Draco Dormiens Nunquam Titillandus
 
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 J'ai perdu mes lunettes ▲ Danny

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Lonàn S. Campbell

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MessageSujet: J'ai perdu mes lunettes ▲ Danny    Lun 24 Mar - 20:59

A chaque fois c’était la même histoire. Et c’était pour cette principale raison que le professeur de cette matière le laissait automatiquement sur le banc de touche. Il avait l’habitude, notre petit Lonàn. A chaque fois, il s’arrangeait pour apporter un livre et se plonger dedans. Faire abstraction du reste était une grande qualité chez ce jeune homme. Or, aujourd’hui, on ne sait pas quelle mouchait l’avait piquée, mais il voulait réessayer. Alors voilà, plein d’énergie, de courage, de bravoure, de force, Lonàn décida d’enfourcher son balai.

Le reste, il ne s’en souvient pas. Ce fut comme un black-out total. Et le voilà, étendu sur le lit de l’infirmerie, avec des ecchymoses un peu partout et une douleur affreuse à la cheville droite. Si vous demandez ce qu’il s’est passé autour de vous … vous allez, soit vous retrouver face à un quelqu’un en plein fou rire, soit quelqu’un de terrifié qui préfèrerait n’avoir jamais vu cette scène. Mais personne n’arrivera à vous raconter ce passage improbable dans leur vie, ce moment où ils ont vu Lonàn Campbell grimper sur un balai – à l’envers – pour la première fois depuis six mois. C’était comme s’il avait reçut un Oubliettes qui lui avait supprimé de sa mémoire la dernière fois qu’il s’était adonné à cette pratique.

On était en fin d’après-midi. On pouvait apercevoir le char d’Hélios qui terminait sa course quotidienne, au loin, se perdant dans les creux des montagnes, se faisant aspirer par l’horizon. L’infirmerie était quasiment vide, très peu d’infirmières déambulaient. Personne ne s’occupait particulièrement du jeune Serdaigle. Il ouvrit les yeux, lentement, comme si se réveiller dans ce monde lui coûtait plus cher que d’avoir fait une chute de dix mètres. Il essaya de se redresser mais la douleur qui l’habitait semblait le paralyser. Du haut de ses un mètres quarante pour trente-cinq kilogrammes tout mouillé, le jeune homme était facile à briser. Et ce balai s’en était donné à cœur joie.

Au bout de dix minutes à être dans le brouillard total, Lonàn réussi à se redresser, un peu, pour avoir une vue d’ensemble sur la pièce dans laquelle il se trouvait. Il semblait avoir perdu ses lunettes dans sa course – heureusement qu’il en avait plusieurs paires dans sa valise – et il se trouva fort mal quand il ne pu distinguer les gens présents non-loin de lui. Habitué à être complètement invisible, seule sa curiosité fut piquée. Personne ne remarquerait, de toute façon. Il se perdit quelques instants dans la contemplation des fenêtres. Non pas qu’il fut intéressé dans le paysage, mais les jointures qui étaient abimées dans les angles le fascinaient.

Finalement, il se rendit compte qu’il avait faim. Ce qui le tira de sa rêverie. Il semblait s’être habitué à la douleur. Il bougea un orteil. Puis un autre. Il essaya de s’assoir. Ses pieds ne touchaient pas le sol. Il ne voyait toujours pas grand-chose. Les silhouettes ne l’intéressaient plus. Il se demandait comment il pouvait sauter du lit sans se briser l’autre cheville … puis quelqu’un lui cacha la lumière, se hissant de sa hauteur à quelques centimètres de lui. Lonàn crut à une erreur mais au bout de trente secondes, il daigna lever la tête. La personne le fixait. Mais il se trouvait en contre-jour, et sans ses deuxièmes yeux, il était fort difficile de s’adonner au jeu des devinettes.

Cette présence le paralysa encore plus fortement que la douleur. Il arrêta de respirer. Il déglutit difficilement. Il détestait ça. Les gens, la population, se faire remarquer. Et pourtant, cet inconnu se trouvait à quelques centimètres de lui, attendant une quelconque réaction. Alors Lonàn se tut. Aucun bruit n’émana de sa bouche, de son nez ou même de n’importe quelle partie de son corps. Il aurait aimé être une petite souris. Un cafard. Une bactérie. Pour ne plus exister, du tout.




Lonàn ▲ Sweeney
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Daniel Grant

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MessageSujet: Re: J'ai perdu mes lunettes ▲ Danny    Lun 24 Mar - 21:45

Lonàn, le petit Serdaigle invisible. Cheville cassée, hématomes, perdu ses lunettes -mais il avait prévu le coup, il est ingénieux, faut pas croire-, et surtout il a pété le balai. Le balai de l'école ! Sur lequel il était monté à l'ENVERS. Avouons que c'était très drôle, mais bon... Le bilan total n'est pas franchement drôle, lui. Une cheville, avec l'infirmière, c'est tranquille, les hématomes, ça disparait, mais un balai... Autant vous dire que la prof était pas très contente. Et étant donné que je suis son seul ami, c'est évidemment à moi qu'elle s'en est pris, vu qu'en plus j'avais assisté à cette chute magistrale. Merci, Lonàn, merci.
Maintenant que j'avais finis de subir les vociférations pleines de postillons de cette charmante professeur (que je ne regrette point du tout), il me fallait aller le voir à l'infirmerie. Sauf qu'il a perdu ses lunettes, et que je ne maîtrise pas tout à fait le Accio.
Direction la salle commune de Serdaigle... Normalement il est strictement interdit de rentrer dans les salles communes qui ne sont pas les nôtres, mais avec une tête de nounours et une robe de Poufsouffle, en disant en plus que c'est pour le petit Lonàn -personne ne se dévoue pour lui en général, et ça fait pitié-, tout pouvait passer. Enfin je dis ça, mais j'ai mis environ une demie heure pour me donner assez de courage pour intercepter quelqu'un... Autrement dit, déjà huit Serdaigle m'étaient passés sous le nez avant que je ne veuille bien courir après l'un d'eux, bafouiller trente quatre excuses pour l'avoir dérangé et donner deux explications à peine compréhensibles...
La salle commune des Serdaigles... C'est bleu. Très bleu. Lumineux. En fait, l'atmosphère est très particulière, on se croirait sur une autre planète. Les gens sont excentriques, la plupart sont plongés dans leur bouquins et ne font pas attention au reste. D'autres sont légèrement plus flippants, ils font des expériences un peu cheloues. Un jeune garçon s'amusait à modifier l'apparence de sa chouette et notait tout ce qu'il remarquait sur du parchemin. Enfin bon. Les dortoirs des secondes années étaient vides, maintenant il me fallait repérer le lit de Lonàn, une tâche légèrement moins aisée que de rentrer dans la salle commune des Serdaigles. Enfin j'ai rien dis. Il n'y a que Lonàn pour avoir un bouquin sur "comment faire évoluer des grenouilles roses de Mongolie dans un aquarium". Sujet très passionnant mais peu utile pour l'aider à voir correctement.

