

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Wilhem Grant

PSY. CHO. PA. THE.

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MessageSujet: Douce maladie d'été - Summer   Ven 18 Avr - 23:03

«Rien n'est à la fois plus doux, et plus dur d'un bel été.»

Deux jours. J'ai été couché dans mon lit deux longs jours. Moi, Wilhem Grant, futur plus grand mange-mort de tous les temps, ait été vaincu par une simple grippe des trolls! Maudits soient-ils, ces monstres à l'odeur de déjection. Après une si longue absence des couloirs de ce magnifique établissement qu'est Poudlard, je ne pu m'empêcher de chercher des petits sang de bourbe à martyriser, histoire de bien faire comprendre que je suis de retour, plus remonté que jamais! Le premier faux-élu que je croise, je ne le lâcherai pas d'une semelle. Comptez sur moi pour bien lui expliquer la dureté de la vie. Et peut-être que je lui emprunterai sa baguette aussi, ça fait un bon gratte-dos ces choses-là! Mais enfin, avant de pouvoir martyriser qui que ce soit, il fallait déjà trouver quelqu'un. Tout le monde est-il déjà au courant que je ne suis plus malade, et ils sont tous partis se cacher? Non, c'est impossible, je viens à peine de me réveiller. Encore, s'ils pouvaient utiliser la divination, soit, mais là... On parle de mes cibles préférés. Seul un vrai sang-pur est apte à utiliser la magie correctement!

Je ne vous cacherai pas que si je pouvais tomber sur Danny, ou cette chère Nataliya, ce serait parfait, mes deux joujoux préférés! Je ne pense pas pouvoir un jour me lasser de torturer ces petits choux. Ils sont si mignons quand ils pleurent (Enfin, plus Danny que Nataliya, étant donné que je n'arrive pas à la faire verser une simple larme à celle-là..) ! Et c'est alors que je réalisai. Les cours. Nous sommes dans une école. A cette heure-ci, les gens sont en cours, ils ne traînent pas dans les couloirs! Par Voldemort, pourquoi n'y ai-je pas pensé?! Cette maladie m'a-t-elle donc ramolli à ce point? Enfin, cela importait peu. Peut-être qu'à force d'errer dans ces couloirs sans fin, je trouverai une cible quelconque. Un problème se poserait toutefois si la personne rencontrée s'avérait être un sang-pur. Je ne pourrais décemment pas le martyriser, et à moins que ce soit quelqu'un que j'apprécie, ce serait extrêmement décevant.

C'est donc avec peu d'espoir que je déambulais dans les couloirs, un peu à la manière d'un de ces répugnants pouffsoufle. Au final, je ne faisais même plus attention à ce que je faisais, mes mouvements étaient saccadés, mes yeux voyaient, mais ne regardaient pas. Mes oreilles écoutaient, mais n'écoutaient pas.. J'étais comme un fantôme, vagabondant dans le corridor. J'avais la sensation que de nombreuses personnes marchaient près de moi, sûrement les gens qui sortaient de leurs cours, pour aller dans un autre, tout aussi inutile et ennuyant. Comprendront-ils un jour que, peu importe les efforts qu'ils feront, s'ils n'ont pas de don, ils n'y arriveront pas?

J'étais donc dans cet état d'esprit; à moitié dans le coaltar, à moitié en train de me plaindre de tous ces crétins qui pullulent à la surface de ma Terre, quand j'entendis quelqu'un chantonner. Tous ces bruits dans le couloir ne m'avaient guère fait chanceler, mais cette fois-ci, pour une raison qui m’échappait, le doux murmure d'une voix chantonnant un air d'une voix claire, et certainement dans une langue étrangère, me fit soudainement changer de trajectoire pour aller m'informer sur la source de cette intrigante mélodie qui me disait quelque chose, même si je savais, dans mon inconscient, que je serai bien incapable de trouver de quoi il s'agit. Et pourtant, je me mis à chantonner en français en même temps que la jeune fille, tout en m'approchant à pas lent et en me réveillant petit à petit.


Dernière édition par Wilhem Grant le Sam 19 Avr - 17:10, édité 1 fois
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Summer Keegan

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MessageSujet: Re: Douce maladie d'été - Summer   Sam 19 Avr - 9:53

Summer s’était levée ce matin, parée pour une nouvelle journée de cours. Non pas qu’elle adorait suivre les cours, pour elle c’était plus de la rigolade qu’autre chose ; mais voir les autres échouer, l’admirer, ou juste se sentir plus forte qu’eux, suffisaient à la rendre terriblement satisfaite d’elle-même. C’est sur cette pensée positive, qu’elle avait pris sa douche, enfilé son uniforme et avait pris le chemin des salles de classe. Une fois arrivée sur place, elle apprit que les cours de ce matin avaient été annulés. Il y avait une réunion et un professeur malade. De ce fait, elle aurait mieux fait de continuer de dormir.

Tout le monde sautait de joie, terriblement réjouie par l’optique de pouvoir retourner dormir ou de pouvoir vagabonder sans but dans les couloirs de l’établissement à la recherche d’une occupation quelconque qui allait les mener nulle part. Un petit Serdaigle s’approcha d’elle pour lui demander, avec beaucoup trop d’assurance à son goût, de l’accompagner boire un verre dans le village d’à côté. Ce maigrelet semblait être certain que la belle allait lui dire oui, sans l’ombre d’un doute. Le regard de Summer l’analysa de la tête aux pieds. Il était charmant. Plutôt grand, châtain, les lunettes lui donnaient un côté intello très sexy … mais non. Elle avait d’autres chats à fouetter. Elle leva les yeux au ciel et partit dans la direction opposée.

La jeune Serpentard se dégagea assez vite du groupe qui se formait autour de l’affiche indiquant l’annulation des cours. Les relations hypocrites ne la satisferaient pas aujourd’hui. Elle fit un détour pour être sûr de ne croiser personne et se rendit à la volière. Elle savait qu’elle avait un message qui allait lui parvenir. Ses parents, étant débordé à l’approche des fêtes de noël, ne semblaient pas être vraiment opérationnel pour permettre à leur fille de fêter quoique ce soit avec eux, cette année. Comme toutes les autres années à vrai dire. Généralement, la naissance du Christ avait tendance à se faire au mois de mai, chez les Keegan, quand l’excitation hivernale s’était tue.

Se faufilant entre les rares personnes qui déambulaient sur son chemin, Summer se retrouva très vite à la volière. En un battement de cil, la voilà penché sur le rebord de la fenêtre à attendre qu’une chouette arrive. Elle sentit quelque chose se faufiler entre ses chevilles et eut un instant de frayeur. Elle baissa les yeux et remarqua sa rate qui la fixait avec des yeux de biche. Un sourire aux lèvres, elle laissa sa bête lui grimper sur l’épaule. Summer serait incapable de vous dire combien de temps s’était écoulé, mais au bout d’un moment, elle reconnut le hibou de sa mère. Elle le prit, utilisa un sort pour faire apparaître le message et le lut. Elle embrassa le messager des Keegan et lui fit grignoter un truc avant qu’il ne reprenne son envol.

L’avantage à cette histoire, c’est qu’elle aura, une fois encore, la tour des Serpentard pour elle toute seule. Elle soupira, plus amèrement qu’autre chose. Willow se mit à grincer des dents, comme si elle sentait ce que Summer pensait. Un demi-sourire s’afficha sur le visage de la jeune femme qui se mit, soudainement, à chantonner une comptine française. Elle avait appris cette chanson il y a tellement longtemps, qu’elle ne faisait même plus attention aux paroles. C’était devenu une habitude de marmonner ça quand elle se sentait déçue. Elle aurait pu continuer pendant des heures entières si quelque chose ne l’avait pas interrompu. Quelqu’un connaissait les paroles et les entamait avec elle. Les sourcils froncés, elle fit volte-face pour voir qui était cet être incongru qui osait la déranger.

Il n’était pas difficile de reconnaître ce gamin qui se tenait devant elle. Wilhem Grant. Le fils aîné des Grant. Le Gryffondor déchu, qui passait plus de temps à torturer les autres qu’à faire autre chose de sa vie. Elle avait davantage entendu de lui par l’intermédiaire des autres. A vrai dire, elle ne l’avait jamais vu d’aussi près – d’aussi loin qu’elle se souvienne. Ni même entendu le son de sa voix. Ni même quoique ce soit. Elle aurait été incapable de vous dire sa couleur d’yeux avant aujourd’hui. Ceux-ci étaient d’ailleurs relativement clairs ! Mais ce n’était pas le sujet.

Summer était partagée entre plusieurs émotions. La première était l’envie de se barrer. Elle avait tellement entendu de choses sur lui que ce n’était même pas la peine d’oser lui adresser la parole – elle allait finir snobée et ce n’était pas vraiment son envie première. La deuxième était de le tacler, de l’embêter, de le faire se sentir ridicule – comme une sorte de vengeance honorable par rapport aux relations avec ses parents. La troisième, la plus surprenante, était de le prendre dans ses bras, comme si un doux souvenir et un lien unique les unissait. Ce qui était la chose la plus bizarre, du monde. C’est peut-être un mélange des trois qui la poussa à avoir une réaction qui ne correspondait à aucune des autres.

