Draco Dormiens Nunquam Titillandus
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Böcker, böcker överallt ▲ KATE.

Aller en bas 
AuteurMessage
Lonàn S. Campbell

Éventuel futur sorcier en devenir - Accro aux russes

avatar

Féminin Messages : 300

Carte d'étudiant
Année d'étude: Deuxième année
Pureté du sang: Sang-mêlé
Patronus: Le Kakapo

MessageSujet: Böcker, böcker överallt ▲ KATE.   Mer 9 Avr - 10:38

On était en plein milieu d’après-midi. Il faisait beau, plutôt chaud pour la saison et il n’y avait pas cours. Autant de circonstances qui poussèrent Lonàn … à aller dans la bibliothèque. Alors que tout le monde vagabondait dehors pour prendre un peu l’air ou pour rejoindre leurs amis dans le village d’à côté, le jeune Serdaigle, lui, pensa que la meilleure solution pour satisfaire sa journée serait d’aller compléter son vocabulaire de suédois. C’est donc pour cela que, dès qu’il eut marre de regarder les quatorze reportages à la suite sur la vie des kakapos qu’il avait pu piquer à droite à gauche pour les mettre sur son netbook, il prit la direction de la bibliothèque. Donc, pour récapituler, alors que cette journée s’annonçait la plus douce du mois de décembre, le jeune garçon pris la décision de passer de son dortoir, sombre et étrange, à la bibliothèque, encore plus sombre et désertique. Et après, il ose se plaindre d’avoir mal aux yeux quand il y a une lumière trop forte non loin de lui. Quel pauvre petit.

Il savait très bien où se diriger pour aller vers son dû. Il connaissait cette bibliothèque comme sa propre poche, pouvant se diriger dedans les yeux fermés, en marche arrière et à cloche-pied. Autant vous dire que ça faisait de lui un petit rat de bibliothèque hors norme. Osez dire que coller des clichés aux maisons est fastidieux, osez donc … Bref, le jeune Lonàn passa comme une fusée devant les rayons qui ne l’intéressaient pas – aujourd’hui – pour finalement arriver à son rayon préféré du jour « Les langues étrangères ». Une touche d’adrénaline monta dans ses veines. Si seulement il pouvait juste respirer ces bouquins pour en retenir les moindres détails, pour pouvoir s’imprégner de chaque règle de grammaire des langues étrangères. Ce serait son rêve. Ça et la paix dans le monde, évidement.

Au moment où il se disait que sa journée ne pouvait pas être plus parfaite, il remarqua quelque chose qui gâcha son plaisir. Les sourcils froncés, il remarqua que le dictionnaire anglais – suédois n’était pas à sa place. Il grogna dans sa barbe, complètement désabusé par cette mauvaise surprise. Il recula pour avoir un angle plus grand sur son rayon … et il vit son Saint Graal. Perché sur la plus haute étagère. Alors déjà que Lonàn, avec son mètre quarante, il n’atteignait pas la plupart des étagères, mais alors là, c’était peine perdue. Son cerveau se mit à bouillir, cherchant une solution à son problème. Hors de question de demander à quelqu’un et encore moins à cette fille qui semblait vouloir faire corps avec la pénombre tellement elle ne voulait pas être dérangé. En remarquant cette jeune fille, il repéra une chaise non loin d’elle. Au début, très peu friand de s’approcher aussi près d’un être vivant, il se résigna quand il vit la couverture de son dictionnaire l’appeler.

Prenant la chaise, il trottina jusque son rayon pour la coller aux étagères. Ainsi, il grimpa dessus, avec l’espoir fou d’atteindre le haut de du rayonnage. Encore une fois, s’il avait fait dix centimètres de plus (ou peut-être vingt), ça aurait été. Ou s’il avait été doué avec une baguette. Mais dans les deux cas, ce n’était pas pour aujourd’hui. Il soupira de désespoir, presque complètement démoralisé devant son incapacité à réaliser son rêve du moment : lire le dictionnaire. Au moment où tout semblait être une cause perdue à jamais, et que le jeune Serdaigle songeait presque à trouver une autre activité, il vit quelqu’un attraper le livre. N’importe qui dans cette situation aurait été heureux … mais là ça puait. Le jeune garçon leva les yeux pour découvrir face à lui une bête. Pas une gentille bête, genre un dragon, un sombral ou n’importe quoi d’autre. Non, une bête de chez les Gryffondor ; ce genre de bête qui fait un mètre quatre-vingts quinze pour une bonne centaine de kilogrammes de muscles, qui te toise avec mépris et avec moquerie. Trop cool.