Les fameuses lunettes récupérées, je fonçais à l'infirmerie. Le petit Lonàn, assis sur son lit, avait la tête dans le pâté. Il ne me voyait pas, ce couillon. J'avais beau agiter les bras dans tous les sens, il ne me voyait pas. Il avait l'air plus intéressé par la fenêtre. Je crois que je devrais mal le prendre, parce que honnêtement, être plus inintéressant qu'une fenêtre, c'est pas franchement flatteur...

Je me plaçais donc devant lui histoire que cette fois, il me voit bien. Bon, le soucis, c'est que bigleux comme il est, et à contre jour en plus,  il ne m'a pas reconnu tout de suite... Le pauvre, je savais qu'il détestait les gens, qu'il en avait d'ailleurs très peur, mais enfin, au point d'avoir peur de moi à en être blanc comme un linge et de ne plus bouger d'un pouce, comme si je lui avais lancé le Petrificus Totalus, je pensais pas... Il était tellement blanc qu'on voyait ses veines à travers sa peau, ce qui, soit dit en passant, ne lui va pas très bien.

-Hey petit gars, détends toi. C'est moi, Danny ! La prochaine fois, pitié, quand tu veux faire un tour de balai, demande moi d'abord hein...

Je souriais, parce que contrairement à lui, j'étais pas mauvais sur un balai - d'ailleurs, peut-être qu'il faudrait que je postule l'an prochain pour rentrer dans l'équipe de Quidditch, parce que m'adonner à cette pratique me permet de me vider l'esprit -, et je l'avais déjà aidé à essayer de contrôler son balai. Il y a quelques mois. C'était pas brillant, mais au moins, il n'était pas tombé. Et je l'avais empêché de monter dessus à l'envers contrairement à aujourd'hui. Et de tomber de son balai comme une poupée désarticulée. Et donc par conséquent de se casser une cheville ainsi que de perdre ses lunettes. Ce qui fait de moi son héros pour toujours. Enfin au moins pour deux jours.

-T'as perdu le contrôle à dix mètres au dessus du sol. En plus t'es monté dessus à l'envers. Franchement, où t'avais la tête ? T'aurais pu avoir bien pire, genre te briser les cervicales et tout... Bon, du coup, t'as cassé le balai, et tu vas devoir rendre des comptes à la prof, parce qu'elle est furieuse. Vraiment. J'ai reçu son ADN un peu partout sur l'entièreté de mon visage. Ah oui, au fait, t'as perdu tes lunettes, donc je suis passé t'en chercher une autre paire... D'ailleurs c'est fous, comment tu fais pour avoir autant de paires différentes ?




Danny Grant
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Dernière édition par Daniel Grant le Mer 26 Mar - 7:32, édité 1 fois
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Lonàn S. Campbell

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MessageSujet: Re: J'ai perdu mes lunettes ▲ Danny    Mar 25 Mar - 18:20

Malgré tous les efforts pour essayer de se souvenir, Lonàn ne se souvenait de rien. Comment avait-il fini ici ? Pourquoi avait-il décidé de monter sur un balai ? Natalya avait été dans le coin à ce moment ? Cette fille avait le don de le foutre dans des situations pourries. Ce genre de situation auxquelles il aurait dit non dans n’importe quelle autre circonstance, mais qu’il se retrouvait à faire quand même quand elle lui demandait. Enfin, quand elle lui ordonnait. Il faut dire que cette fille était particulièrement terrifiante. Pas spécialement physiquement, elle était même plutôt jolie, mais … dans tout le reste. Son attitude. Quand elle se mettait à hurler en russe en le fixant droit dans les yeux. Quand elle surgissait de nulle part et le tétanisait. Des trucs habituels, comme ça. Le petit Serdaigle tendait à oublier comment il avait pu être en contact avec une fille aussi étrange. Et jolie. Mais bizarre. Et qui le remarquait. Plus ou moins. A certaines occasions. Puis il se souvenait de Danny.

Danny, ce petit Poufsouffle, rencontré par mégarde dans les couloirs de Poudlard. Qui aurait cru que cet enfant, plutôt étrange, pouvait être un véritable ami ? Et le seul de Lonàn. Tout semblait les opposer … si ce n’est cette timide maladive, qui les rongeait jusqu’à la moelle. C’était d’ailleurs lui, qui se tenait de tout son long devant le lit du jeune Serdaigle. Incapable de respirer jusque là, ce dernier lâcha une énorme expiration quand il reconnut la voix de son ami. Toujours incapable de distinguer quoique ce soit dans cette pénombre, et sans ses lunettes, il fut tout de même rassurer de reconnaitre … de reconnaitre pas grand-chose à vrai dire, mais l’essentiel était que cette silhouette lui était, maintenant, familière. Le sorcier réussit à calmer les battements de son cœur et à retrouver la capacité de parler. Mais Danny ne lui en laissa guère le temps.