« D’où connais-tu cette chanson ? »

Summer se voulait agressive, sur le qui-vif, mais elle se retrouvait à avoir dit cette phrase avec une douceur et une gentillesse qu’on ne lui connaissait guère. Si elle s’avait eu en face, elle se serait probablement frappée pour oser avoir été si gentille avec le fils de l’homme qui pourrit la vie de ses parents. Willow se cacha dans sa chevelure, sentant comme une sorte de tension électrique très étrange. Les sourcils froncés, Summer ne pouvait s’empêcher de détailler le jeune homme qu’elle avait en face d’elle. A chaque fois qu’elle avait finit, elle recommençait, incapable de s’empêcher de s’attacher à tout nouveau détail sur lequel elle s’accrochait. Sa chemise mal rentrée, sa cravate excellemment mise, les couleurs de Gryffondor jurant avec son teint blafard, ses lèvres … Bref.



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Wilhem Grant

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MessageSujet: Re: Douce maladie d'été - Summer   Sam 19 Avr - 13:35

Summer Keegan. C'était le nom de cette jeune fille qui avait réussi à me faire sortir de ma transe pour finalement donner un semblant de but dans ma journée. Je ne l'avais jamais vue. Jamais rencontrée. Mais je savait déjà pas mal de choses sur elle. En effet, mon père n'a pas arrêté, pendant toute ma jeunesse, de me rabâcher le fait que c'est une petite fille à papa, que son seul but dans la vie est de tous nous tuer, nous les Grant. Elle veut détrôner notre famille, juste pour étendre la sienne, et pour le faire, elle n'hésitera jamais à sacrifier la vie de quelque personne que ce soit. C'est une folle, doublée d'une tarée, et possiblement triplée d'une malade mentale. A éviter en somme. J'avais réussi à le faire toute ma vie, et j'en étais plutôt fier, je dois l'avouer. Mais pas cette fois-ci. Cette fois, je suis tombé dans son piège, j'ai été attiré par son chant, tel un marin qui plongerait à l'eau pour la voix d'une sirène.

Mais malgré tout ce que je savais d'elle, tous les défauts qu'elle possédait, et tout ce qui m'horrifiait, je ne me sentais pas mal à l'aise, ni même menacé. J'aurais juré qu'elle avait fait ça juste pour me faire venir ici, on l'on était isolés, afin de pouvoir me tuer, ou bien me torturer à l'aide de ses meilleurs amis, les sortilèges interdits. Et pourtant, non. Elle ne m'inspirait plus aucune peur, maintenant que j'étais suffisamment proche d'elle pour pouvoir voir la couleur de ses yeux. De magnifiques yeux, si vous voulez mon avis. Qui ne montraient aucune haine, juste une douceur semblable à celle d'un agneau qu'on aurait envie de caresser. Mais que j'aurais personnellement envie d'étriper. Puis de boire son sang. Peut-être bien qu'elle n'avait aucune mauvaise intention pour cette fois, mais il me fallait l'annihiler avant qu'elle ne se rappelle que son but dans la vie était de me tuer.

« D’où connais-tu cette chanson ? »

Je doutai encore de mon envie d'en finir avec elle lorsqu'elle me parla avec le ton le plus doux et gentil qui ne m'ait jamais été adressé. Je désirais vraiment en finir maintenant avec elle; l'envoyer croupir en enfer! Et pourtant, c'était comme si mon inconscient voulait m'en empêcher. Je trouve que celui-ci se mêle beaucoup trop de mes affaires, depuis ce foutu repas de famille où j'avais perdu la tête. Nataliya m'avait-elle jeté un sort, qui m'aurait rendu gentil? Non, c'était bien impossible, elle prenait déjà à lancer un Aguamenti , je ne vois pas comment elle pourrait maîtriser un sort si puissant qu'il pourrait changer mon caractère. Les seuls à avoir pu le faire en ce jour étaient Juliet et mon père. Mais Juliet n'avait pas les tripes de faire quoi que ce soit, et papa ne ferait jamais quoi que ce soit pour changer ma façon de pensée, c'était absurde de penser le contraire! Je suis déjà parfait comme je suis!

Sortant ma baguette, et la pointant dans la direction de Summer, j'essayai de répondre avec le ton le plus menaçant possible, ce qui était embêtant, puisque mon inconscient s'amuse à me jouer des tours.

« Je n'en ai strictement aucune idée. Tout ce que je sais, c'est que je la connais. Enfin, pas moi, mon inconscient diras-t-on... » Je devais certainement avoir l'air d'un enfant qui essaie d'être méchant avec son ami, dans l'état actuelle des choses. Bon dieu, que je me hais des fois. Toutefois, je continuai sur ma lancée.« De toutes façon, ça ne devrait pas t'importer tant que ça, puisque tu vas m... » "mourir ici-même ".

Pourquoi? Pourquoi diantre ces mots ne voulaient-ils pas sortir? Je les pensais, je les voulais, je les disais, mes lèvres bougeaient, mais aucun son ne voulait sortir. Je ne pouvais pas finir cette phrase. Eh bien soit! Les sorts marcheront toujours! Même si je ne pouvais prononcer une formule qui lui ferait du mal, je pouvais toujours utiliser un sortilège informulé! Je ne les maîtrisait pas très bien, mais dans des situations critiques, j'arrivais à les lancer. Je tentai donc, le tout pour le tout, de lancer un sortilège enflammé en sa direction.

*Pfuit*. Seule une fine fumée noire sortit de ma baguette. Décidément, ce n'était pas mon jour.
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Summer Keegan

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MessageSujet: Re: Douce maladie d'été - Summer   Sam 19 Avr - 16:12

Summer se retrouvait face à une situation très étrange. Plus elle fixait ce jeune homme, plus elle avait l’impression d’avoir un énorme trou de mémoire. Dès qu’elle commençait à s’approcher de la réalité, un rideau de fer s’abattait dans sa tête. Elle avait beau réfléchir, se perdre dans les corridors de son cerveau, elle n’arrivait à rien. Et plus elle insistait, plus elle avait l’impression étrange d’avoir déjà été dans une situation similaire avec lui. Une situation, où elle se trouvait face à lui, qu’il se sentait menacé et qu’elle ne comprenait pas pourquoi. Comme une espèce de déjà-vu, beaucoup trop flou et beaucoup trop improbable. Son cœur cognait fort dans sa poitrine, sentant le manque de sécurité face à la situation dans laquelle elle glissait lentement. Plus les secondes défilaient, plus elle avait l’impression qu’elle était entrain de mélanger sa vie avec celle d’une autre-elle, dans une autre dimension ; peut-être que dans celle-ci, Wilhem et elle étaient de très bons amis. Ou quelque chose dans ce goût-là.

Wilhem sorti sa baguette, plus rapide que l’éclair, et la pointa sur elle. Dans n’importe quelle autre situation, Summer aurait essayé de calmer le jeu – elle savait pertinemment qu’elle ne faisait pas le poids contre lui – pour finalement tenter de fuir discrètement. Elle ne pourrait jamais gérer un combat à la loyal face à Wilhem Grant, elle le savait pertinemment et ne voulait même pas tenter quoique ce soit. Pourtant, la jeune Serpentard se figea. Elle n’était pas effrayée, pas apeurée ni quoique ce soit d’autre, mais elle se sentait incapable de lâcher des yeux le Grant. Elle ne fixait même pas sa baguette, mais seulement son regard. Elle venait d’avoir une espèce de souvenir, un fragment d’une mémoire  enfoui qui émergea, qui la paralysa totalement. Elle entrevit des dessins, des mots, des rires ; puis de nouveau un voile blanc. Elle oublia instantanément tout ce qu’elle venait de voir, alors qu’elle savait pertinemment qu’elle était à deux doigts de tout comprendre. Terrifiante situation.

Summer reprit ses esprits – bien qu’elle ne s’en soit échappée que quelques instants – quand Wilhem pris la parole. Il semblait se vouloir menaçant, méchant, sans-cœur mais sa voix refusait de suivre avec sa posture. Alors que physiquement, il ressemblait à n’importe quel type trop puissant pour qu’on ose croiser son regard, ce genre de personne très sûre d’elle et qui a raison de l’être ; sa voix ressemblait à celle d’un enfant qui voulait se donner un genre sans réellement y parvenir. Un peu comme quand Simba essaie de rugir pour terrifier les animaux, alors qu’au fond, il ne casse pas quatre pattes à un canard. Summer leva un sourcil dubitatif. Pourquoi tant de haine chez un si jeune homme ? Il pestiféra une menace de mort, à moitié manger dans sa barbe. Il semblait se détester lui-même au moins autant qu’il détestait la personne se dessina devant lui.

Willow regardait la scène, sans bouger, cachée dans les cheveux de sa maîtresse. Elle semblait fascinée, mais très peu alarmée. Ce qui ne ressemblait définitivement pas à la bestiole, prête à sauter sur la jambe de la première personne qui s’approchait trop près de Summer. Doublement plus étrange, si vous voulez son avis. Plus anxieuse pour sa rate que pour elle-même, la brunette la pris dans ses mains et la posa par terre, histoire qu’elle aille se cacher dans un endroit un peu moins exposé à la baguette de Wilhem. Ce qu’elle fit, plus avec lassitude que rapidement. Au même moment, une espèce de fumée pathétique apparut devant le Grant. Fronçant les sourcils, Summer se glissa tout près de lui. Elle lui prit son précieux des mains, sans aucune violence. N’importe qui aurait été totalement pétrifié des représailles, mais elle non.