Lonàn fut partagé entre deux réactions : Comment se fait-il que ce jeune homme bourru sache lire autre chose que la notice de céréales ? et … Je vais encore me faire taper si je l’ouvre. Alors, il garda le silence. Mais ce n’est pas pour autant que la brute se dit « Oh ben mince, il a disparu, je vais donc repartir sans embêter personne », car malgré tous les efforts de Lonàn, se taire ne voulait pas dire devenir invisible. Même en fermant les yeux très forts, hein, il avait déjà essayé.

« Bah alors, on a perdu sa langue, le nabot ? C’est ça ce livre que tu voulais ? Tu sais, tu es censé dire merci quand quelqu’un te rend un service. Ta mère t’as vraiment mal élevée. »


Le Gryffondor le toisa avec un regard malsain. Il voulait jouer. Il avait du s’ennuyer dehors. Ou alors une fille venait de lui foutre un vent. Et il n’aimait pas ça. On ne rejette pas un Gryffondor. Il balançait le dictionnaire de droite à gauche, dans un mouvement lancinant juste pour voir la réaction du jeune garçon. Incapable de parler, ce dernier se contenta de descendre de sa chaise. Finalement, sortir semblait être la meilleure option. Mais la brute n’en avait définitivement pas fini avec lui.

« He oh gamin, tu t’en vas pas comme ça. Putain mais t’as été élevé où ? Reviens là ! »

Passablement énervé de s’être fait ignorer – probablement pour la deuxième fois –, le demeuré posa sa main sur l’épaule de Lonàn. Main qui devait faire la taille de sa tête. Autant vous dire que c’était quelque peu effrayant. Il le plaqua à moitié contre le mur le plus proche, balançant le dictionnaire dans un coin.

« Écoute le nabot, tu vas te détendre. Je t’ai rien fait. Tu peux parler non ? T’as pas de langue ? Je suis sûr que si. Allez, ouvre la bouche ! J’ai toujours voulu être médecin. »


Totalement paralysé, Lonàn écarquillait grand les yeux. Il était incapable de respirer comme il faut. Il était tétanisé, paralysé. Tous ses muscles étaient incapables de bouger. Si vous voulez mon avis, ce n’est pas comme ça qu’on fait connaissance avec un jeune Serdaigle agoraphobe, timide maladif. Sérieusement. Ne faite JA-MAIS ça. Lonàn était à deux doigts de se faire dessus.




Lonàn ▲ Sweeney
Here she comes with the masterplan and I'm starting to lose control. Here she comes to this trash of man and I'm ready to taste it all... when she is bringing me in, checking me out, making me glorious, she is bringing me in, turning me on, making me glorious

©️ Yamashita d'épicode




color : dodgerblue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kate Lightwood

Notre petite blaireaute préférée - légèrement psychorigide

avatar

Féminin Messages : 274

Carte d'étudiant
Année d'étude: Sixième Année
Pureté du sang: Sang-mêlée
Patronus: Colibri

MessageSujet: Re: Böcker, böcker överallt ▲ KATE.   Mer 9 Avr - 17:10

C’était une journée particulièrement chaude et ensoleillé pour la saison, on était au mois de Décembre, et le thermomètre atteignait facilement les 12°C. Les vacances de fin d’année approchaient et tous les élèves parlaient sans cesse de ce qu’ils allaient faire, où ils allaient aller, à quel point ils étaient impatients de retrouver leurs familles pour Noël, tant et si bien qu’il n’y avait plus un seul endroit où être tranquille si vous ne vouliez pas entendre parler de Noël, ce qui était le cas de Kate. Elle s’était donc rendu à la bibliothèque, le seul endroit silencieux en toute circonstance ou presque. Etrangement, Kate avait toujours apprécié se perdre au milieu des livres bien qu’elle ne soit pas particulièrement férue de lecture. Lorsqu’elle était entrée dans la bibliothèque de Poudlard pour la première fois, elle avait été impressionnée par la taille de l’endroit avant d’être subjuguée par le parfum, un parfum de poussière diront certain, peut-être pas totalement à tort, mais pour la jeune femme, c’était surtout une odeur de papier qui avait vécu, dont les pages avaient été tourné un nombre incalculable de fois, et c’était apaisant.