Le jeune Poufsouffle partit dans un de ses longs discours dont il avait le secret.  Il lui rappela vaguement la situation, comme quoi chevaucher son balai à l’envers et faire une chute de dix mètres n’étaient pas des choses banales. Lonàn fronça les sourcils, tentant en vain de se souvenir de ces épisodes, mais rien ne raviva sa mémoire. Malgré tout, quand Danny aborda la partie « je me suis fais pourrir à ta place », le jeune Serdaigle se sentit terriblement mal. Il vira presque à l’écarlate, honteux. Il essaya d’articuler un « Je suis désolé », mais Daniel n’avait pas fini de s’exprimer. Lonàn fut intéressé quand il vit une paire de lunettes dans les mains de son ami. Encore un peu dans les vapes, il sauta à moitié par terre pour choper ses yeux.

Sauf que, voilà, si ce sang-mêlé était douté, ça se saurait. Il se réceptionna sur sa cheville enflée, se rattrapa à moitié sur Danny qui failli tomber à la renverse. Fort heureusement, un lit se trouvait juste derrière ! Alors voilà, quand une infirmière passa dans le coin, elle vit juste une espèce de gamin de dix ans, à moitié vautré sur un autre jeune homme qui semblait en avoir dix-huit. Elle leur lança un regard brûlant de haine, avec écrit dedans, aux lettres de feu, « N’essayez même pas, bande de viles gredins obsédés ». Ce qui transforma le jeune garçon en tomate. Il recula, encore sur la mauvaise cheville et une grimace affreuse se dessina sur son visage. Il finit par trouver un équilibre, en étant debout, sans se faire mal. Puis il mit ses lunettes sur son nez. Il n’osait même pas regarder Danny dans les yeux.

« Euh, merci. Et désolé. Et merci. »

Le regard azuré du Serdaigle se balada dans toute la pièce, comme s’il la redécouvrait. Ce qui était plus ou moins le cas, si on considérait qu’il y avait passé un petit moment en ne distinguant rien d’autres que les couleurs. Mais qui se trouvait aussi être totalement ridicule, puisqu’il y allait si souvent qu’il en connaissait tous les recoins par cœur. Un silence s’installa entre les deux jeunes hommes, pendant quelques instants, le temps qu’ils reprennent leurs esprits. Puis le Serdaigle se souvint de la question du Poufsouffle.

« Et ouais, je garde plusieurs paires. T’as vu ce qui arrive quand je sors ? Je prendrais jamais le risque de pas en avoir en double, en triple .... Pis, je serais capable de les casser encore plus si j’essaie de les réparer avec de la magie … Donc euh voilà. Faudrait que j’aille en racheter quand je … »

Puis il se souvient de la lettre de ses parents. Puis il se figea d’un coup. Il ne rentrerait pas ces vacances. Ni les prochaines. Son regard se perdit dans le vide. Une vague de souvenirs lui revint en mémoire. Puis il reprit ses esprits.

« Bref, t’as compris l’idée. »

Ce qui était totalement faux, puisque personne n’était au courant de la lettre. Il faut dire, aussi proches furent-ils, ce n’était pas sûr que Danny soit au courant que son ami n’était qu’à moitié sorcier. Mais ce ne sont que des détails.




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MessageSujet: Re: J'ai perdu mes lunettes ▲ Danny    Mar 25 Mar - 19:13

Pauvre garçon. Après m'avoir agressé sexuellement sous les yeux d'une vieille infirmière aigrie ressemblant à une chèvre à légères tendances sexopublicophobes apparentes, Lonàn avait rougit jusqu'à adopter le teint "citrouille". Ca lui va pas très bien, mais bon, pour tout vous dire, ma tête à moi avait viré au rouge bordeaux. Après tout, il l'avait pas fait exprès. Il s'était excusé deux fois, ensuite il a attendu de regarder la pièce que, pourtant, il connaissait par coeur -forcément, il y va environ deux fois par semaine-, et puis voilà. Il avait oublié ma question je crois. En attendant qu'il réponde, j'en avais profité pour regarder les autres blessés.
L'un des garçons présents avec le pied bandé, sûrement qu'il se l'était fait bouffer par son hibou. Ou sa grenouille... Une autre fille crachait des bulles. Une fois, j'ai craché des bulles aussi. Mon frère m'avait fait avaler un bonbon bizarre au goût de savon (je vous déconseille, à moins que de sentir la lessive vous plaise vraiment). Enfin bon, des gens pas forcément doués. Encore, on a de la chance, il n'y a pas encore de match de Quidditch. Quand il y a un match, l'infirmerie est pleine. Sans compter les joueurs qui se prennent soit un coup de batte, soit un cognard, il y a aussi tous les supporters qui se battent : même si les gens sont regroupés par maison, certains s'infiltrent dans les tribunes adverses pour les déconcerter ou s'amuser, enfin... Du coup il n'est pas rare d'y voir des bagarres. Et par conséquent, il n'est pas rare d'y avoir des blessés. C'est une des principales raisons pour lesquelles je n'ai toujours pas postulé pour rentrer dans l'équipe de Quidditch de Poufsouffle... Outre le fait de devoir parler à des gens, qu'en plus je ne connais pas, il faudrait que je me coltine l'infirmerie et les blessés, les questions, moqueries et bousculades des visiteurs, et ça, ça pourrait me faire perdre connaissance. Mais bon, comme je disais, pour l'instant, on est tranquilles. Quoique... Les bulles de savons crachées par la jeune fille m'intéressaient vachement. Elles explosent au bout de dix huit secondes exactement, et il y en a des bleues, des roses, des ve...

-Et ouais, je garde plusieurs paires. T’as vu ce qui arrive quand je sors ? Je prendrais jamais le risque de pas en avoir en double, en triple .... Pis, je serais capable de les casser encore plus si j’essaie de les réparer avec de la magie … Donc euh voilà. Faudrait que j’aille en racheter quand je … Bref, t'as compris l'idée.