Il est à noter que toute sa vie, elle a été incapable de s’approcher de Wilhem Grant. Déjà, parce qu’elle ne le souhaitait pas. Et ensuite parce que ses parents lui ont tellement parlé de la haine qu’il lui portait, qu’elle n’osait même pas s’en approcher de peur de se faire tuer sur place. Une part d’elle-même n’avait jamais vraiment cru à cette animosité que le Gryffondor pouvait lui porter. Après tout, ils ne s’étaient jamais rencontrés, comment pouvait-il vouloir sa mort ? Suite aux quelques minutes qui venaient de se dérouler, il était absolument certain qu’il la haïssait. Sans raison. Mais elle, au fond, elle s’en foutait un peu. Elle ne l’avait jamais vu à l’œuvre, sinon, il est vrai qu’elle n’aurait pas même pas osé s’approcher aussi près de quelqu’un capable de formuler des sorts dans sa tête.

« Pourtant, elle à l’air de bien fonctionner … »

Murmura t-elle, en retournant la baguette dans tous les sens. Elle la plaça à quelques centimètres de son œil, la pointa contre Wilhem, la retourna dans tous les sens, tenta de la tordre pour voir son degré de souplesse … pour finir par lui tendre pour qu’il la reprenne.

« Elle doit pas t’aimer … Tu l’as acheté où ? Parce que franchement … »

Summer avait tellement été à fond dans son diagnostic, qu’elle avait presque oublié que ce gringalet avait essayé de l'assassiner, lui avait profané des menaces de mort et avait envie de la tuer depuis toujours. Quand elle se rappela de ça, elle recula de quelques pas. Et décida de changea de sujet.

« Au fait, tu as appris le français où ? Parce que ton accent est vraiment pourri, si je puis me permettre. »

Ce n’était peut-être pas la meilleure façon pour changer de sujet que de critiquer quelqu’un. Mais elle ne s’en rendait pas vraiment compte. Après tout, c’était la réalité, alors il se devait de le savoir. Si ça trouve, on lui a toujours fait croire qu’il parlait super bien français ; alors qu’en vrai, il était tout nul ! Summer se devait de rétablir la vérité.




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Wilhem Grant

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MessageSujet: Re: Douce maladie d'été - Summer   Sam 19 Avr - 17:07

Il y a une chose dont je ne doute pas le moins du monde, cette fille avait du culot. Beaucoup de culot même. Jusque là, Lonàn Campbell était le seul a avoir jamais tenté de me voler ma baguette, et à réussir. Tous les autres étaient terrifiés à cette idée, d'autant qu'une personne - moi - a eu la merveilleuse idée de faire courir le bruit que ma baguette était maudite, et qu'il y a une chance sur deux pour qu'une personne autre que moi, moi ou bien moi -même la saisissant meure sur le moment. Tout le monde n'y croit pas, bien entendu, mais ça a au moins le mérite de tenir les petits merdeux sans couilles loin de moi. Parfois, l'un deux tentait une approche furtive, puis, voyant mon regard se plonger dans le leur, ils fuient à toutes jambes. Hilarant, vraiment, quoique lassant par moments.

Enfin, aujourd'hui, Summer avait un avantage certain; malgré mon envie de la réduire à néant, je ne pouvais pas faire le moindre geste brusque envers elle. Même mon regard devait sembler gentillet. C'était une terrible frustration pour moi que de me retrouver comme cela, sans défense, face à une personne que je me devais d'éliminer, d'anéantir ou d'annihiler. Peut-être aussi les trois à la fois, pour un peu plus de fun. Je la regardais, comme un spectateur au théâtre, quand elle manipulait ma baguette, et qu'elle semblait l'analyser comme le ferait un grand marchand de baguettes, avant de me la rendre pour me donner son verdict :

« Pourtant, elle à l’air de bien fonctionner … Elle doit pas t’aimer … Tu l’as acheté où ? Parce que franchement … » reculant de quelques pas, elle continua sur un tout autre sujet, dont j'avais oublié l'existence : « Au fait, tu as appris le français où ? Parce que ton accent est vraiment pourri, si je puis me permettre. »


Elle était folle. Tout ce qu'elle avait réussi à faire, en me disant ça, c'était me donner une raison de plus de la faire taire à jamais. Ce que je ferait, dès que mon esprit arrêtera de se contredire tout seul. C'est à dire, une fois que je ne verrai plus cette satanée donzelle, je suppose. Dieu, que c'était embêtant. Je jure sur Adam Grant lui-même que si je retrouve celui qui m'a jeté ce foutu ensorcellement, je lui montre de quoi est capable un Grant à pleine puissance! Vous n'imaginez pas tout ce qu'on peut faire avec un baguette, quand on a le désire de massacrer. D'un coup, je m'approchai de Summer, de façon à réduire la distance entre nous de quelques centimètres seulement, et, pointant ma baguette sur sa gorge si charmante, je lui répondit, toujours aussi peu menaçant dans la voix, mais avec un regard qu'on aurait dit capable de tuer :

« Premièrement, sache que cette baguette m'a déjà énormément servi, surtout à punir les fouineurs comme toi. Ce n'est pas aujourd'hui qu'elle va se mettre à me haïr. Mais je sais d'où vient le problème, alors occupe toi plutôt de ta propre vie, plutôt que de me conseiller sur mon vendeur de baguettes. Deuxièmement, je n'ai pas le souvenir d'avoir un jour appris le français, donc je me doute bien que mon accent n'est pas des meilleurs. Je t'ai déjà dit que je ne savais pas d'où me venait cette chanson, elle est juste venue prendre toute la place dans mon esprit, c'est comme ça. Après tout, on vit dans un monde de magie, alors il ne faut pas s'étonner de la première chose étrange qui arrive. » je laissai une courte pose d'hésitation, avant de reprendre: «Troisièmement, à cette distance, même si mes sorts ne veulent pas marcher, je peux toujours t'embrocher, et ainsi mettre fin à ta vie. »


Cette dernière phrase était enfin prononcée comme il le fallait. Tout y était! L'articulation, le bon timbre de voix, le ton menaçant, et l'appui sur les mots forts! Tout était présent pour la faire trembler de crainte! En continuant sur ma lancée, je devrais enfin pouvoir en finir! Toutefois, au moment d'enfoncer la baguette, je m'en vis incapable. Être aussi près d'elle... Je ressentis un lourd sentiment de nostalgie, sans en savoir la raison, et plongeant mon regard dans le sien, je lâchai ma baguette, en même temps que mes espoirs de pouvoir un jour mettre fin à la guerre entre les Keegan et les Grant.
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Summer Keegan

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MessageSujet: Re: Douce maladie d'été - Summer   Sam 19 Avr - 18:46

Parfois, il arrivait à Summer de se dire qu’une situation ne pouvait difficilement être pire. A vrai dire, elle se l’était dit il y avait à peine cinq minutes, quand Wilhem s’était retrouvé à pointer sa baguette vers elle en menaçant de la tuer. Il est vrai qu’après, elle n’avait rien fait pour arranger la situation. Elle avait agit bêtement en lui prenant son précieux sans lui demander, certes. Elle n’aurait peut-être pas dû lui rappeler qu’il avait un accent pourri en français, ce qui n’était non plus pas très intelligent de sa part. Pourtant, elle pensait que ça n’aurait pas pu être pire. Qu’elle aurait pu continuer ce semblant de conversation pendant plusieurs minutes sans pour autant faire plus désagréable, et elle aurait finit par partir discrètement, sans demander son reste. Ça aurait pu se passer comme ça. Ou bien Wilhem aurait pu s’énerver très fort, la plaquer contre le mur le plus près et menacer de lui briser le cou à mains nues vu que sa magie ne lui obéissait pas. Si Summer avait eu le choix, elle aurait préféré ne pas tomber sur la deuxième option. Sérieusement. Dans quelle dimension possible avait-elle pu s’accrocher à un type aussi nerveux ? Pas étonnant qu’il soit tombé à Gryffondor. Ce sont des sanguins dans cette maison, incapable de prendre sur eux deux minutes !

La situation, dans n’importe quel film à l’eau de rose, aurait pu être terriblement romantique. Les deux protagonistes, en pleine dispute, prêt à se tuer l’un l’autre. Voici que le beau mâle, dans toute sa force, se retrouve à plaquer avec ardeur la jeune femelle éperdue contre un mur ; les deux ont trop de fierté pour avouer leurs torts, ils ne rêvent que de s’embrasser langoureusement, oubliant les rapports désastreux entre leurs familles respectives … Oui, ça aurait pu rappeler n’importe quelle adaptation niaiseuse de Roméo et Juliette – comme si l’originale ne l’était pas assez. Sauf que voilà. Bien que le corps de Summer hurlait au pêché de milles façons différentes – surtout quand on distinguait les fins muscles du jeune homme –, sa fierté avait été beaucoup trop malmenée. Elle acceptait de se faire menacer de mort. Elle acceptait de l’écouter chanter SA chanson sans le pourrir. Elle tolérait l’ennemi numéro un de sa famille dans le même espace vital qu’elle. Elle lui conseillait gentiment de changer de baguettes. Et lui, il réagissait comment ? Il essayait, encore une fois, de la tuer.