Elle s’était installée confortablement dans un coin de la bibliothèque, près du rayon où l’on pouvait trouver entre autre les dictionnaires des langues étrangères, un des rayons les moins fréquentés et où elle n’aurait donc pas à craindre d’être dérangée. Elle avait pris avec elle son carnet à dessins et ses pastels. Elle n’avait pas eu le temps de dessiné depuis un moment, et ce temps hivernal l’inspirait, elle adorait représenter la neige, qui pour elle était bien plus qu’une bouilli blanche, c’était un mélange de teinte, presque aussi difficile à capturer fidèlement que de l’eau. Un jeune garçon, d’environ douze ans arriva alors. Katherine pensa qu’il en était fini du silence religieux qu’elle avait tant cherché et fini par trouver ici. Elle observait discrètement le nouveau venu de derrière son carnet, elle le vit tenter d’atteindre un ouvrage, mais elle n’aurait pas su dire le titre depuis là où elle se trouvait, le garçon s’avança alors vers elle, et elle craint de devoir aller l’aider. Elle était très bien installée et en plein croquis, elle fut soulagée de constater  qu’il venait juste prendre une chaise pour atteindre la dernière étagère. Elle n’avait jamais vraiment prêté attention à la hauteur des rayons avant aujourd’hui et se rendit compte à quel point les premières et deuxièmes années devaient avoir du mal lorsqu’ils voulaient un livre, trop petit pour atteindre les étagères, et pas assez doué en sortilège pour pouvoir déplacer les livres comme ça.

Elle replongeait vers son esquisse lorsqu’un autre élève arriva, beaucoup moins discret que le petit brun, et plus idiot à en juger par son vocabulaire fleurit et limité. Kate se fit discrète, ne voulant pas avoir à intervenir mais attrapa néanmoins sa baguette par réflexe. C’était une baguette en bois clair et finement orné qui semblait avoir été fabriqué pour s’imbriquer parfaitement dans sa main, elle l’avait tenu tellement de fois que c’en était presque devenue une extension.  Kate ne connaissait ni le petit brun, ni l’armoire à glace d’un mètre quatre-vingts quinze aux capacités intellectuelles limitées, mais ce dernier arborait les couleurs de Gryffondor. Rien de bien étonnant quand on y réfléchissait. Ce dernier retint, pour ne pas dire bloqua le jeune garçon qui se retrouva dos au mur. Littéralement. Kate pointa sa baguette et prononça calmement un Locomotor wibbly  et avant même que ce benêt de Gryffondor ne comprenne ce qui lui arrivait, il s’effondra à terre, ses jambe ne le portant plus. La jolie brune avait toujours adoré le sortilège des jambencoton, bête comme tout et sacrément embêtant.

- Et toi ta maman t’as jamais appris qu’on ne s’en prenait pas à un plus petit que soi ? Estime toi heureux que je n’ai pas utilisé le maléfice de la massue ou encore un crache-limace, j’ai toujours voulu voir ce que donnait ce sortilège alors ne me fait pas regretter de ne pas l’avoir essayé sur toi…


Elle aurait pu craindre de faire perdre des points à Poufsouffle avec ce sortilège, mais pour cela il aurait fallu que quelqu’un l’apprenne, or le jeune Gryffondor n’allait surement pas se vanter d’avoir fini les quatre fers en l’air à la bibliothèque. Elle se tourna alors vers le petit garçon, toujours immobile contre son mur.

- Tu devrais ramasser ton livre, il va s’abîmer par terre. Je m’appelle Kate au passage.


Son après-midi en paix et en silence venait de s’achever, elle ne pouvait vraisemblablement pas rester à la bibliothèque, et ne trouverait surement pas un recoin sûr et tranquille ailleurs dans le château.


Maybe that was why she couldn’t cry. Because what was the point in crying when there was no one there to comfort you? And what was worse, when you couldn’t even comfort yourself?» CoG ©️anaëlle


Dernière édition par Kate Lightwood le Jeu 10 Avr - 16:20, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lonàn S. Campbell

Éventuel futur sorcier en devenir - Accro aux russes

avatar

Féminin Messages : 300

Carte d'étudiant
Année d'étude: Deuxième année
Pureté du sang: Sang-mêlé
Patronus: Le Kakapo