La voix fluette du petit serdaigle me tirait de mes -très intéressantes et ludiques- pensées. Donc oui, j'ai compris l'idée. Enfin un truc clochait dans ce qu'il me disait. Lonàn finissait toujours ses phrases. Enfin, ne creusons pas. Après tout, ça le regarde. Et si jamais il me répondait "j'ai pas envie d'en parler", je me morfondrai en excuses pendant une heure avec encore un teint rouge bordeaux, et je l'éviterai pendant trois jours tellement j'aurai honte de moi. Alors s'il veut m'en parler, il m'en parle, sinon, eh ben... On parle d'autre chose.

-Oui oui, j'ai compris. Mais si tu veux je peux toujours t'aider pour réviser le Reparo. C'est assez basique, le seul truc à capter c'est le mouvement du poignet et de la baguette. Ca t'évitera d'avoir à racheter des lunettes, parce que ça coûte cher quand même. Ca te tente si on commence sur des stylos ?

Le sortilège en lui même n'était pas franchement compliqué, mais c'est vrai que la première fois, au lieu de réparer le stylo, je l'ai transformé en queue de rat. Par erreur. Mais maintenant, grâce à ma chère soeur que je vénère plus que tout au monde, c'était l'un des sorts que je maîtrisai le mieux. Enfin, je n'en maîtrise qu'une dizaine sur une... trentaine... Pas fantastique mais c'est déjà pas mal. Un peu d'aide ne ferait pas de mal à ce bougre de schtroumpf Serdaiglien.




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Lonàn S. Campbell

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MessageSujet: Re: J'ai perdu mes lunettes ▲ Danny    Jeu 3 Avr - 20:30

Lonàn se perdit quelques instants dans ses pensées. Cela ne dura que quelques secondes, mais son voyage lui parut durer une éternité. Il revit le fil de sa vie, son amour pour ses parents et cette mystérieuse lettre. Il fronça les sourcils, légèrement, dans l’optique de percer un quelconque indice dans sa vie qui aurait pu conduire à un tel résultat. Qu’avait-il pu arriver à ses géniteurs pour qu’ils disparaissent si soudainement ? De plus, son père étant un moldu, il n’était pas censé attirer beaucoup les regards. Et pourtant, les voilà effacer de la circulation. Incapable de les retrouver. Même Holly ne parvenait pas à les joindre, à les retrouver pour leur donner une quelconque lettre, un bout de tissu, une photo. Il était impossible à quiconque de retrouver leur trace. Ça bouffait Lonàn, ça le rongeait de l’intérieur. Parfois, quand il se réveillait après les trois heures de sommeil qui lui servait de nuit, il se mettait à divaguer. Et si ses parents n’avaient jamais existé ? Et s’il s’était juste crée un monde, depuis le début, et que ses souvenirs n’étaient que des faux ? Et si tout cela n’était qu’un tableau qu’on lui dessinait pour lui cacher la vérité ? S’il était complètement fou ? Et que tout ce monde qu’il se créait n’était qu’un vague décor imaginé par son esprit ? Les corridors de son imagination étaient sans fin quand il s’agissait de le tuer à petit feu.

La voix de Daniel le ramena à la surface alors qu’il n’avait eu qu’à peine le temps de s’y noyer. Son regard vide se posa dans celui de son ami. Parfois, le jeune Serdaigle se demandait comment il avait pu se faire un ami aussi gentil. Après tout, il était sûrement le garçon le plus étrange qu’il puisse exister … Et pourtant, le jeune Grant se tenait devant lui, à essayer de le convaincre de lancer un sort pour s’entraîner. Et pourtant, à chaque fois qu’ils se croisaient, ils restaient ensemble. Même s’ils ne parlaient pas, juste la présence de l’autre suffisait à combler leur espace vide. Ce qui n’était pas plus mal, en soi. Un demi-sourire se dessina sur le visage du jeune garçon pendant que son ami parlait. Apprendre à faire un sort Reparo correctement ? A vrai dire, Lonàn n’y avait jamais vraiment songé. S’il pouvait éviter de toucher à sa baguette, il évitait. Généralement, éviter de lancer un sort, c’était empêcher qu’une mini attaque nucléaire ait lieu dans le mètre carré qui l’entourait. Cependant, le regard de Danny sur lui le forçait à tenter cette expérience, juste pour pas le décevoir. L’avis des autres, d’habitude, ne l’intéressait guère. Que quelqu’un le regarde de façon louche parce qu’il expérimente une nouvelle façon de faire le poirier, en se basant sur des croyances mongoles, pour évacuer le stresse, il s’en fichait royalement. Mais décevoir son ami, c’était impensable.

Lonàn remonta sur le lit de l’infirmerie, dans un petit saut très gracieux (à vrai dire, il ressemblait davantage à un petit panda roux essayant d’atteindre quelque chose de trop haut pour lui). Il s’installa en tailleur, en veillant à ne pas s’appuyer sur sa cheville enflée. Il respira un coup, puis, d’un mouvement de tête, intima Danny de s’asseoir en face. Il prit sa baguette et se concentra. Pendant un instant, l’image de ses parents lui revint en mémoire et il eut envie de pleurer. Il aurait bien lancé le premier sort qui lui venait à l’esprit, mais il se trouva que c’était un Oubliettes. Il rouvrit les yeux, bien conscient de la connerie qu’il avait failli faire. Il vit le regard alarmé de Danny et posa les yeux sur sa propre baguette. Ok. Il la tenait à l’envers.

Il eu soudainement envie de rire. Un large sourire se dessina sur son visage. Puis il commença à rire. Au début, ce n’était qu’un petit hoquet, une espèce de gloussement d’autruche. Puis, petit à petit, ça emplissait ses veines, son cœur. Il se mit à rire à gorge déployée. Il commençait à faire nuit, les rayons du soleil ne perçaient même plus par les fenêtres. La plupart des gens étaient partis ; sauf ce jeune garçon tout au fond, coincé dans une sorte de Petrificus pathétique. Pas l’ombre d’une personne vivante dans cette pièce. Pendant cinq minutes, Lonàn riait. Il riait à s’en exploser les poumons. A s’en faire mal à la bouche. Puis doucement, il commença à se calmer, à respirer de nouveau normalement. Des larmes avaient coulé sur ses joues. Des larmes à la fois amères et acides. Il avait l’impression que ça lui brûlait la peau, essayant inexorablement d’atteindre le point G de la douleur.