Pendant un instant, Summer eut très peur. Vraiment peur. Vraiment vraiment très peur. Elle comprit, soudainement, pourquoi tout le monde était terrifié par ce jeune homme. Outre le fait qu’il faisait, sûrement, quarante six fois sa taille et qu’il était encore plus puissant en magie qu’elle, il arrivait à avoir la Mort dessinée dans son propre regard. Et ça, mes amis, c’était quelque chose d’effroyable. Summer se souvient donc, par la même occasion, pourquoi ses parents avaient raison quand ils lui disaient de ne jamais s’approcher de ce malade mental. Dès qu’il parlait, Summer sentait la haine glisser sur sa peau comme un deuxième manteau. Il ne pouvait pas la blairer. Il ne désirait uniquement que de la voir morte. Il détestait chaque partielle de son existence. Ce qui était affreux. La jeune Keegan n’avait aucune idée de pourquoi il la haïssait autant. Mais s’il voulait jouer à ce jeu, elle allait jouer.

Summer ne comprit pas pourquoi il ne l’avait pas achevée. Et vous savez quoi ? Elle s’en foutait. Ca faisait deux fois qu’il essayait de la tuer. Deux fois en moins de dix minutes. On ne tue pas quelqu’un comme ça. On ne lui avait jamais appris les bonnes manières ? Si son père ne pouvait pas s’en charger, elle s’en chargerait. Sa baguette tomba au sol, par on-ne-sait-pas quel miracle, et Wilhem semblait complètement perdu. Elle profita de cette occasion pour sortir sa baguette en même temps qu’elle le faisait tomber à terre – un petit coup sec derrière les genoux, ça en déstabilise plus d’un. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, le Gryffondor était immobilisé, sur le dos, avec juste la capacité d’entendre, de voir et de sentir. Summer s’accroupit au dessus de lui, à la limite d’être à califourchon sur lui. Elle plaça sa baguette juste au niveau de sa jugulaire et rapprocha son visage du sien.

« Écoute-moi bien, petit con. Je ne sais pas ce que je t’ai fait, ok ? Je t’ai jamais parlé jusqu’à maintenant. La seule tare qu’on peut me reprocher c’est de respirer le même air que toi. Tu veux quoi, que j’te paye mon droit de vivre ? »

Lui cracha t-elle au visage, avec une haine à peine dissimulée. Elle le fixait droit dans les yeux, incapable de s’arrêter de parler. Elle avait l’impression que ça faisait des années entières qu’elle avait envie de s’exprimer, mais qu’une force invisible l’en avait toujours empêchée.

« Nos parents se détestent, c’est un fait. Mais à moins que ton père ait décidé de faire de moi l’ennemie publique numéro 1, tu n’as aucun droit de me menacer de mort. Que tu décides de satisfaire ta petite fierté de petit merdeux sur les pauvres premières années, ou que tu jubiles de ton statut de Grant pour terrifier les autres, c’est un fait. Mais plus jamais tu oses t’en prendre à moi de cette façon. »

Summer aurait pu l’achever. Elle aurait pu lui lancer le plus puissant sort qu’elle connaisse pour lui pourrir la vie, le rendre misérable. Mais à quoi bon ? Elle allait partir. Le laisser ici, à la merci de ses victimes. Peut-être qu’elles auraient besoin de se venger, après tout. Mais elle, elle n’allait pas tomber aussi bas. Elle se redressa, l’enjamba comme un vulgaire torchon, en faisant en sorte de ne délier que sa bouche et son bras gauche - sans faire attention, certes, mais au pire sa baguette était trop loin pour lui -, et se dirigea vers la sortie.

Tout aurait pu se finir là. Elle l’aurait humilié et serait partie, telle une Serpentard qui se respecte. Sauf que voilà. Au moment où elle enclencha la poignée, la porte refusa de s’ouvrir. Elle tenta un sort : même résultat. La volière avait été fermée, par un sort quelconque qui bloquait les autres sorts de déverrouillage. Là, par contre, c’était beaucoup moins drôle.



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Wilhem Grant

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MessageSujet: Re: Douce maladie d'été - Summer   Sam 19 Avr - 20:40

Il y a des jours où il vaudrait mieux rester dans son lit, surtout quand on est encore malade. Aujourd'hui en fait bien évidemment partie. Se faire rétamer par une donzelle. Il est bien loin, le temps où le nom de Wilhem Grant était craint de tous dans cette foutu école. Je n'aurais jamais cru qu'elle pouvait faire ça. C'est vrai quoi, elle semblait si fragile, si faible. Comment est-il seulement concevable qu'une pauvre petite créature comme la Keegan qui se trouvait maintenant au-dessus de moi puisse faire preuve de tant de force? Je suppose que ce doit être ce que l'on appelle "l'instinct de survie". Mais si, celui qui pousse les animaux à faire preuve d'un grand courage et d'une force phénoménale quand ils sont repoussés dans leurs derniers retranchements! Oui, exactement, celui que la plupart des gens devraient avoir lorsqu'ils sont face à moi! En y repensant, c'est sûrement ça qui les fait courir si vite. De vrais lièvres face à un loup, ces moldus! Si tant est que le loup est bien le prédateur du lièvre... Je ne m'y connait pas très bien en animaux, vous savez. Je suis plutôt du genre fasciné par la magie.

En tous cas, dans cette journée, j'aurais appris une chose, c'est clair et net: une jeune fille, même bien éduquée, et capable de sortir de sa bouche des mots ignobles, tels que "petit con" ou encore "petit merdeux ". Il semblerait que quelqu'un complexe tellement sur sa taille qu'elle a besoin d'essayer de rabaisser les autres sur ce dernier critère. En temps normal, on dit "Tout ce qui est petit est mignon". Dans le cas présent, ça aurait pu être vrai, si seulement elle n'avait pas montré une gentillesse et un savoir vivre dignes d'une lionne. Sincèrement, je ne trouve pas ça très brave d'agresser quelqu'un qui a lâché sa baguette. Et pour cela, elle paiera. Chère. Très chère.

J'avais repris mon calme après qu'elle se soit levé. Mes pensées me semblaient si libres! Je n'étais plus entravé par un quelconque sentiment de gentillesse à son égard! A croire que la malédiction qui m'accablait s'affaiblissait petit à petit! Alors qu'elle se dirigeait vers la porte, sûrement dans le but de s'enfuir telle une lâche, je fis signe à mon hiboux - sans que Summer le voie, cela va de soit -, perché devant moi, de m'apporter ma baguette, et lançai un magnifique colaporta silencieux. Enfin! Comme quoi, quand je met toute ma motivation dans un sort, je peux le faire sans incantation! Et ma baguette n'était pas défectueuse! Je me demande toutefois pourquoi j'ai bien pris la peine de faire ce sort de façon muette. Pour montrer ma supériorité? Pour prouver quelque chose? Quoi que ce soit, ça puisait dans mon énergie; je n'étais pas habitué à faire ce genre de magie, et elle était encore éprouvante pour moi, même pour les plus petits sorts!

Mais cela n'importait guère. Le plus important est que j'avais réussi à la bloquer ici. Elle ne pourrait dire à personne qu'elle a réussi à mettre à terre le terrifiant Wilhem Grant! Il y avait toutefois une chose que je me devais d'éclaircir.

« Adam... Mon père m'a toujours rabâché à quel point tu es dangereuse. » dis-je en cachant ma baguette, pour qu'elle ne voie pas que je l'ai de nouveau, la voix tremblante et hésitante. On aurait dit celle que j'avais lors de mon moment de faiblesse cet été, quand j'ai appelé Juliet "maman". Décidément, chaque fois qu'il y a un quelconque lien avec l'été, je me retrouve dans l'embarras. « Il n'a eu de cesse de me dire de faire attention à toi. Que tu es une folle, pleine d'ambition, prête à tout pour atteindre les sommets, même à nous éradiquer, ma famille et moi. Alors, autant, si tu pouvais tuer Juliet, ça m'arrangerait. Mais je ne pouvais décemment pas te laisser partir comme ça, alors que j'avais une chance de te tuer, et que tu ne semblais pas en position de me faire du mal. Vois-tu, je suis le seul à avoir le droit de faire du mal à Nataliya et Danny. Puis soyons clairs; tu te tuerais en t'attaquant à Adam, et ça m'embêterait un peu. Avant que tu meures, j'aimerais savoir pourquoi je suis incapable de te faire du mal. »

Ce n'était pas moi. Ca ne pouvait pas être totalement moi.  Je n'étais pas faible au point de me livrer complètement à l'ennemi, si? Je croyais que le maléfice était parti, mais en fait, peut-être m'y suis-je juste habitué? En tous les cas, j'espère bien revenir à mon état normal d'ici peu, c'est ennuyant d'être gentil. D'autant que si mon père voyait cette scène pathétique, je pense qu'il me déshériterait sur le champ.
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Summer Keegan

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MessageSujet: Re: Douce maladie d'été - Summer   Sam 19 Avr - 21:27

La porte était bloquée. Véritablement bloquée. Summer aurait bien voulu s’énerver contre elle, y mettre des coups des pieds, des coups de poings, la lacérer, lui exploser tous les sorts qu’elle connaissait dessus. Oui, elle aurait bien voulu faire tout ça, mais elle ne le fit pas. Dans un premier temps, elle était persuadée que ça ne changerait rien. Dans un deuxième temps, elle aurait perdu encore plus de crédibilité face à Wilhem. Résignée, la jeune femme appuya sa tête contre le bois. Un courant d’air froid passa. Ce genre de filet glacial qui vous pénètre jusqu’à la moelle pour finalement repartir discrètement, se faufilant entre les murs comme la peste. Un frisson lui parcourut jusqu’à l’échine. Complètement désemparée, la petite Keegan aurait presque eu envie de se jeter par la fenêtre – sans vitre – pour ne pas rester une de minute de plus en compagnie de cet étrange spécimen. Elle n’osait même pas se retourner pour voir ce qu’il faisait. Peut-être qu’il s’était délié du sort, qu’il était juste derrière elle, prêt à lui lancer un sortilège de mort qui ne louperait pas, cette fois.

Au moment où elle se disait que la mort était proche, qu’elle allait l’accueillir gentiment à coups de faux, la voix de Wilhem se fit entendre. Elle était beaucoup plus loin que prévu, ce qui fit sursauter la Serpentard. Elle n’osait pas se retourner, la main toujours sur la poignée, mais elle sentait qu’il n’avait pas bougé d’un seul pouce par rapport à son sortilège. Ce qui ne la rassura pas davantage, car cela signifiait qu’il était toujours présent. Elle ferma les yeux, comme si ça pouvait faire disparaitre Wilhem d’un seul coup. Mais ça ne changeait rien, il continuait de parler. Summer se surprit à écouter ce qu’il disait. Au début, elle avait envie de rire tant c’était pathétique. Puis ça commença à l’inquiéter. Adam Grant avait dressé un portrait d’elle absolument terrifiant à son fils. La jeune fille fit volte-face pour fixer le jeune homme, immobile, les yeux vissés au plafond, qui dessinait une image d’elle effroyable. Elle écarquilla les yeux bien malgré elle, à la fois choquée et confuse sur ce qu’elle entendait. Comme si elle allait lever la main sur un des Grant. Comme si elle allait tuer quiconque. C’était complètement stupide.

Passons sur le fait qu’il soit d’accord pour qu’on tue sa mère, Wilhem semblait presque redevenir humain. Il venait de dire « tu te tuerais, ça m’embêterait un peu » et « je suis incapable de te faire du mal ». N’était-ce pas merveilleux ? Mais Summer reviendrait sur ça plus tard. Un silence s’installa entre les deux jeunes ennemis. Son petit doigt lui soufflait que c’était le Gryffondor qui avait clos cette porte, et qu’elle n’aurait accès à la sortie qu’une fois qu’elle lui aurait répondu. Bien sûr, elle aurait pu s’énerver à nouveau, le menacer de mort – histoire de continuer dans son petit jeu – et lui arracher les doigts un par un pour qu’il annule son sort … Mais cela ne lui semblait pas être judicieux. Elle se contenta de se mettre dos à la porte et de se laisser glisser tout le long pour finir assise par terre. Elle le fixa une nouvelle fois, de la tête aux pieds. Maintenant, il lui faisait plus pitié que peur. Ce jeune homme avait passé sa vie à se faire endoctriner par son père ; il n’arrivait même pas à penser par lui-même ; il n’avait aucune conception de ce qui était bon ou juste.

La jeune fille leva sa baguette et annula le sort d’immobilisation qu’elle lui avait fait subir ; le tout sans un mot. Elle resta sur ses gardes, le temps qu’il remarque qu’il était libre, puis finit par laisser tomber sa méfiance. Elle soupira un long moment, agacée d’avance par la conversation qu’elle allait avoir avec lui.

« Je ne compte tuer personne. Ce qui se passent entre tes parents et les miens, bien que ce soit absolument désastreux, ne me regarde en rien. Je ne vois pas pourquoi je devrais te haïr uniquement parce qu’Adam met des bâtons dans les roues de mes parents. Je ne pense pas que tu sois responsable de ça. N’est-ce pas ? »

Demanda t-elle, avec un regard suspicieux. Après tout, ce mec venait de lui faire deux menaces de mort en moins de vingt minutes ; il y avait de quoi se questionner dans ses motivations de tous les jours et sur à quel point il était fidèle à son paternel. Puis l’idée lui parut absurde, alors elle leva les yeux au ciel. Elle soupira à nouveau, complètement désabusée. Depuis quand les relations des enfants devaient dépendre des relations avec les parents ? Summer connaissait très bien les jumelles d’un couple d’amis de ses parents, et ce n’est pas pour autant qu’elles étaient meilleures amies. Au contraire.

Se souvenant de la raison pour laquelle elle était enfermée, Summer se décida à réfléchir à sa question. Il était incapable de lui faire du mal – ce qui était relativement rassurant si vous voulez tout savoir. Elle hocha les épaules.

« Je l’ignore. Pourquoi tu ne peux pas me blesser. Peut-être qu’on un lien de fou, un lien invisible qui fait qu’on ne peut pas se tuer sans tuer l’autre. Ou alors quelqu’un te contrôle et ne veut pas que tu me blesses, ahah. »

Elle disait ça avec un rictus amusé au coin de ses lèvres. Elle proposait des hypothèses complètements folles et sans aucun sens. Puis soudainement, elle ouvrit grand les yeux. Elle venait de repenser au comportement de Wilhem tout le long de leur rencontre. Elle s’étouffa à moitié en déglutissant. Elle s’approcha de lui très près et se mit accroupi juste en face. Elle le fixa droit dans les yeux.

« Wilhem, écoute-moi. Imagine-toi que je suis dans ton esprit. Imagine-toi que je suis dans ton cerveau, dans ta peau, dans tes souvenirs, dans tout. Imagine-toi que je contrôle chaque parcelle de ta peau. Tu détestes, n’est-ce pas ? Maintenant, imagine-toi lutter contre cette force, imagine toi repousser cette force au loin. Imagine-toi surpasser cette force. Tu peux le faire, tu es puissant, beaucoup plus que la plupart des gens de ton âge. Ferme les yeux et essaie. »

Summer avait essayé de garder une voix convaincante, une voix sereine, mais une pincée de panique avait percée. Elle touchait les genoux de Wilhem, comme pour le forcer à lutter contre elle – ou contre une force quelconque émanant de plus loin, si vous voyez à qui elle pensait. Elle avait besoin de savoir si son intuition était bonne. Si elle l’était, elle arriverait à avoir face à elle le vrai Wilhem. Celui qui ne veut pas la blesser. Et si c’était le cas, cette situation était bien plus grave qu’elle ne le pensait.



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Wilhem Grant

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MessageSujet: Re: Douce maladie d'été - Summer   Dim 20 Avr - 12:55

Je le savais! Quelqu'un me contrôle! Le fait qu'elle pense de même ne peut pas être une coïncidence! Dire que celle que j'ai essayé de tuer à deux reprises est aussi celle qui confirme mes doutes! Maintenant, ma question est toujours la même : Qui? Qui est assez puissant, et a réussi à s'approcher suffisamment proche de moi pour pouvoir me lancer un quelconque sort capable de faire flancher mon esprit? Dans l'immédiat, je ne vois que mon père ou Juliet pour faire cela, mais je les ai déjà tous deux écartés des possibilités. Je me demande si je vais un jour pouvoir trouver. D'autant que c'est peut-être un Gryffondor, qui m'aurait lancé ce sort dans mon sommeil! C'était la seule solution que je voyais pour l'instant.

Puis elle me sortit un truc de psychologues. Mais si, quand ils vous disent "Asseyez vous. Fermez les yeux. Imaginez un lac, un grand lac, plein d'eau, et de poissons"! Sauf que là, elle essayait de me faire résister à la force qui me contrôle. Sérieusement? Elle compte sérieusement m'enlever la malédiction qui m'empêche de la tuer? Une chose est sûr, elle n'a peur de rien cette petite. Elle croit vraiment que, si elle me délivre de cet enchantement, je lui en serai reconnaissant, et je la laisserai en vie? Ha! De toutes façons, ce n'est pas moi qui vais aller m'en plaindre. Ça me va tout à fait! Au moins, ce sera fait d'une pierre deux coups!

Me concentrant, je me focalisai sur la magie qui était en moi. Puis je m'évanouit soudainement.

« C'est si sombre... Je vois une grand masse d'energie noire... "Tue les moldus, Wilhem, tue-les jusqu'au dernier! Et surtout, ne fait jamais confiance à personne, Adam exclus. Adam est le sorcier le plus puissant au monde, il détient la vérité unique...". Mais au fond, il y a cette part de lumière... »

Dans mon rêve, je m'approchai de cette lumière, si brillante, si intrigante, au milieu de cette noirceur qui l'entoure. Puis je me réveillai. Sans avoir conscience de tout ce qu'il s'est passé. Et je vis un visage si familier. Celui de Summer. Summer qui était si douce, si gentille. Comment ne l'ai-je pas reconnu plus tôt? Je pris son visage entre mes mains, et lui murmurait :

« Summer. Summer, Summer! Tu m'avais tellement manqué. C'était terrible, je ne pouvais plus rien contrôler, j'étais obligé de regarder tout ça, mais tu es là! Tu es là maintenant, et nous pourrons mettre fin à tout ça, ensemble. Tout remettre comme avant!»

Puis plus rien. Le black out total. La noirceur en moi avait repéré l'anomalie, et avait endigué son avancée aussitôt. La lumière était aussitôt ravalée, et mon corps, évanoui, tomba au sol une nouvelle fois. C'était une chance que cette salle avait étée nettoyée avant-hier. Je ne suis pas sûr que cela aurait été très agréable de se retrouver deux fois dans la merde. Littéralement.
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Summer Keegan

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MessageSujet: Re: Douce maladie d'été - Summer   Dim 20 Avr - 20:42

Summer avait lu des tonnes de dossiers sur les sortilèges interdits. Il en existait trois. Trois qui faisaient de vous un monstre à la seconde durant laquelle vous les prononciez. Il est déjà arrivé à Summer d’y songer, d’effleurer l’idée du doigt de les prononcer dans le vide juste pour voir ce que ça faisait. Elle avait déjà été bercée par l’idée de contrôler quelqu’un, de lui infliger un impero pour voir jusqu’où elle pouvait aller. Mais quand elle remarquait qu’elle pensait ça, elle frissonnait, se détestait et fermait son esprit à ces idioties. Mais quelque part, elle ne pouvait pas s’empêcher d’être fascinée. D’être obnubilée par ces trois mots prohibés. Elle en connaissait un rayon, beaucoup trop pour en parler ouvertement ; ça alerterait les gens. Bizarrement, on ne trouvait pas grand-chose dans les livres, quand on ne savait pas chercher. Mais plus on accumulait les ressources, plus on se retrouvait avec assez d’élément pour satisfaire sa curiosité. Et se rendre compte de la cruauté de la chose.

La jeune Serpentard aurait du le sentir dès le début. Elle avait appris à reconnaitre ces infimes signes. Tendance à être bipolaires, tendance à dire une chose puis son contraire, tendance à idolâtrer son bourreau … Tant de signes accumulés dans un même corps, ça aurait dû l’alerter. Quelque part, elle se sentait coupable ; coupable de ne pas pouvoir l’aider, de ne pouvoir le dire à personne. Alors que la Keegan était venue pour savoir si elle passait noël chez ses parents ou non, la voilà qui se retrouvait prisonnière d’un bien trop lourd fardeau. Au moment même où Wilhem décida de l’écouter, ne serait-ce que quelques instants, de se concentrer … il s’écroula. Ses yeux, alors fermés jusque là, s’étaient ouverts en grands sans pour autant qu’on puisse distinguer une pupille. Il convulsait à moitié, forçant la jeune femme à plaquer ses mains sur lui pour essayer de le maintenir. Dans d’autres circonstances, elle aurait sûrement apprécié, mais pour le moment, elle était totalement paniquée.

Puis d’un coup, sa bouche s’ouvrit, pour laisser émaner une voix qui ne semblait pas entièrement la sienne. A la fois Wilhem et une entité bien trop supérieure, ce son avait l’air de sortir d’outre tombe. Summer était totalement paniquée. Elle essayait de penser rationnellement, mais elle ne parvenait pas à calmer ses tremblements ou les soubresauts du corps du Gryffondor. Les mots qu’il prononçait n’avait ni queue ni tête. Elle ne reconnaissait pas cette voix mais ce n’était sûrement pas celle du jeune homme étendu par terre. Pendant un instant, elle eut l’impression que la pièce était devenue glaciale. L’air était immobile, plus rien ne bougeait à part le blondinet. Et pourtant, c’était comme si des milliers de poignards s’enfonçaient dans la peau de la jeune fille. Vous savez quoi ? Oubliez son traumatisme après avoir appris que les animaux n’étaient pas des jouets ; aujourd’hui, elle venait de connaitre encore pire.

Wilhem parlait d’une lumière, une lumière à laquelle il parvint à s’accrocher. Puis l’espace temps repris son cours normal. Son corps se calma. Summer était toujours appuyée sur lui, incapable de le lâcher tant elle était crispée. Le Gryffondor ouvrit grand les yeux et la fixa. Il prit son visage entre ses mains, ce qui eut pour effet de la faire tomber sur ses fesses, complètement déboussolée. Il lui parlait comme s’ils se connaissaient depuis trop longtemps ; il la fixait avec une douceur qui lui était méconnue. Il semblait si heureux de se raccrocher à elle, comme si elle avait toujours été cette part de bon en lui depuis le début des temps. De nouveau, il se remit à parler, à dire des choses qui n’avaient aucun sens. Comment avait-elle pu lui manquer ? Malgré que tout le reste semblait confirmer la présence d’un impero, Summer était complètement chamboulée. Pourquoi parlait-il de choses qu’elle ne connaissait pas ? Pourquoi semblait-il savoir quelque chose sur elle qu’elle ignorait ? Quelle était cette énorme blague dont elle ne voyait pas l’intérêt ?

Wilhem la lâcha et sa tête tomba lourdement sur le sol. Summer avait été trop perturbée pour réagir tout de suite ; et ce ne fut que le son du crâne du Gryffondor contre le sol froid et humide qu’elle s’arracha à son choc. Ses mains tremblaient encore quand elle les approcha du visage de Wilhem. Elle n’osait même plus le toucher, de peur de lancer une nouvelle crise. Il était évanoui, mais il respirait. Son pouls était correct. En inspectant l’arrière de sa tête, elle ne vit aucune trace de sang. Elle aurait pu être soulagée, aurait pu partir en le laissant là ; mais elle avait envie de pleurer. Quel était cet énorme bordel auquel elle venait d’assister ? Ok, il y avait un impero, ce n’était pas cool. Pas cool du tout.Ca craignait à mort. Finalement, elle aurait plutôt aimé apprendre que sa théorie était fausse et que Wilhem était juste un malade mental. Mais au dessus de ça, venait-elle d’apprendre que quelqu’un avait influencé sur son esprit, à elle, contre son gré ?

Se laissant tomber à côté du corps inerte du Grant, Summer remonta ses genoux contre sa poitrine, incapable de parler ou de respirer comme il faut. C’était un peu trop d’émotion pour elle. Elle essaya de contrôler sa respiration pendant de longues minutes, pour reprendre correctement ses esprits. Quand elle y parvint, elle décida de s’occuper un peu de Wilhem. Elle porta sa tête sur ses cuisses et posa sa baguette au dessus de sa tête. Aguamenti murmura t-elle si bas, qu’elle parvint à peine à s’entendre. Au début, il n’eut aucune réaction. Puis ses yeux s’ouvrirent et il s’étouffa à moitié. Dans un premier temps, elle fut rassurée. Puis elle se souvient que le Gryffondor était sous sortilège impardonnable, et qu’il valait mieux pour elle qu’elle recule avant qu’il ne lui saute à la gorge. Elle se redressa vivement, rangea sa baguette et chercha une excuse très rapidement.

« Alors, rien à signaler. »

Mentit-elle. Elle savait pertinemment qui était derrière tout ça et elle ne voulait vraiment pas se mettre ce terrifiant personnage à dos. Surtout pas toute seule. Elle se mordit la lèvre, pour s’empêcher de gaffer. Summer était une très bonne menteuse, il n’y avait aucun soucis là-dessus ; mais elle avait été trop secouée pour user entièrement de son talent.

« Je suis une sang-pur. Tu ne peux tuer quelqu’un de ta race. C’est pour ça que tu bloques. Nous sommes des alliés naturels ; on ne peut pas lutter contre la Nature, Wilhem. »

Enchaîna t-elle sans l’ombre d’une hésitation. Sa voix était douce et suave, sans qu'elle ne le veuille réellement. Elle leva les yeux au ciel, comme si cette explication était la plus logique du monde ; comme si le fait qu’aucun des deux n’y aient pensé était quelque chose d’absolument ridicule. Elle aurait presque lancé un faux rire plein de niaiserie mais elle sentait que ça aurait été de trop.

Lentement, la jeune fille tenta de reculer, cherchant la sortie. Mais elle se retrouva plaquer contre un mur. Mauvais côté de la salle. Elle replaça une mèche de cheveux derrière son oreille et passa, machinalement, sa main sur sa jupe. Puis elle fixa Wilhem. Bizarrement, elle trouvait ce côté victime absolument séduisant. Et ça, si vous voulez tout savoir, ça craignait encore plus. Mais ça n’empêchait pas qu’elle voulait se barrer, sous peur de se faire pulvériser. Elle aurait aimé tout lui raconter, mais elle savait qu'il réagirait trop mal. Alors elle se contenta de garder un aspect serein, limite hautin, comme n'importe quelle personne qui se respecte. Avec un peu de chance, il allait se barrer, dégoûté de ne pas pouvoir l'atteindre comme il le désirait.



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Wilhem Grant

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MessageSujet: Re: Douce maladie d'été - Summer   Dim 20 Avr - 22:02

Vous savez que ce n'est pas agréable de se prendre un saut d'eau pour se faire réveiller? Moi je viens de l'expérimenter. Cette sale peste de Summer s'est amusée à me faire sortir de mon sommeil à l'aide d'un aguamenti. Sommeil dans lequel j'ai sûrement dû entrer en me cognant la tête, vu le mal de crâne que je me tape. Je me souviens avoir fermé les yeux un instant, puis... Plus rien, le vide complet. Et maintenant je me réveille avec l'impression de m'être fait frappé par un Troll des montagnes derrière la tête. Cette journée était de mieux en mieux, décidément.

« Alors, rien à signaler. Je suis une sang-pur. Tu ne peux tuer quelqu’un de ta race. C’est pour ça que tu bloques. Nous sommes des alliés naturels ; on ne peut pas lutter contre la Nature, Wilhem. »

Bon sang mais quel idiot. Sincèrement, pourquoi n'ai-je pas pensé à cela plus tôt? Cela m'aurait évité bien des ennuis! Et puis, c'était la réponse la plus sensé! Depuis mon plus jeune âge, on m'apprend à respecter et à aimer mes frères et sœurs de sang pur! Forcément que mon inconscient m'empêche de faire du mal à l'une des nôtres! Peu importe ce qu'on m'a dit sur elle, elle fait partie de la race supérieur, et, comme elle dit, nous sommes des alliés naturels. Pourquoi nos parents se tirent-ils dans les pattes? S'ils s'alliaient, s'ils nous avaient fait nous rencontrer, ils auraient peut-être pu devenir encore plus puissants, en associant les deux familles! Eux qui étaient si puissants, ils auraient bien pu faire un mariage arrangé, personne n'aurait pu s'y opposer! Ils auraient été les maîtres du monde! M'enfin, ce qui est fait est fait.

Ceci dit, c'est fou comme Summer est mignonne, maintenant que j'y repense. On dirait presque un ange tombé du ciel. Ses sombres, longs et soyeux cheveux contrastaient parfaitement avec son teint légèrement pâle, et ses yeux si clairs, et si profonds. Puis il faut aussi dire que ses courbes sont tout à fait plaisantes. Comment ai-je pu seulement penser une seule seconde à tuer une fille possédant tant d'atouts? En plus de ça, elle était une sang pur, et je ne doute pas qu'elle doit être très intelligente, et une grande sorcière, étant donné sa lignée. Car oui, même si je déteste les Keegan, je les respecte. Je respecte ce qu'ils sont et ce qu'ils ont réussi à accomplir; ce n'est pas donné au premier venu de faire de l'ombre aux puissants Grant!

M'approchant encore de Summer, qui semblait jouer de ses charmes en se passant la main dans les cheveux, je lui susurrai à l'oreille :

« Je pense que tu as raison, nous sommes des alliés naturels. Et pour cette raison, je pense sincèrement que nous ne devrions pas avoir tant d'animosité entre nous, nous devrions plutôt nous unir, devenir les plus puissants. Ensemble, nous ferions de tellement grande choses! On pourrait même exterminer tous ces moldus, et faire un monde seulement pour les sorciers! Plus la peine de se cacher, on serait la seule espèce au monde! Un monde rempli de sang-pur! Imagines-tu seulement l'étendu de ce qu'on peut faire? »

Je lui sortis un sourire des plus sadiques - c'était sensé être un sourire charmeur, mais c'est le seul que je sais faire, j'ai oublié les autres -, et plaçai une main sur sa joue, tout en la fixant encore une fois dans les yeux.

« Sincèrement, ça me ferait très plaisir que tu te joignes à moi. »
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Summer Keegan

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MessageSujet: Re: Douce maladie d'été - Summer   Lun 21 Avr - 10:10

Summer cherchait une solution. Son cerveau travaillait à cent à l’heure dans l’optique d’une échappatoire. Elle ne pouvait pas avouer la vérité à Wilhem car ça mettrait sa vie en danger. A partir du moment où le fils savait quelque chose, le père serait au courant relativement rapidement. Summer était entrain d’imaginer Adam Grant, prendre son fils dans son bureau, l’assoir sur une chaise et lui forcer à raconter les moindres détails de sa journée. Et si une seule personne doutait de quelque chose, il devait l’envoyer à une mort certaine. S’il sentait que son pouvoir faiblissait, il augmentait la dose. Wilhem ignorait tout ça, il ne pouvait pas lutter. Pourtant, une part de la Serpentard savait, elle savait qu’il aurait la force de se battre contre cette entité supérieure si on l’aidait. Mais elle ne savait pas vers qui aller. Il n’avait personne à ses côtés, personne qui l’appréciait. Comment quelqu’un pourrait-il comprendre que Wilhem avait besoin d’aide ? Et puis, peut-être, après tout, que le blondinet appréciait cette situation. Peut-être qu’il avait tellement subit l’impero qu’en lui retirant, il ne serait plus rien qu’un amas de chair sans conscience. Et si sa seule façon d’exister était d’être l’ombre de son géniteur ? Un frisson glacial parcourut le dos de la jeune fille à cette pensée.

Wilhem s’approchait lentement d’elle. Il ressemblait à un serpent face à une proie, prêt à la dévorer entière, à lui aspirer son âme. Sur le coup, Summer paniqua encore plus. Elle écarquilla les yeux, stoppa net de respirer. Puis son cœur s’accéléra quand elle sentit le souffle du Gryffondor au creux de son oreille. N’importe qui d’autre ce serait pris un coup de pied dans les parties génitales ; mais face à Wilhem, elle se sentait complètement désemparée. C’était comme si on esprit hurlait à la fuite alors que son corps hurlait pour que ça continue comme ainsi. Il s’était penché vers elle si près, il était si proche qu’elle pouvait sentir l’odeur de ses cheveux, sentir son cœur battre. Le son de sa voix était une mélodie sans pareil. Mais ce qu’il disait était terrible. Complètement affreux. Les pensées d’Adam sortaient par la bouche du jeune homme. Et pourtant, Summer y vu un subterfuge. Adam ne pouvait pas la supporter. Il la détestait. Il haïssait tout ce qui se rapprochait des Keegan. Et Summer, du haut de ses quinze ans, pouvait influencer sur son fils. Wilhem ne semblait voir en elle qu’un moyen de réaliser les rêves de son père. Et ce dernier n’était pas au courant qu’elle savait. D’un point de vue extérieur, elle ne semblait être qu’une victime, une fille facile, prête à être endoctrinée. Si elle laissait paraître le moindre doute, elle allait se faire assassiner.

Le regard de Wilhem plongea dans le sien. « Sincèrement, ça me ferait très plaisir que tu te joignes à moi. » venait-il de dire, avec un sourire qui se voulait séducteur. Un rictus sadique et enjôleur se dessina sur les lèvres de la jeune fille. Elle remonta sa jambe au niveau du genou du Gryffondor, le forçant à se baisser davantage à son niveau. La main de ce dernier se retrouva à quelques centimètres de son visage, appuyé contre le mur. Summer humecta ses lèvres, feignant de réfléchir à cette proposition qu’on venait de lui faire. Elle enroulait une mèche de cheveux autour de ses doigts, tout en laissant sa jambe continuer de faire pression contre celle de Wilhem pour le forcer à se coller davantage à elle. Bizarrement, elle trouvait cette partie de séduction terriblement plaisante. Elle se laissait prendre au jeu sans demander son reste. Une partie d’elle était sincère, une autre jouait un rôle. Ce qui été terriblement étrange, mais elle préféra ne pas y penser tout de suite.

« Ça pourrait être une idée intéressante, après tout … »

Murmura t-elle, avec une voix suave et pleine de suspens. Summer déplaça sa main pour la poser dans les cheveux du jeune Gryffondor, s’amusant avec l’une de ses mèches blonde comme les blés. Puis elle glissa la main le long de son cou, le forçant à rapprocher sa tête de la sienne, délicatement, doucement. Leurs fronts se touchaient, leurs souffles se mélangeaient. Elle faisait lentement passer ses ongles dans sa nuque, avec beaucoup de douceur, ne cherchant aucunement à lui faire du mal.

« Après tout, nous voulons la même chose … Imagine ce monde uniquement fait de sorciers, uniquement fait pour nous … »

Elle disait ça, très bas, comme pour que Wilhem se sente le seul à entendre ces confessions. Elle donnait l’impression de lutter terriblement contre l’envie de l’embrasser – ce qui était affreusement vrai. Elle exerça une nouvelle pression sur son genou, pour le forcer à s’incliner davantage.

« Ils sont si naïfs à se croire ennemis … En nous unissant … On serait parfaits … On pourrait atteindre les plus hauts sommets … Nous sommes fait pour ça Wilhem, tu as raison … Il faut leur montrer qu’on ne peut lutter l’un contre l’autre … Que ce combat est inutile … »


La jeune femme se mordit la lèvre. Leurs bouches n’étaient qu’à quelques millimètres, leurs respirations se mélangeaient. La fin de sa phrase avait été lâchée dans un murmure si bas que seul le Gryffondor aurait pu en distinguer les mouvements enchanteurs. Summer laisse son autre bras passer dans le dos du jeune homme pendant que sa première main se perdait dans ses cheveux. Son cœur battait la chamade ; elle n’avait même plus la force de parler. Elle fixait le jeune homme dans les yeux, son regard était intense, lui hurlant de céder le premier. Elle rapprocha son visage encore un peu plus près, à tel point qu’elle pouvait sentir ce léger contact qu’elle venait de créer entre les deux bouches, sans pour autant faire le pas de plus.



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Wilhem Grant

PSY. CHO. PA. THE.

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MessageSujet: Re: Douce maladie d'été - Summer   Lun 21 Avr - 12:00

C'est drôle, mais je n'aurais pas cru que ce serait si facile, et si amusant, de séduire la petite Keegan. Le fait est qu'en fait, je crois bien que c'est elle qui me séduit. Ce doit être l'une des premières personnes à oser se tenir aussi proche de moi. Bon, c'était aussi la seule personne à qui j'aie proposé de m'unir. Ben oui, c'est rare qu'une fille soit aussi complémentaire avec moi qu'elle l'était. Puis, elle au moins, n'est pas rebutée par l'idée de tuer tous les moldus, au contraire, elle était entièrement d'accord avec moi. Toutefois, alors que je comptais juste me servir d'elle, je me suis vite rendu compte qu'une partie de moi ne veut pas juste s'en servir. Elle veut vraiment être avec elle. Juste sa présence, juste sa chaleur, sa vie, ses lèvres. Et tandis qu'elle me rapprochait d'elle, continuant son jeu du charme, je résistais de plus en plus difficilement à l'idée d'en finir une bonne fois pour toute et de l'embrasser. Quel choix difficile, que celui qui oppose l'amusement et le désir de la séduction à la douceur et le bonheur d'un baiser.

Je n'écoutais plus ce qu'elle disait. Je me doutais de toutes façons qu'elle continuait à parler d'elle, de moi, de nous, et de nos parents. Mais tout ce qui m'intéressait à l'instant présent étaient la douceur et la beauté profonde de ses yeux, que je ne pouvais lâcher du regard. J'étais comme hypnotisé par ces deux saphirs pâles, si peu communs, si rare, et pourtant si proches. Toute cette beauté, toute cette perfection était à portée, je pouvais juste finir tout cela d'un baiser, mais c'était trop facile. Je connais la perfection, après tout, je le suis, et c'est pourquoi je sais que je ne mérite pas de la toucher si facilement, juste avec quelques mots. Et tandis que ses mains se baladaient des mon dos, et dans mes cheveux, je glissai la mienne dans les siens, caressant cette si douce chevelure, qui n'avait rien à envier à celle d'Aphrodite, cette déesse grecque de l'amour. Ou de la beauté. Je ne sais pas, et je m'en fiche un peu dans l'instant présent, si vous voulez tout savoir.

Ce qui importait vraiment, c'était la proximité de nos lèvres. Elles se frôlaient à peine, mais elles étaient déjà en contact. Et les yeux de Summer semblaient m'appeler à avancer encore. A aller jusqu'au bout, à rompre toute distance entre nous. Et c'est ce que je fit. Dans un élan passionné, je l'embrassai finalement, cédant à ce que me dictaient mon instinct, mon esprit, mon corps, et même cette petite partie de mon subconscient, qui m'empêchait de la toucher tout à l'heure. Tout mon être brûlait d'envie de ne faire qu'un avec elle, et j'avais répondu à son attente. J'étais entièrement dévoué à elle, et personne n'y pouvait plus rien. Elle pouvait maintenant faire ce qu'elle voulait, je n'aurais pas les moyens de m'en plaindre. J'étais comme envoûté, encore.

Puis un bruit de serrure. La porte s'ouvrait, pour gâcher ce moment intense rempli de passion. Qui diable avait pu passer outre mon sortilège? Quand je me retournai pour voir le visage de cette personne, elle avait déjà disparu dans l'escalier. Murmurant un " désolé " à Summer, je marchai d'un pas décidé vers la porte. Il y a quelques secondes, mon être entier brûlait de passion, maintenant, c'était de rage. Je pouvais presque sentir ma colère sortir de mon corps, le contrôler. Sortant ma baguette, je partis à la poursuite de la personne qui avait osé interrompre ce moment important, et lançai des incendio dès que je l’apercevais. Je me fichais bien de pouvoir faire perdre des points à cette stupide maison de Gryffondor, mon seul but en l'instant présent était de réduire à néant le trouble-fête qui a mit fin à mon court bonheur.
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Summer Keegan

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MessageSujet: Re: Douce maladie d'été - Summer   Lun 21 Avr - 13:24

Wilhem céda. Summer sentit ses bras l’entourer, elle sentit le goût de ses lèvres sur les siennes.  Pendant quelques instants, peut-être durant une éternité, il n’y avait qu’eux. Les corps ne formaient plus qu’un tant ils se serraient forts. C’était comme si, à cet instant précis, des pulsions enfouies depuis des années de frustration reprenaient le dessus. La jeune femme fut incapable de se retenir ; une fois la machine lancée, elle semblait incapable de l’arrêter. Elle attrapa Wilhem par la nuque, le serrant encore plus fort pendant que les mains de ce dernier la serraient à la taille – comme s’il avait peur qu’elle ne finisse par s’envoler. Bien que le Gryffondor ne fût pas très impressionnant au niveau de sa musculature, la Serpentard ne pouvait plus nier la force qu’il possédait. Il la soulevait du sol comme un vulgaire sac de pomme de terre, la plaquant contre le mur avec une force impressionnante. Après réflexion, elle se demandait comment elle pouvait respirer tant il s’en empêchait mutuellement. Ils s’embrassaient avec tant de violence, qu’on aurait pu croire qu’ils avaient comme but de se tuer l’un l’autre. Par suffocation ou aspiration de l’âme, qui sait.

On ne pouvait pas dire que Summer était un as en ce qui concernait les relations humaines. Elle avait quelques connaissances, histoire de faire joli ; deux-trois amis dans sa maison, et beaucoup plus de gens qui ne l’aimaient pas. Elle avait déjà eu quelques romance, de celles qui durent que deux semaines, en été ; de celles qui s’oublient bien vite et dont le nom de l’autre finit toujours par nous échapper. Et malgré tout, elle se retrouvait à ressentir, à cet instant précis, des sensations de fou. Vous savez, parfois, vous avez très faim et une pizza fumante se glisse sous votre nez. Vous décidez de l’ignorer, pendant plusieurs heures, jusqu’à finir par vous accoutumer à sa présence. Puis un jour, vous craquez, sans raison, alors que vous y étiez habitué, et son goût vous parait des plus délicieux, des plus envoûtants. Si Summer pouvait comparer cette situation à celle qu’elle vivait, elle le ferait.

La jeune Serpentard voyait des choses. Passons le côté hyper romantique de cette phrase, la Keegan se retrouvait plongée dans un amas de souvenir qui ne semblaient pas être les siens. Elle se voyait elle, petite, avec Wilhem, petit, vivant une romance fusionnelle, enfantine et terriblement touchante. Et elle revoyait, ses parents, leurs parents, se disputer avec tant véhémence qu’elle en éprouvait presque de la peur. Puis elle vit leur baguette se lever, dans un calme olympien, pour prononcer la formule qui change les souvenirs. Summer embrassa Wilhem avec plus d’ardeur, comme pour connaitre la suite de cette histoire. Chaque seconde qui passait s’écoulait comme la douce des amertumes. Elle se détestait d’éprouver un certain plaisir à faire ça ; et elle se sentait si bien à continuer. Elle n’avait plus conscience de l’endroit où elle se trouvait, ni du temps qui passait. C’était affreusement plaisant.

Puis un bruit de verrou. Une porte qui s’ouvre. Le temps qui reprend son cours. Les pieds de Summer touchèrent à nouveau le sol. Elle se sentait épuisée et heureuse, en même temps. Comme après un match de Quidditch – oui, la comparaison qu’elle en fit restait assez bancale. Le temps de réaccoutumer sa vue à la lumière, soudainement si aveuglante, et la silhouette qui se trouvait dans l’embrasure de la porte avait disparu. D’un geste rapide, sa main passa sur les plis de sa jupe. Wilhem avait eu les mains quelques peu baladeuses et elle en aurait volontiers demandé à nouveau – mais elle n’assumait pas des masses, alors elle préféra refouler ce sentiment. Elle passa une main dans ses cheveux, complètement décoiffés. Elle posa son regard sur Wilhem qui subissait la même chose. Sa chemise était sortie de son pantalon, comme si, dans son inconscient, Summer avait essayé de la retirer. Le rouge lui monta quelque peu aux joues alors que le Gryffondor s’élançait à la poursuite du gêneur.

Summer s’appuya contre le mur, la main sur la poitrine. Elle était complètement perdue. Elle en avait presque le souffle coupé. Au bout de quelques minutes, elle décida de sortir de la Volière, incapable de remettre ses idées en place. Elle essaya, maladroitement, de remettre ses cheveux en ordre, mais ils se retrouvaient beaucoup trop emmêlés ; ce qui la fit, bizarrement, sourire. Puis, se sentant complètement stupide, elle décida de partir ailleurs – en espérant ne croiser personne, cette fois – pour être un peu seule. Elle avait adoré ce baiser, mais une partie d’elle savait qu’il était faux. Dans un premier temps, car elle l’avait provoqué en jouant la comédie. Dans un deuxième temps car Wilhem était son impero, donc pas lui-même. Et à cette pensée, elle eu un pincement au cœur.



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