MessageSujet: Re: Böcker, böcker överallt ▲ KATE.   Mer 9 Avr - 18:14

Lonàn avait l’impression que tous ses muscles le lâchaient un par un. Dans un premier temps, ce fut ses bras. Il était incapable de les bouger. Puis, petit à petit, ce fut son visage. Il ne pouvait pas parler, il ne pouvait pas respirer, il ne pouvait pas cligner des yeux. Il était entrain de subir une paralysie totale, ce qui le rendait encore plus nerveux. La seule partie de son corps qui bougeait encore, c’était ses jambes. Et encore, il ne les contrôlait pas du tout : elle tremblait, tremblait et tremblait encore. On aurait dit qu’il essayait de faire de la pub pour un shaker. Une mauvaise pub. De plus, Lonàn avait l’impression d’être à la fois prisonnier de son corps et incapable d’y rentrer à nouveau. Il se voyait de l’extérieur, absolument pathétique et ridicule ; et de l’intérieur, complètement terrifié face à une montagne de muscle qui pourrait lui exploser le crâne juste en bougeant le petit doigt. Admettons-le, même si cette brute épaisse n’avait pas l’ombre d’un neurone (ou alors ce dernier était trop effrayé pour rester dans sa tête – ce qui était compréhensible et plutôt raisonnable comme choix), il avait assez de force physique pour exploser n’importe quel mur de Poudlard. Et autant dire qu’à côté d’un bloc de béton, le petit Serdaigle n’était qu’une poussière – et même à côté d’une vraie poussière il était une poussière, donc bon.

Alors que le jeune Campbell se disait que sa vie était finie, qu’au final, il ne valait pas grand-chose dans ce monde, que personne ne le regretterait et qu’il était triste de ne toujours pas connaître l’hymne russe, quelque chose se produisit. Au début, il pensait qu’il avait rêvé ou eu une hallucination. Puis après, il cru qu’il était soudainement doté des pouvoirs psychiques genre, télépathie ou télékinésie. Puis, il finit par se dire qu’il était mort. Enfin, il comprit que ce n’était en rien en rapport avec lui, mais que c’était grâce à quelqu’un d’autre. En effet, l’immense masse de muscle s’écroula par terre en un vacarme assourdissant. Capable de bouger ses yeux, Lonàn chercha du regard quelle était la bête qui avait réussi à mettre K.O. le Gryffondor aussi vite. Etait-il grand ? Encore plus grand ? Musclé ? Encore plus musclé ? Que lui voulait-il ? Son livre ? Décidément, le suédois était prisé ! Lonàn n’était toujours pas rassuré quant à l’identité de son sauveur. Si sauveur était bien le nom qu’il fallait lui donner … Ca lui rappelait cette histoire que sa mère lui avait lu une fois, l’histoire d’un héros qui se faisait menacer par un méchant pour finalement être sauvé par quelqu’un d’encore plus méchant … Flippant. Surtout à trois ans.

Une voix se fit entendre. Une voix de fille. Le jeune Serdaigle croisa son regard. Elle n’était pas spécialement grande – bien qu’elle devait faire facilement quatre têtes de plus que lui –, pas spécialement imposante et pourtant … Ses yeux se posèrent sur la baguette que tenait la jeune fille à la main. Ok, c’était grâce à la magie. Tout prenait soudainement un sens. Parfois, Lonàn oubliait qu’il était dans une école de sorciers. C’était d’ailleurs pour cette raison que sa baguette quittait rarement son tiroir. Ce qui était embêtant lors des cours de magie … Mais passons. Le géant réussi à retrouver, plus ou moins, un équilibre sur ses jambes. Il se redressa, hargneux. Puis il finit par partir, non pas sans bougonner diverses insultes. Quelque part, Lonàn était rassuré qu’il parte aussi vite sans demander son reste. C’est vrai, après tout, il aurait pu très bien lancer un autre sort et une bagarre se serait lancée, avec Lonàn au milieu et il aurait pu réellement mourir. Sans connaitre l’hymne russe.

Soudainement, ses muscles retrouvèrent tous leur habilité à fonctionner correctement. Son corps entier se mit à trembler. En plus de ses jambes, il y avait ses bras, sa mâchoire, son dos, son ventre, absolument tout. Il s’écroula à moitié par terre, toujours contre le mur, sans vraiment s’en rendre compte. La fille venait tout juste de se présenter quand il tomba sur les fesses. Elle s’appelait Kate. Il s’appelait le Nabot-hyper-pathétique-qui-a-peur-de-tout-ce-qui-bouge. Pendant près de trente secondes, il fit à moitié une crise d’asthme – tout en maudissant sa vie pour avoir l’air aussi flippant – pour finalement réussir à retrouver une respiration normale. Il n’osait même pas regarder la jeune fille qui se tenait devant lui. Il se risqua à un coup d’œil et ne pu voir que des collants. Des collants à l’effigie de Poufsouffle. Bizarrement, cela le rassura. Il se sentit tout de suite mieux. Comprenez, sa mère avait été dans cette maison. Comment être plus à l’aise qu’avec quelqu’un qui nous rappelle notre mère quand vient de frôler la mort à treize ans alors qu’on voulait juste apprendre du vocabulaire suédois ?