Le jeune Serdaigle finit par fixer son ami droit dans les yeux. Il semblait avoir ri aussi, comme tout cela était contagieux. Puis finalement, il eu de nouveau envie de pleurer. Il baissa la tête, cachant son visage dans ses cheveux trop longs. Il se mordit la lèvre, incapable de prononcer un mot. Il respirait en saccade, puis il finit par lâcher cette bombe qui grandissait en lui :

« Mes parents ont disparu. »

Cela pouvait sembler banal. Mais Lonàn l’avait à peine lâché dans un murmure. Ça lui broyait l’estomac depuis des semaines. Il ne savait plus quoi faire, plus quoi dire, tout lui ramenait à cette énigme. Et vous connaissez les Serdaigles, ce genre de questionnement sans réponse, ça pourrait les tuer. Le jeune garçon releva la tête. La pénombre était de nouveau maîtresse de la pièce. Il n’arrivait plus à distinguer les traits de son ami. Un court silence s’installa. Une larme coula le long de sa joue, sans qu’il ne s’en rende compte. Il enchaîna alors :

« Ils étaient là, puis d’un coup POUF ! Aucune nouvelle. Personne n’arrive à les retrouver. Ils ont disparu. Ils m’ont dit que c’était pas grave. Que je serais en sécurité ici. Ils sont partis. Je sais pas où ils sont. Je sais pas c’qui se passe. »

Tout cela était parti trop vite. Il avait tout enchaîné. Sa voix n’était pas forte, mais il disait ça avec une douce violence. Les mots sortaient de sa bouche comme s’ils n’attendaient que ça depuis le début. Une fois la voie ouverte, il n’y avait plus rien pour la refermer. Lonàn se sentait ridicule. Des gens mouraient de faim. Des gens se faisaient écraser par plus forts qu’eux. Et lui, il était là, du haut de ses treize ans, terrifié pour trois fois rien. Au fond, c’était pathétique. Et pourtant, et pourtant …

« Je suis terrifié. »

Dit-il. Dans un murmure si bas que lui-même peina à s’entendre. Que dire de plus ? Il se sentait plus pathétique que n’importe qui d’autre.




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MessageSujet: Re: J'ai perdu mes lunettes ▲ Danny    Ven 4 Avr - 14:31

Lònan mit quelques secondes à percuter ce que je venais de lui dire, puis il remonta sur son lit -d'une façon assez étrange, mais c'est parce qu'il est petit - avant de s'y asseoir confortablement. Sur a demande, je m'y assis également avant qu'il ne se prépare psychologiquement à lancer un sort. Il ferma les yeux et j'eu un très, très mauvais pressentiment. Je regardais sa main et mon sentiment se confirma : il tenait sa baguette à l'envers. S'il lançait ce sort, ça pourrait très, très mal finir. Réagit Daniel, réagit ! Je m'apprêtais à lui hurler d'arrêter quand il ouvrit les yeux, posa son regard sur sa baguette et parti dans un fou rire monstrueux. Il en pleurait, mais c'était nerveux et franchement, ça m'a mis assez mal à l'aise. Je n'avais qu'une envie, c'était de partir. Mais je ne pouvais pas le laisser, pas maintenant. Il pêtait un plomb. Le rire de Lònan avait beau être gênant et sonner faux, je ne pouvais pas m'empêcher de rire aussi, c'était atroce. Le rire nerveux est le pire de tous, il traduit un malaise, un mal-être profond et je n'aimais pas ça du tout.
Lònan avait finit par se calmer, doucement, mais sûrement. Il reprenait son souffle et respirait correctement. Mais les larmes continuaient de couler, comme si son rire l'avait profondément blessé. Il leva les yeux vers moi puis baissa la tête aussitôt. Il se tut un moment avant de pouvoir enfin articuler quelques mots :

"Mes parents ont disparu. Ils étaient là, puis d’un coup POUF ! Aucune nouvelle. Personne n’arrive à les retrouver. Ils ont disparu. Ils m’ont dit que c’était pas grave. Que je serais en sécurité ici. Ils sont partis. Je sais pas où ils sont. Je sais pas c’qui se passe."

Il avait dit tout cela très vite, trop vite en fait. Il fallut un moment pour que l'information n'atteigne mon cerveau. Je ne le voyais pas clairement, mais je savais que Lònan pleurait. En silence. Ca m'a fait l'effet d'une bombe : Lònan n'était pas du genre à se confier, et je crois que c'était la première fois qu'il me disait quelque chose de personnel. Il avait eu du mal, je le savais, mais je savais aussi qu'il en avait besoin.

"Je suis terrifié."

Il avait dit ces derniers mots d'un ton très bas, je l'entendis à peine. Ca ne faisait aucun doute, il avait besoin d'aide. Et je ne pouvais pas le laisser tomber.
Réfléchis Dan, réfléchis. Ses parents ont disparus, la première chose à faire, c'est quoi ? De savoir pourquoi ? Non. On s'en fiche de ça. De savoir ou ils sont ? Non plus, ça vient après. Lire la lettre envoyée serait un bon début. Mais qu'est-ce que je pouvais faire d'autre ? Je ne travaille pas au Minis...tère. Non, effectivement, je ne travaillais pas au Ministère. Mais ma mère, oui.
Les pièces du puzzle s'assemblaient dans mon esprit et j'éclatais soudain de rire; un rire clair et sonore. Oups. Lònan risquait de mal le prendre. Je m'empressais de me lancer dans une longue explication :

"Excuse moi, surtout ne le prends pas mal, je ne suis pas en train de me moquer de toi. Je comprends tout à fait que tu sois inquiet. J'ai peut-être quelque chose pour t'aider. Mais il va falloir que tu répondes à quelques questions..."