Il leva la tête, histoire de regarder son visage plutôt que ses jambes – pour arrêter de donner l’impression d’être un petit pré-pubère obsédé sur les bords –, pour finir par prononcer des mots, qui semblaient terriblement simples, mais qui lui coûtaient presque :

« Désolé … et merci. Enfin, désolé pour le dérangement. Et merci pour … le dérangement. Et tout ça, quoi. »

Il se tut quelques secondes, conscient qu’il disait absolument n’importe quoi. Il se serait presque mordu la lèvre, mais il se serait mis à saigner et aurait eu l’air encore plus demeuré. Il se redressa, toujours plaqué contre le mur et remonta ses lunettes. Il devait probablement être rouge écarlate.

« Je m’appelle Lonàn. Lonàn Campbell. Je crois. Enfin, non, je suis sûr. Je veux dire … pardon, je suis désolé. Enchanté Kate… »


Le tout, évidement, il le fit en tendant une main face à lui, dans sa direction à elle. Car même s’il était le dernier des blaireaux – sans offense aux Poufsouffle –, il n’en restait pas moins poli. Et quand on se présente, on serre la main de la personne en face. En général. Supposait t-il.




Lonàn ▲ Sweeney
Here she comes with the masterplan and I'm starting to lose control. Here she comes to this trash of man and I'm ready to taste it all... when she is bringing me in, checking me out, making me glorious, she is bringing me in, turning me on, making me glorious

©️ Yamashita d'épicode




color : dodgerblue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kate Lightwood

Notre petite blaireaute préférée - légèrement psychorigide

avatar

Féminin Messages : 274

Carte d'étudiant
Année d'étude: Sixième Année
Pureté du sang: Sang-mêlée
Patronus: Colibri

MessageSujet: Re: Böcker, böcker överallt ▲ KATE.   Dim 20 Avr - 17:50

Voir un Gryffondor à la cervelle de Troll s’effondrer sous vos yeux, sans comprendre ce qu’il lui arrivait, était un spectacle extrêmement réjouissant surtout  lorsqu’on voyait l’air effaré qui avait traversé son visage lorsque ses jambes l’avaient abandonné. Il avait pris la sage décision de partir, non sans lancer à mon attention quelques insultes que la bienséance m’empêche de répéter.  Celui-là n’était pas prêt de revenir embêter qui que ce soit à la bibliothèque avant un bon moment.  La jeune fille rangea sa baguette et se tourna vers le petit brun à lunette, visiblement de Serdaigle d’après son uniforme ce qui ne surprit pas Kate, loin de là. Elle se trouvait dans la bibliothèque et tout le monde savait bien que c’était la salle de jeu préférée des Serdaigle. Il ne bougeait tellement plus que Kate se demanda s’il n’avait pas subit un petrificus totalus, elle allait vérifier s’il était toujours en vie au moment où il se remit à bouger – à trembler plus précisément -  et à la fixer.  Elle eut à peine le temps de se présenter que le jeune garçon glissait le long du mur auquel il était adossé et finissait les fesses sur le carrelage.

Il semblait respirer difficilement et prêt à mourir d’un instant à l’autre. Kate venait donc de sauver la peau d’un Serdaigle qui allait lui claquer dans les bras – enfin plutôt dans les jambes concrètement, jambes qu’il regardait fixement. Pervers en plus de ça, Kate avait le combo gagnant. Elle allait ramasser ses affaires et partir au moment où le jeune garçon sortie de son mutisme en s’excusant et la remerciant. La jeune femme devait avoir l’air surprise –et elle l’était – car le jeune homme ajouta, maladroitement, que c’était pour le dérangement. C’était peut-être un petit pervers, mais sa maladresse le rendait attendrissant. Quelques secondes s’écoulèrent et il devint écarlate, sans que Kate ne puisse comprendre pourquoi. Il remonta ses lunettes sur son nez avant de se présenter, toujours aussi maladroitement. La jolie brune avait toujours apprécié les Serdaigle car ils la faisaient rire, ils semblaient venir d’une autre planète et découvrir le monde à chaque fois, ils avaient un regard différent sur le monde, un peu comme elle lorsqu’elle peignait, elle ne voyait plus simplement, elle ressentait le monde autour d’elle. Elle se perdit quelques seconde dans ses pensées avant de réaliser que Lonàn, puisque c’était ainsi qu’il s’appelait, lui tendait une main. Tout cela lui semblait très formel, mais elle lui serra la main en retour. Elle vit que le livre qui avait attiré tant d’ennuie au jeune homme était toujours à terre, et le ramassa pour lui tendre.