Par quoi commencer ? Je n'aimais pas vraiment m'introduire dans la vie des gens, mais là, je n'avais pas trop le choix... Lonàn était secret comme garçon, je ne savais rien de lui, il allait falloir qu'il me donne des pistes.

"Bien, donc premièrement il me faut savoir depuis combien de temps tes parents ont disparus. Et surtout leurs deux identités, tout ce que tu sais sur eux, noms, prénoms, deuxièmes prénoms, la "qualité" entre guillemets de leur sang, leur métier, si tu sais quelque chose, n'importe quoi par exemple, s'il s'agit d'une fuite ou quoi que ce soit d'autre, s'ils ont des ennemis, des problèmes financiers ou je ne sais pas, n'importe quoi... Un endroit auquel tu penses, enfin tout. Tout, tout, tout."

Je le regardais quelques instants en silence. Le soleil avait disparu, la pénombre était bel et bien présente et je sentais toujours cette atmosphère pesante dans l'infirmerie. La situation était inquiétante, Lònan n'était pas du genre à s'affoler pour rien, et je le savais.

"Ma mère travaille au Ministère de la Magie. Elle peut nous aider. Il me faudrait la lettre que tes parents t'ont envoyé. Ne t'en fais pas, j'en ferai un duplicata et tu garderas l'originale, mais il me la faut. Elle peut nous aider, il va falloir que tu me fasses confiance sur ce coup, Lònan. Est-ce que quelqu'un d'autre est au courant ? Et tu vas faire quoi pendant les vacances du coup, tu vas rester ici ?"

Non, non, non, ce n'était pas possible de laisser Lònan tout seul à paniquer pendant deux semaines, surtout pas à Noël. Soit je restais, soit il venait avec moi. Mais on verrait ça plus tard, il fallait déjà qu'il assimile tout ce que je venais de lui dire.




Danny Grant
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Lonàn S. Campbell

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MessageSujet: Re: J'ai perdu mes lunettes ▲ Danny    Sam 5 Avr - 19:18

Bizarrement, Lonàn aurait pensé à toutes les possibilités. Celle de se faire rejeter par son ami, incapable de gérer autant de pathétisme d’un coup. Celle de le faire rire, genre « olol, le gamin s’est fait abandonné par ses parents ! ». Celle de le laisser dans le mutisme total. Celle de le rendre fou de rage devant la faiblesse d’esprit du jeune homme. Celle où Daniel lui tapoterait l’épaule en disant que ça allait passer, que tout finissait par passer. Celle où il le fixait dans les yeux en lui expliquant qu’il n’avait jamais eu de parents. Bref, le jeune Serdaigle avait tout envisagé … sauf ce qui se déroula réellement. D’abord, Daniel ria. Ce qui aurait pu tout à fait coller à l’une des réactions éventuelles citées plus haut. Mais ce n’était qu’un rire nerveux – qui failli, certes, faire fondre en larme le minuscule Campbell –, donc très inintéressant en vu de la suite des événements. Le cadet des Grant finit par partir dans une longue tirade. Longue tirade, durant laquelle Lonàn se trouva fort dépourvu de tous moyens. Longue tirade dans laquelle le mot ami venait de prendre tout son vrai sens.

Pendant que Daniel débitait son flux de paroles, Lonàn se senti animé d’une nouvelle force : l’espoir. Ses larmes cessèrent de couler et celles qui restaient, séchées, sur ses joues, se firent essuyer d’un revers de manche. De multitudes de questions se bousculaient ; à la fois dans la tête du jeune homme et dans la bouche de son ami. Tant de possibilités s’offraient à lui. Le cerveau du jeune homme carburait. Son esprit se retrouvait à vagabondait à travers toutes les informations qu’on lui offrait, tel un Pégase à travers le ciel. Il se nourrissait de chaque mot que lui fournissait Danny, tel le plus délicieux des nectars. Un demi-sourire se dessina sur le visage de Lonàn, incapable de retenir autant d’émotions en même temps. Il se sentit soudainement très étrange, comme si une sensation nouvelle l’habitait. Une sensation qu’il n’avait que très rarement connu en étant enfermé dans les murs de Poudlard. Oui, Lonàn se retrouvait à être heureux. La dernière fois qu’il avait ressenti ça, ça été quand Nataliya lui avait sourit en le fixant dans les yeux. Mais c’était vite parti quand cette dernière s’était mise à débiter en russe à une vitesse folle – rappelant vaguement un dictateur de son pays d’origine. A croire que c’était commun aux Grant, cette faculté de rependre félicité et joie – oubliez Wilhem dans ces moments-là, ce mec est probablement une erreur.  

Le temps semblait passer à toute vitesse. La nuit avait pris place et les yeux du jeune homme s’en étaient vite accoutumés. Il aurait aimé faire les cent pas, pour réfléchir à tout ce que venait de lui dire son ami, mais il avait peur pour sa cheville. Puis, sans s’en rendre compte, il s’était mis à écrire dans le vide – avec sa baguette – des tonnes de choses invisibles, comme si les rouages que formait son cerveau avaient besoin de s’extérioriser. Puis, sans s’en rendre compte, il était descendu de son lit et s’était mis à tourner en rond autour. Il marmonnait des trucs dans sa barbe, sans s’en rendre compte. Une immensité de possibilités s’offrait à lui. Il avait un infime espoir d’avoir une trace de ses parents, de savoir ce qu’il se passait. Il avait besoin de savoir. Il avait besoin de savoir qu’ils étaient en bonne santé, que tout ça n’était pas si grave que ça. De calmer ses doutes et ses craintes. Et voilà que Daniel lui offrait cette chance ! Extérieurement, il avait l’air concentré, sérieux, en pleine réflexion. Intérieurement, il courait partout comme un enfant, incapable de calmer sa crise de joie. Son cœur battait si fort la chamade, qu’il aurait fait alerter n’importe quel cardiologue. Puis, tout en continuant de marcher, il commença à lâcher à haute voix les informations que son ami venait de demander.

« Aslinn Art. Elle est née-moldue. Mon père s’appelle Lucan. Il est normal. Je veux dire, sans magie. Mais y’a eu des sorciers dans sa famille, de temps en temps. »

Le jeune garçon se concentra, pour être sûr qu’il n’oubliait rien. Il ferma les yeux un instant. Si ses parents avaient des deuxièmes prénoms, il n’était au courant de rien. Il préféra enchaîner :

« Elle était à Poufsouffle. Il a fait une école d’art. Elle m’appelle tout le temps par mon deuxième prénom. Ils ont jamais fait de vagues, je crois. Ils restent dans leur coin. Ils … nous …  je sais pas, pas de lieu en particulier. On avait une ferme à une époque, mais ils n’y sont pas. »

Une vague de souvenir le stoppa dans sa course. Il se revoyait, dans ses jeunes années, tenter de découvrir le monde dans les bottes de foin. Il passa sa main au dessus de son visage, comme pour mettre tout ça dans un coin de sa tête. Il allait continuer quand il détail le tiqua :

« Je sais absolument rien de leur métier … Je ne me suis jamais posé la question … Je sais juste qu’ils gagnent assez bien leur vie pour se permettre de repayer les portes et les assiettes qu’ils détruisent quand ils s’engueulent – amour passionnel, c’est leur équilibre. »

Puis il se remit à faire les cent pas, réfléchissant à une alternative. Puis il finit par s’arrêter, ne trouvant rien d’autre à ajouter. Il finit tout simplement par dire :

« Elle m’a juste laissée sa chouette comme “protection”. La lettre est dans ma chambre. Scellée. Par un sort. Dans une boîte. Dans une boîte. Et dans une autre boîte. Et oui, je vais rester ici pour les vacances, mais c’est pas très grave en soi. »

Un immense sourire se dessina sur son visage. Un sourire qui voulait dire « Merci de ton mon cœur. »






Lonàn ▲ Sweeney
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MessageSujet: Re: J'ai perdu mes lunettes ▲ Danny    Dim 6 Avr - 0:03

Pendant que je parlais, Lònan avait cessé de pleurer et avait même finit par sourire -ô exploit- ! Il avait l'air très calme, totalement inexpressif à présent. Il semblait réfléchir intensément à ce que je venais de lui dire et après un moment, il lâcha enfin quelques informations qui pourraient être utiles :

"Aslinn Art. Elle est née-moldue. Mon père s’appelle Lucan. Il est normal. Je veux dire, sans magie. Mais y’a eu des sorciers dans sa famille, de temps en temps. Elle était à Poufsouffle. Il a fait une école d’art. Elle m’appelle tout le temps par mon deuxième prénom. Ils ont jamais fait de vagues, je crois. Ils restent dans leur coin. Ils … nous …  je sais pas, pas de lieu en particulier. On avait une ferme à une époque, mais ils n’y sont pas. "

Sa main passa sur son visage comme pour l'aider à mieux réfléchir. J'avais du mal à distinguer son visage mais il était clair à présent qu'il était concentré. Qui sait, peut-être avait-il retrouvé un peu d'espoir ?

" Je sais absolument rien de leur métier … Je ne me suis jamais posé la question … Je sais juste qu’ils gagnent assez bien leur vie pour se permettre de repayer les portes et les assiettes qu’ils détruisent quand ils s’engueulent – amour passionnel, c’est leur équilibre. "

Il s'était levé et avait commencé à marcher autour de son lit en boitillant. Il avait l'air surexcité et à la fois totalement abattu... Je priais en croisant les doigts pour que ma mère puisse l'aider, vraiment, parce que ce gosse est réellement perdu. Et que ses parents sont sûrement en danger. Peut-être en fuite... Venant de moldus, ça m'étonnait. Je ne m'y connaissais pas assez pour savoir ce qui aurait pu les pousser à fuir le pays. Mais après tout si Lònan lui même ignorait le métier de ses parents, il y avait sûrement une raison...
La petite voix de Lònan me tirait de mes réflexions :

"Elle m’a juste laissée sa chouette comme “protection”. La lettre est dans ma chambre. Scellée. Par un sort. Dans une boîte. Dans une boîte. Et dans une autre boîte. Et oui, je vais rester ici pour les vacances, mais c’est pas très grave en soi. "

Après qu'il ait dit ça, un sourire fendit son visage, un sourire tellement large qu'on aurait pu croire qu'il allait me serrer dans ses bras l'instant suivant. Mes méninges se mirent en route d'un seul coup. Il faudrait que Lònan aille me chercher sa lettre rapidement afin que je puisse envoyer un hibou à ma mère le plus rapidement possible. Or il ne pouvait quitter l'infirmerie.
Je sortais une plume et un bout de parchemin de mon sac histoire de noter tout ce que je pouvais sur le parchemin, en commençant par expliquer la situation après quelques formules de politesse bien tournées et un joli petit mot d'amour pour prendre de ses nouvelles.
Ensuite, identité de Lònan, de ses parents... Pour finir, avec un demi sourire, je demandais à ma mère si on pouvait héberger Lònan pour Noël -et j'avais déjà ma petite idée de cadeau-.
Une idée me traversa soudain l'esprit. Sa mère, une sorcière à priori plutôt maligne, lui avait laissé sa chouette. En lui spécifiant qu'elle ne pouvait lui dire ou ils étaient.

"Dis moi Lònan... Je sais que la magie et toi ça fait quatre, voire cinq, mais est-ce que tu as pensé à la possibilité que ta mère ait pu ensorceler la chouette pour te laisser un indice ou quoi que ce soit ? C'est très fréquent. Regarde moi par exemple, j'avais envoyé un hibou sans message à ma soeur une fois pour lui dire de me retrouver sur la colline à côté de chez moi. Au lieu de laisser un message qui peut être intercepté par Wilhem j'avais jeté un sort à mon hibou pour qu'il se mette à parler et à dire le lieu de RDV uniquement si Nat lancait un autre sort spécifique. Il existe pas mal de techniques comme ça pour la discrétion, mais c'est possible."

Il était peu probable que ce soit le cas, mais peut-être... Peut-être. En attendant il fallait envoyer ce hibou rapidement.

"Ah oui au fait, j'ai demandé à ma mère de t'héberger pour Noël. T'en fais pas pour Wilhem, Nat' sera là."




Danny Grant
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MessageSujet: Re: J'ai perdu mes lunettes ▲ Danny    Lun 7 Avr - 12:34

Danny restait assis sur le lit, à regarder Lonàn gesticuler partout. Ce qui était sûrement la meilleure des solutions à adopter quand le jeune Serdaigle se mettait à avoir le cerveau en ébullition. S’approcher trop près de lui dans ces occasions, serait risqué de prendre un coup. Non pas que la force de Lonàn soit impressionnante, mais avec de l’élan, il pourrait vous faire saigner du nez. Plus ou moins. Malgré lui, il s’était remis à piétiner. Il n’était pas des plus simples pour ce jeune garçon d’arrêter de bouger. C’est comme s’il était animé par une sorte d’hyperactivité chronique qui ne se manifestait que de temps en temps. Pendant une heure, il pouvait faire mille choses à la fois, courant à travers tout Poudlard pour réussir son expérience, attraper les ingrédients qu’il fallait ou qu’importe ; puis l’heure d’après, il était incapable de bouger de son lit, de réfléchir ou même de manger tant il était habité par la flemme. Autant vous dire que les paradoxes qui formaient ce garçon tendaient à le rendre quelque peu schizophrène sur les bords. Mais passons sur ce léger détail.

Danny fut soudainement illuminé par une quelconque étincelle de génie. Il parla d’un procédé très propre à certains sorciers, qui passaient par les animaux pour communiquer. A cette idée, Lonàn fronça les sourcils. A vrai dire, il n’avait jamais vu sa mère utiliser la magie. Il savait qu’elle était sorcière : elle avait deux-trois astuces dans sa poche et possédait des objets que seuls des non-moldus pouvaient avoir … Mais c’était tout. Aslinn n’avait jamais fait usage de véritable magie devant son fils. Ainsi, le fait de réaliser que sa mère était une sorcière et pouvait donc faire usage de la magie le fit tiquer. De plus, ce sort semblait demander une certaine agilité, une certaine souplesse. Or, ce n’était pas des qualités pour réellement qualifier la jeune femme – aussi belle soit-elle, elle n’était pas des plus douces. Cependant, une infime partie du jeune garçon semblait aller dans le sens de son ami. Après tout, ce ne serait pas surprenant. Et ça expliquerait pourquoi il avait déjà vu sa mère parler à des animaux quelconques. Peut-être que tout ceci n’était que des messages transmis entre sorciers depuis le début …

Lonàn était entrain de divaguer. Il ne noyait dans tant d’espoir, qu’il commençait à douter de ce qui était vrai et de ce qui était faux. De plus, Nyx avait étendu tout son voile sur Poudlard. Les bougies, les torches, étaient les seules sources de lumière. Et Lonàn commençait à avoir faim. Comprenez-le, il n’avait pas mangé depuis presque douze heures. Ce qui relevait de l’exploit. Il devait bientôt être l’heure de manger. Le jeune Serdaigle pris une profonde inspiration et se massa les tempes. Il avait dû réfléchir à trop de trucs. Il n’avait même pas calculé la dernière phrase que son ami avait prononcée. Ce qui était une bonne chose, car s’il avait réellement compris ce que venait de dire Daniel, Lonàn serait devenu blanc comme un linge. Parfois, il oubliait que Wilhem et Daniel étaient du même sang. Et vivaient sous le même toit. Depuis trop longtemps.

La pression qui était tombée sur le petit sorcier commença à s’apaiser. Ainsi, il fut soudainement frappé par la fatigue. Et la douleur. L’adrénaline qui avait pris possession de son corps avait fait office de morphine. Ainsi, il avait pu s’appuyer sur sa cheville blessée sans hurler. Mais petit à petit, il se remit à sentir les petits picotements si familiers. Une grimace se dessina sur son visage au moment où son ventre cria famine.

« J’ai faim. »

Le Lonàn plein d’excitation avait fait place au Lonàn faible et freluquet, qui mangeait beaucoup trop pour sa taille mais qui s’en sortait bien. C’était comme si toute la conversation précédente avait décidé de s’effacer temporairement de sa mémoire, au profit de multitudes d’images de différents plats qu’il pourrait être entrain de manger maintenant. Son ventre se tordit dans un nouvel appel au secours.

« J’ai vraiment faim. C’est pas l’heure de manger ? »

Demanda t-il, le plus simplement du monde, à son ami, tout en le fixant droit dans les yeux. On pouvait presque lire de la pitié dans le regard de Lonàn, on pouvait sentir un « S’il te plait, j’ai vraiment très faiiiimm, je vais pas teniiir » qui aurait pu fait sourire n’importe qui tant c’était pathétique. Sûrement blasé, sûrement amusé, sûrement un peu des deux, Daniel semblait être d’accord. Un large sourire se dessina sur le visage du jeune Serdaigle qui, clopinant, se dirigea vers la sortie de l’infirmerie. Après tout, il n’allait pas y rester des heures durant.

Oubliant momentanément sa faim, Lonàn eut un drôle de pressentiment. Il fronça les sourcils, incapable de retrouver d’où lui venait ce drôle de froid qui lui parcourut l’échine. Il faillit s’interrompre dans sa marche, mettant le doigt sur ce qui clochait … quand son ventre gronda à nouveau. Ce qui lui fit oublier cet éclair de génie qui l’avait frappé quelques secondes plus tôt.

« Je t’apporterai la lettre demain. »

Dit-il dans un murmure, ignorant sûrement pourquoi il venait de repenser à ça soudainement. Puis des effluves – sûrement imaginées par le jeune garçon – lui parvinrent aux narines. Un sourire plaisant se dessina sur son visage, suivit par une grimace après avoir trop appuyé sur sa cheville foulée.




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