« Un dictionnaire de suédois ? C’est… peu commun. »

Elle n’avait jamais compris l’intérêt que pouvait susciter les langues nordiques, surtout qu’elle ne voyait aucune différence entre le suédois, le norvégien ou encore le finlandais, pour elle c’était du pareil au même, mais elle avait appris très vite qu’il valait mieux ne pas en débattre avec un Serdaigle. Elle alla récupérer ses affaires qui était restées dans un coin, replia soigneusement son carnet et ses pastels avant de les enfouir dans son sac. Elle allait partir, mais une question avait germé dans son esprit, elle se dirigea donc vers Lonàn.

« Dis moi, c’est souvent que cervelle de Troll s’en prend à toi ? Parce que faut se l’avouer, il n’avait clairement pas l’intention de lire ce dictionnaire, il aurait tout au plus pu s’en servir pour caler un meuble…  »



Maybe that was why she couldn’t cry. Because what was the point in crying when there was no one there to comfort you? And what was worse, when you couldn’t even comfort yourself?» CoG ©️anaëlle
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lonàn S. Campbell

Éventuel futur sorcier en devenir - Accro aux russes

avatar

Féminin Messages : 300

Carte d'étudiant
Année d'étude: Deuxième année
Pureté du sang: Sang-mêlé
Patronus: Le Kakapo

MessageSujet: Re: Böcker, böcker överallt ▲ KATE.   Mer 23 Avr - 13:20

Le cœur du jeune Serdaigle commençait seulement à retrouver un rythme plus ou moins normal. Outre le fait qu’il venait de se faire sauvagement agressé par un Gryffondor, il était maintenant face à être vivant de sexe féminin qui lui parlait. Non pas que Lonàn soit un grand timide … c’était pire que ça. Il préférait feinter de ne pas savoir la réponse plutôt que d’avoir à parler devant tout le monde en classe. Il préférait faire une chute en balai plutôt que d’aller au cours suivant et faire un exposé oral, devant toute la classe. Il préférerait presque passer pour un petit pervers pas discret plutôt que de tenir une vraie conversation avec une jeune femme dont le charme était encore plus perturbant. Non pas que le jeune Campbell tombe amoureux comme il tombe d’une chaise, mais ses hormones commençaient à le titiller assez pour qu’il sache faire la différence entre un homme et une femme ; et cette deuxième catégorie d’être vivant était la plus troublante car celle qui le rendait encore plus nerveux. Ce qui tendait à lui faire avoir des comportements encore plus bizarre que d’habitude – déjà qu’il avait tendance à atteindre des niveaux d’étrangeté sans trop se forcer, mais alors là …

Kate, puisque c’était le nom que celle brunette portait, semblait regarder la main que Lonàn lui tendait avec beaucoup de scepticisme. A l’instant même où le Serdaigle capta ce regard, il eut envie de se jeter par la fenêtre. Evidement qu’on ne serrait plus la main des gens, devant les siècles au moins ! Ou alors, que quand on est adultes. Pas quand on a treize ans. Voilà, Lonàn se détestait – encore plus que d’habitude j’entends. Il se sentait affreusement stupide, à tel point qu’il ne trouvait même pas de mot pour mesurer à quel point il était atteint d’idiotie. Les répertoires d’anglais, de français de suédois et de russe combinés ne suffisaient pas pour trouver une expression adéquate. S’il pouvait se taper la tête contre le mur, tant il se blasait lui-même, il le ferait. Mais, son petit doigt lui soufflait que ça ne ferait qu’aggraver sa situation face à Kate. Il se contenta de mordre sa langue pour éviter de s’enfoncer davantage. Car il sentait bien que dès qu’il ouvrirait la bouche, ce serait encore pire.

Le Poufsouffle se pencha en avant pour ramasser quelque chose qui trainait par terre. Pendant un instant, Lonàn fut complètement obnubilé par son visage, si doux, si beau, qu’il en oubliait que c’était son dictionnaire qu’elle venait de prendre. A vrai dire, il avait presque zappé la raison de sa venue ici, c’est pour dire à quel point les filles pouvaient le distraire. Les filles plus âgées. Le pauvre petit. Complètement perdu dans son amas d’hormones dont il ignorait l’existence. Sur le coup, il ne remarquait même pas à quel point il devenait bizarre en leur compagnie. Puis, après coup, il se détestait. Kate lui tendit son livre, en disant que c’était très étrange comme choix. Ce qui eu pour effet de complètement perturber le jeune garçon. Il tendit sa main pour prendre son dû, mais il effleura à peine un bout de la main de la brunette. Et il faillit lâcher l’énorme amas de mot sur son pied. Faillis. Heureusement qu’il avait des réflexes de ninja – ou un sacré coup de chance.

Lonàn avait envie de dire quelque chose. Qu’il n’était pas intéressé par le suédois. Que ce n’était pas lui. Qu’il ne comprenait pas non plus ce choix bizarre. Qu’en fait, il voulait le livre d’à côté. Mais tous ces mensonges ne purent pas sortir de sa bouche. Une espèce de coassement stupide et quasiment inaudible en émana à la place. Fort heureusement, la jeune femme ne semblait pas l’avoir remarqué. A vrai dire, elle était déjà repartie pour remballer ses affaires et partir à l’aventure – sans lui. Le cœur brisé, une nouvelle fois, Lonàn ne bougea pas, se contentant d’observer la jeune Kate s’en aller. Puis, bizarrement, comme le Destin avait joué en sa faveur, elle retourna sur ses pas pour poser une ultime question au Serdaigle. Sa dernière chance.

Alors que Lonàn s’attendait à une opportunité en or, une occasion sur laquelle il pourrait rebondir pour pouvoir garder cette fille un tout petit peu plus longtemps dans sa visée, la Destinée avait décidé de recommencer à parler du Gryffondor qui l’avait humilié. Niveau virilité, Lonàn avait connu mieux – non j’déconne. Il regarda à droite, puis à gauche, comme pour puiser la force de répondre à la brunette. Puis il finit par prendre son courage à deux mains.

« Je suis pas sûr que ce serait un très bon cale meuble. A vrai dire, généralement, on a besoin d’un truc un petit peu plus petit ; hors ce dictionnaire est largement trop large. Bon, c’est vrai qu’il était pas très malin, ce Gryffondor … Ah ! Mais peut-être qu’il aurait pu se servir de toutes les pages comme d’un cale-meuble constant … pour caler tous les meubles bancales de Poudlard … Ce serait affreux … Ses pages … arrachées … déchir… »

Soudainement, Lonàn réalisa que ce n’était pas du tout ce qu’elle lui avait demandé. Qu’il était entrain de faire un terrible hors-sujet. Qu’il s’était lancé dans son explication sans vraiment réaliser qu’il recommençait à paraitre étrange. C’est pourquoi, il s’arrêta en plein milieu de son explication, la bouche encore ouverte, avec juste un son étouffé qui en sorti. Deux. Trois. Quatre secondes de silence gênant, puis Lonàn reprit, rouge écarlate.

« Pardon. Non, je ne le connais pas. Ou peut-être pas. Je ne me souviens pas de tous les visages. En fait, quand ce genre de personne arrive à ma portée, j’essaie juste de fermer les yeux en me disant que ça pourrait disparaitre. Puis quand je les rouvre, je suis à l’infirmerie … »

Parce que je m’évanoui toujours avant le premier coup, pensa t-il. Mais il n’en prononça rien, tout à fait conscient du ridicule de la situation. Autant ne pas en rajouter, il avait déjà perdu toutes ses chances – non pas qu’il songeait en avoir une, faut pas abuser. Il se tut une nouvelle fois, pendant quelques secondes, de très longues secondes, durant lesquelles Kate aurait pu partir très discrètement – un peu comme Anna dans La Reine des Neiges quand Kristoff lui présente sa famille…

« Enfin, pas tout le temps à l’infirmerie, parce que parfois je me met à courir très très très vite – je suis relativement rapide, j’ai cette qualité – mais ça ne me permet pas de retenir les visages non plus … Enfin bref … »

Bizarrement, dès que Lonàn ouvrait la bouche, il avait la vague impression qu’il s’enfonçait davantage. Juste la vague impression, hein.




Lonàn ▲ Sweeney
Here she comes with the masterplan and I'm starting to lose control. Here she comes to this trash of man and I'm ready to taste it all... when she is bringing me in, checking me out, making me glorious, she is bringing me in, turning me on, making me glorious

©️ Yamashita d'épicode




color : dodgerblue
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Kate Lightwood

Notre petite blaireaute préférée - légèrement psychorigide

avatar

Féminin Messages : 274

Carte d'étudiant
Année d'étude: Sixième Année
Pureté du sang: Sang-mêlée
Patronus: Colibri

MessageSujet: Re: Böcker, böcker överallt ▲ KATE.   Ven 2 Mai - 17:29

Kate avait posé une question plutôt simple, qu’elle avait finie par une légère plaisanterie pour essayer de détendre le jeune Serdaigle, encore tout chamboulé par cette mésaventure. Seulement, le problème était bien là, le jeune garçon vivait dans son propre monde, et n’avait visiblement retenu que la fin de ce qu’avait dit Kate, à savoir que le Gryffondor qui  avait ennuyé Lonàn quelques minutes auparavant comptait surement utilisé le dictionnaire pour caler un meuble, mais ne l’aurait surement pas feuilleté comme toute personne normale l’aurait fait. Il regarda de chaque côté avant de répondre, comme s’il craignait de voir apparaitre quelqu’un. La jeune brunette l’écouta, quelque peu amusée. Ce gamin était totalement à côté de la plaque, comme beaucoup de Serdaigle me direz-vous, mais il avait le mérite de l’amuser, et ce n’était pas chose facile, surtout en cette période de l’année.  Elle n’était jamais rentrée chez elle pour Noël depuis son entrée à Poudlard, car les réunions de famille où tout le monde ressasse les vieux souvenirs, ce n’était pas son truc. Elle avait beaucoup trop d’élément de son passé qu’elle souhaitait oublier, et se les faire rappeler chaque année au cours de diner interminable n’était pas dans son programme. Le petit Serdaigle semblait au bord de la crise de panique à l’idée que quelqu’un arrache les pages du dictionnaire pour caler tous les meubles de Poudlard. Kate, perdue dans ses pensées,  avait loupé une partie de ce qu’avait dit Lonàn, mais en avait compris l’essentiel, ce qui la fit sourire. Il s’arrêta en pleine phrase, semblant se rendre compte qu’il divaguait et ne répondait pas du tout à la question de la jeune femme. Un petit silence gênant s’en suivit, mais avant que Kate n’ai à rompre ce silence, le petit brun reprit la parole.

« - Pardon. Non, je ne le connais pas. Ou peut-être pas. Je ne me souviens pas de tous les visages. En fait, quand ce genre de personne arrive à ma portée, j’essaie juste de fermer les yeux en me disant que ça pourrait disparaitre. Puis quand je les rouvre, je suis à l’infirmerie …»

Kate eu pitié pour le jeune garçon,  visiblement ce n’était pas la première fois qu’il avait ce genre d’ennui et avait fréquenté l’infirmerie à de nombreuse reprise déjà. Kate l’avait peut-être déjà croisé là-bas étant donné qu’elle avait tendance à prendre un peu trop de risque sur le terrain de Quidditch, même lors des entrainements.  Il ajouta quelques mots, il ressentait visiblement le besoin de se justifier.

«- Enfin, pas tout le temps à l’infirmerie, parce que parfois je me mets à courir très très très vite – je suis relativement rapide, j’ai cette qualité – mais ça ne me permet pas de retenir les visages non plus … Enfin bref …

- Oh je vois. Mais pourquoi tu n’utilises pas ta baguette pour te défendre dans ce cas ? »

En effet, même si le petit Serdaigle n’était qu’en première ou deuxième année, il devait déjà avoir appris quelques sortilèges de défense très pratique. La jeune Poufsouffle ouvrit son sac en bandoulière et en sortie une petite fiole, avec un vaporisateur en guise de bouchon, et la tendit au garçon.

- C’est une potion d’Enflure, ça pourra t’être utile, tu as juste à en vaporiser sur la personne, et elle se met à gonflé immédiatement, ajouta-t-elle avec un sourire. Tu voudrais pas qu'on aille s'installer sur les fauteuils là-bas ? Parce que je t'avoue que ça ne me dérange pas de rester plantée au milieu de l'allée mais on risque de gêner un peu si on passe l'après midi ici...



Maybe that was why she couldn’t cry. Because what was the point in crying when there was no one there to comfort you? And what was worse, when you couldn’t even comfort yourself?» CoG ©️anaëlle
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Böcker, böcker överallt ▲ KATE.   

Revenir en haut Aller en bas
 
Böcker, böcker överallt ▲ KATE.
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les mots en Kate
» URBAN RIVALS
» BIENVENU ILIA
» kate et les aléas d'éole........
» Lyon - Lysa.kate - "Le Vent de Souléu"

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forbidden Journey :: Poudlard - 3ème, 4ème, 5ème et 6ème étages. :: Bibliothèque.-
Sauter vers: