Draco Dormiens Nunquam Titillandus
 
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 Miloslava – and all I wanted to be was your giving tree.

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Nataliya M. Kataïev

Russkof dangereuse – TAKE CARE. DANGER

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Féminin Messages : 140

Carte d'étudiant
Année d'étude: 5ème année.
Pureté du sang: Sang-Mêlé.
Patronus: Mouette

MessageSujet: Miloslava – and all I wanted to be was your giving tree.   Mer 26 Fév - 17:07


   

Nataliya Miloslava.
   "I've got scars from a pocket knive where carved your heart into me."


   
âge, lieu de naissance ∞ 15 ans, Saint-Pétersbourg. ; année d'étude ∞ 5ème année. ; maison ∞ Serpentard. ; pureté du sang ∞ Sang-Mêlée. ; baguette ∞ Plume de Phénix, Bois de Tremble, 30 cm, raisonnablement souple.. ;  Epouventard ∞ agent du FSB, service secret russe. ; Patronus ∞ Mouette.; Ridikulus ∞ perdu avec sa mémoire. ; crédit ∞ réponse ici. ; célébrité ∞ Emma Stone. ;


   Caractère
   
Pragmatique. Eh oui, en bonne Serpentard qui se respecte, Nataliya vit dans la réalité (ironique n’est-ce pas ?). Elle prendra toujours en considération les conséquences de ses actes et n’est vraiment pas du genre à minimiser la portée de chacun de ses gestes. On pourrait alors penser qu’à tant se concentrer, elle ne vit plus… Au contraire. Prendre une décision, elle sait faire et s’épargne tous les soucis du quotidien qui traumatiseraient tant un Poufsouffle un peu trop basique. En revanche, soyez certains que si elle fonce dans le mur, elle en sera consciente et elle l’aura provoqué, maintenant libre à vous de comprendre pourquoi ou non. Nataliya agit de la même façon dans ses relations : tous ses gestes sont calculés, et vous saurez sur quel pied danser avec elle, peu de risque qu’elle vous donne de faux espoirs (et encore une fois, si c’est le cas, sachez bien qu’elle l’aura voulu).

Ambitieuse. Parce que faire parti des minables, ce n’est pas dans ses plans. Quand elle voit son demeuré de demi-frère qui a fini chez Gryffondor, elle n’est pas surprise : c’est parce que ce petit croit que tout lui est du, et n’imagine à aucun moment qu’il peut obtenir mieux que ce qu’il. C’est plutôt pathétique, convenons-en ; et comme elle a l’habitude de le dire, un homme sans ambition est un homme mort. C’est grâce à cette volonté de siéger parmi les meilleurs qu’elle a fini à Serpentard, et c’est grâce à cette ténacité incroyable qu’elle a fait des progrès aussi rapides en anglais et d’un point de vue scolaire ; et elle ne compte pas s’arrêter là… Quoique ça lui en coûte. S’il faut revoir sa morale à la baisse ou se salir un peu les mains, elle le fera, parce qu’elle sait que personne ne le fera pour elle.

Rancunière. Évidemment, elle ne peut pas s’en souvenir, mais fut un temps où elle pouvait tout accepter, où elle n’avait plus rien à perdre et se moquait bien de ce qui pouvait lui arriver. Mais c’était il y a longtemps : même si elle ne le sait pas, on lui a offert une seconde chance, et elle ne compte pas la laisser passer. Si quelqu’un se met en travers de son chemin, elle ne l’oubliera pas (enfin, vous m’avez comprise), et comme elle aime à penser ce qui ne la tue pas ferait mieux de courir. Non, elle n’a pas été envoyée chez Poufsouffle où on se laisse marcher sur les pieds en offrant des cookies à ses agresseurs ; elle est à Serpentard, et elle en est assez fière pour honorer ce terme du contrat qui consiste à ne pas pardonner, oublier c’est pour les lâches. Et gardez bien à l’esprit qu’elle ne montre pas ses faiblesses, si vous lui avez fait du mal, elle ne vous laissera pas savoir que vous l’avez atteinte : aussi sournoisement que le serpent, elle se glissera dans votre dos pour vous porter le coup ultime. Oui, c’est ça la classe de Serpentard.


   Anecdotes
   
– Nataliya a encore du mal avec l’anglais, elle pense en russe et parfois elle a du mal à trouver ses mots. Voire elle les confond. Voire elle se tait parce que ça la gonfle.
– Nataliya garde un fort accent russe, et elle a encore du mal à se faire comprendre à cause de ça. Quand elle est fatiguée, elle confond même les H et les G.
– Nataliya a du mal avec les matières un peu techniques comme les sortilèges, et son accent n’arrange rien parce qu’elle n’arrive pas à dire correctement certaines formules.
– Elle adore son petit demi–frère, Daniel. Elle ferait n’importe quoi pour lui.
– Elle déteste son grand demi–frère, Wilhem. Enfin, un peu. Une fois, elle a jeté un sortilège de confusion à un mec qui lui cherchait des noises pour lui sauver la mise. Mais personne doit le savoir, ou elle saura obligée de le supprimer, côté russe oblige.
– Son épouvantard est un agent du FSB qui a tué toute sa famille et qui l’a traquée pendant plusieurs mois. Mais vu qu’elle se souvient pas de lui, elle peut pas expliquer d’où vient cette peur ni créer un riddikulus adéquat.
– Elle est vraiment fière d’être à Serpentard, mais on peut en dire du mal quand même. Après tout, si vous êtes trop stupide pour pas reconnaitre de la graine de génie quand vous voyez, c’est triste pour vous.  
– Elle adore peindre, peindre partout. Mais elle se garde bien d’en parler autour d’elle, on n’aime pas trop les artistes à Serpentard…
– Elle n’arrive même pas à lancer correctement un sortilège du Patronus, en partie parce qu’elle n’a pas le niveau, en partie parce que trouver un souvenir heureux quand on vous a fabriqué une vie pour remplacer une mémoire effacé, ça aide pas des masses.



   You, behind your computer
prénom/pseudo ∞ Leah. ; âge ∞ 18 ans. ; Comment es-tu arrivé là ? ∞ devinez !. ; Que penses-tu du forum? ∞ ... Parfait ! ; Un dernier truc à dire? ∞ non. ;




 

You're just a ghost.
  "Now it's out of sight, like you were never alive."


 

I. Naissance et enfance.

Enfin, le cri qu’on attendait tant. C’était dans cette toute petite maison dans la banlieue de Saint-Pétersbourg, presque enfouie sous la verdure environnante. On ne comptait qu’une pièce, submergée par le désordre d’un peintre qui ne savait plus où ranger ses trop nombreuses toiles. Ce n’était pas très grand, pas très confortable non plus, mais la lumière du soleil inondait la pièce, la forêt environnante donnait l’impression d’être coupé du monde et assez paradoxalement, c’était le meilleur endroit où Juliet Littleton pouvait se trouver. Quand elle était venue étudier en Russie, elle n’aurait certainement pas pensé s’amouracher d’un peintre déchu, artiste sans le sou… Et pourtant, elle n’avait pu nier l’évidence. Oh, elle savait que ça ne durerait pas, mais elle l’aimait, et ça lui suffisait. Puis il y avait eu toutes ces complications… Elle était tombée enceinte, et quelque part, elle ne pouvait se résoudre à abandonner ce tout petit être, fruit de son amour, qui se formait en elle. Alors voilà, comment un froid matin du mois de mars, elle se retrouvait à accoucher dans cette pièce un peu trop petite pour les circonstances.

Puis la réalité avait refait surface, et après quelques mois, Juliet était retournée vivre à Londres dans cette riche famille trop impersonnelle qui avait toujours été la sienne. Qu’est-ce qu’elle avait pensé quelques mois plus tôt ? Donner la vie dans de telles conditions était d’une immaturité sans pareil. Et pourtant, ça n’avait pas rendu la séparation plus facile : bien qu’elle soit officiellement la mère de Nataliya Miloslava Kataïev, elle était retournée vivre en Angleterre et avait laissé sa fille à l’homme qu’elle avait aimé si fort, mais si brièvement, Ivan Kataïev.

Juliet et Ivan n’ont pas vraiment gardé contact par la suite, après tout, Juliet était déjà mariée et mère d’un enfant en Angleterre. Alors ils avaient fait cette espèce de compromis un peu trop bancal, où Juliet s’engageait à gérer tous les aspects financiers de l’éducation de Nataliya, tandis qu’Ivan prenait en charge le reste de sa vie. Évidemment, Nataliya ne connut presque pas sa mère, mais la vie qu’elle menait avec son père semblait lui suffire. Ils vivaient tous les deux dans cette même mansarde où elle était née, qu’il avait agrandie pour l’occasion. Son père n’était pas partisan du système scolaire traditionnel et avait opté pour l’école sauvage, ce à quoi Juliet n’avait jamais vraiment trouvé le courage de s’opposer. Depuis sa tendre enfance, Nataliya avait appris à peindre, à créer ; en fait, elle n’avait jamais aimé que ça, manifestant un profond dégoût pour toutes les matières mathématiques ou scientifiques.

Ils auraient pu continuer ainsi pour toujours si au mois de juillet, l’année de ses 11 ans, l’enfant prodigue n’avait pas reçu sa lettre de Poudlard. Ce fut un coup dur pour Ivan, jamais Juliet ne lui avait parlé de cette facette de sa personnalité, et ça chamboulait totalement son monde : tant par le fait que la magie existait, par celui que la femme qu’il avait le plus aimé toute sa vie durant et sa fille en fasse partie que par son exclusion de ce monde d’apparence si brillant. Et en plus, Nataliya devait se rendre à cette école de sorcellerie en Angleterre… Non, ça jamais : il ne se résoudrait pas à la perdre. Après une longue procédure judiciaire anglo-russe, il fut enfin accordé que l’enfant suive des cours par correspondance, sous seule condition qu’elle soit présente lors de la cérémonie de répartition.

II. Poudlard et l’école par correspondance.

A cette enfant dont on n’avait appris qu’à créer et imaginer, cet endroit lui semblait être tout ce qu’elle avait toujours voulu. D’apparence, tout était possible, et elle voulait tout. Pourtant, la perspective d’arriver dans une école loin de son père et de son pays, et où elle ne parlait la langue qu’approximativement ne la réjouissait guère. Ainsi, l’idée de n’y rester qu’une journée lui suffisait largement. La cérémonie se passa sans le moindre problème, elle attendit son tour et alla s’asseoir sur le tabouret en attendant le verdict. Elle avait entendu que l’école était composée de quatre maisons : Gryffondor, la maison des vaillants, Serdaigle, la maison des studieux, Poufsouffle, la maison des justes et Serpentard, la maison des ambitieux. Elle arriva sans aucun appriori sur aucune des maisons, et elle serait contente quel que soit son sort.

La cérémonie se déroulait bien, tout allait au mieux et le choipeaux savait presque instantanément dans quelle maison envoyer les nouveaux venus, il n’hésita que lorsque vint son tour. Elle se souvient encore de ce moment : elle était pétrifiée, alors qu’elle était tellement enchantée au début, elle se sentait alors comme une étrangère devant toute cette salle. « Je vois un cœur destiné à Gryffondor sans aucun doute pourtant… Les choix que tu seras amenée à faire te mèneront sans conteste chez SERPENTARD. » Comme à chaque passage, la table qui comptait alors un nouveau membre applaudit, et Miloslava les rejoignit sans comprendre ce que voulait dire ce drôle de chapeau.

Les années qui suivirent furent certainement les plus belles de sa vie : elle se donnait corps et âme à la magie et suivait scrupuleusement ses cours par correspondance, tout en conciliant son temps avec son père. Par dérogation, elle était autorisée à utiliser la magie pour les sorts que l’on tentait de lui apprendre, ce qui avait le don de fasciner Ivan. Si seulement ça avait été suffisant… Doucement, un fossé c’était creusé entre eux deux : elle se sentait incomprise, il était jaloux, de fait, il s’était tourné vers une occupation beaucoup plus moldue : la politique. Bien sûr, tout cela n’était pas conscient, ni pour Ivan ni pour Nataliya, ils n’avaient même pas conscience du danger que cela représentait de s’attaquer au gouvernement russe… L’art d’Ivan Kataïev se fit de plus en plus engagé, sans que Nataliya ne soupçonne jamais la gravité de cet acte. Jusqu’au jour fatidique.

La politique russe avait toujours été litigieuse, et il ne faisait jamais bon de s’y attaquer : quand tout va mal, il suffit d’un rien pour soulever les foules, et ce n’est pas pour plaire au gouvernement. Et c’est bien connu, en Russie, quand on a un problème, on l’élimine à la base… sans se soucier des dommages collatéraux. C’était risqué d’engager son art contre le régime, Ivan le savait, et peut-être l’a-t-il regretté après tout. Peut-être que lorsqu’il vit la première flamme courir le long du mur de ce qui fut son logis pendant toutes ces années lui fit regretter. Peut-être. Mais Nataliya n’en saura jamais rien.

III. Feu.

Ce qui fut leur maison pendant des années prit feu à une vitesse incroyable, détruisant les peintures, les esquisses et tout le travail d’Ivan et Nataliya. Il fut désespéré, et si il n’était pas mort dans cet incendie, il n’aurait été plus que l’ombre de lui-même par la suite. Et Miloslava était là, le regardant contempler inerte l’horreur qui se déroulait sous ses yeux. Elle fit tout ce qu’elle put, et au travers de ses larmes, elle essaya tous les sorts qu’elle connaissait pour arrêter le drame qui prenait vie, mais dans son désespoir, elle ne parvenait pas à articuler clairement une simple formule, et tremblait bien trop pour manier correctement sa baguette. La chaleur se faisait étouffante, les flammes léchaient les murs, les meubles et tout ce qui pouvait se consumer… y compris Ivan. Son corps prit feu à une vitesse fulgurante, et il n’eut le temps que d’articuler dans un dernier cri de douleur « Cours, Miloslava » d’une voix rauque. Un dernier regard, et Nataliya garda cette image imprimée dans sa tête.

Luttant contre les flammes, la fumée, la peur, la jeune fille se fraya un chemin au dehors de leur logis en feu. Une fois dehors, hors de danger, elle contempla ce qui fut son foyer partir en fumée. Maintenant, elle n’avait plus rien, elle était seule, abandonnée. Elle sentit les larmes lui monter aux yeux et détourna le regard de sa maison incendiée où gisait son père… et croisa son regard. Un homme grand, trop fort, trop imposant, trop terrifiant, le mal à l’état pur. En y repensant, il ne pouvait s’agir que d’un homme du FSB, les services secrets russes, celui qui la poursuivrait jusqu’à la fin.

Nataliya fuit, courant de toutes ses forces jusqu’à l’épuisement. Elle pleurait, tremblait, mais ne s’arrêtait pas avant que la fatigue l’emporte, et quelques part dans les bois environnant Saint-Pétersbourg, elle s’effondra en priant pour que la mort vienne ce soir. Mais ce n’était pas son heure, pas encore. Totalement inconsciente, en état de choc, Nataliya ne remarqua pas cet homme qui arriva et la prit sur son épaule ; sans qu’elle s’en rende compte, il la porta jusqu’à son campement et l’allongea dans une tente.


IV. Renaissance.

Les premiers jours furent difficiles pour Nataliya, plusieurs fois, on perdit espoir pour elle. Elle ne mangeait plus, ne parlait plus, elle ne prenait même pas la peine de se demander pourquoi elle était là, où était-elle. Elle se laissait mourir, priant pour en finir avec cette état entre vie et mort, retenue parmi les vivants sans plus le vouloir. Elle ne pouvait plus supporter ces cauchemars incessants, elle ne pouvait plus affronter la peur constante de laisser son esprit dériver et revivre l'horreur qui venait de lui arriver. Elle voulait en finir, et si ce n'était pas pour lui, alors ce serait chose faite.

Il était grand, brun et fort. Ses traits durs trahissaient une attache à la Russie marquée depuis des générations, sa carrure laissait savoir que la seule force de son travail lui permettait de survivre, et la cicatrice qui barrait sa joue rappelait qu'il était toujours sur ses gardes ; sauf avec elle. La connexion fut presque immédiate, et dès le premier contact, un lien fort et ténu se tissait entre eux deux. Son nom d'usage était désormais Miloslava, Nataliya était morte avec son père, c'était à Miloslava de renaitre de ses cendres, avec lui, avec Dimitri.

Il l'initia à la communauté, cette ribambelle de marginaux qui avaient compris que le gouvernement russe n'avait rien à leur offrir, et qui survivaient par leurs propres moyens. Entre la peste et le collérat, ils avaient fait leur choix. Miloslava fut immédiatement captivée par cette idée : c'était une façon de continuer la lutte de son père, et de se venger de ceux qui lui avaient tout pris. Elle s'adapta très facilement à cette société pacifique, peut-etre qu'après tout, elle était faite pour vivre ici. Doucement, elle apprenait à redécouvrir le bonheur, et il passait par Dimitri. La magie n'avait pas sa place ici, elle gardait toujours précieusement sa baguette, mais elle ne la retoucha pas pendant des mois. Jusqu'au drame.


V. Vladimir.

Ce n'était probablement pas fait pour durer. La communauté qu'avait rejoint Miloslava était totalement pacifique et n'avait tenté aucune action contre l'état russe, ce qui ne l'empêchait pas d'être sur la liste noire. Ce matin-là, les cris de terreur réveillèrent Miloslava et Dimitri. Tous deux réagirent subitement : après l'avoir étreint une dernière fois, il se précipita au dehors : « Je reviendrai, lui avait-il dit, je vais voir ce qui se passe. Si je ne reviens pas, fuis vers la ville, et quitte le pays Mi'. » Ces dernières paroles résonnèrent dans la tête de Miloslava, couvrant le bruit des coups de feux. Lorsque le silence se fit enfin, elle attrapa sa baguette se précipita au dehors, et c'est là qu'elle le vit : le soldat qui avait tué son père.

La rage envahit Miloslava, qui céda assez vite au désespoir lorsqu'elle vit les cadavres de tous ses amis joncher le sol. Elle avait tout perdu, une fois de plus : cette fois ci, elle ne s'en remettra pas, elle pouvait aussi bien laisser les balles des soldats du FSB lui transpercer le coeur. D'un geste rapide, elle dégaina sa baguette et lança des volutes de fumée rouge dans le ciel, son dernier geste, pour Dimitri et pour Ivan. Pourtant, elle entendit avec stupeur le cri de l'agent principal : Ne tirez pas.

Miloslava fut trainée de force dans une vieille camionette, menotée, baillonée, et privée sa baguette. Le reste de l'histoire semblait alors être trop lointain, trop confus pour qu'elle le comprenne : pourquoi ne la laissait-on pas mourir ? N'avait-elle pas payé son dû ? Elle ne saurait dire combien de temps on l'a laissée moisir dans cette vieille chambre à l'abri des regards : des jours ? des mois ? Peu importe, c'était beaucoup trop long.

Et puis un jour, on la mena de force dans un bureau où elle rencontra ce même agent qui avait appelé au cessez-le-feu, ce même agent qu’elle avait vu en quittant la maison incendiée de son père. Elle n’avait même pas la force de le détester pour tout ça, elle ne voulait qu’en finir avec le poids de cette peine qui l’assaillait ; la vengeance lui semblait tellement inutile, tellement faible face à la douleur… Il la regarda, elle le fixa de son regard vitreux. Tue-moi, pensa-t-elle, tue-moi et qu’on en finisse. Mais ce n’était nullement dans ses intentions.

« Vladimir. C’est comme ça qu’on m’appelle, commença-t-il » mais Nataliya ne réagit toujours pas.
« J’ai tué ton père pour sa traitrise, il le méritait. » Nataliya eut un haut-le-cœur.
« J’ai tué toute cette communauté parce que leur attitude marginale était à l’encontre de nos principes. » Assez, songea-t-elle, épargne-moi les détails.
« Mais toi, tu sais pourquoi je ne t’ai pas tuée ?, demanda-t-il. » Silence. « Parce que tu es une sorcière, et parce que ce n’est plus vraiment de mon ressort d’ici là… Et quand je vois toutes les démarches qu’à fait ta mère, je me dis que j’ai bien fait. » … « Ma mère ?, osa Nataliya. » Sa voix était rauque, ses cordes vocales se remettaient en marche après une longue période d’inactivité…
Voilà des mois qu’elle n’avait plus pensé à elle, depuis les années, son visage s’était même effacé de sa mémoire, elle n’en avait pour souvenir que quelques photos et les récits de son père, ce qui constituait une base plutôt maigre pour une relation mère-fille saine. Alors pourquoi diable cette femme se souciait-elle donc d’elle ?
« Juliet Littleton. Elle travaille au Ministère de la Magie à Londres, dès qu’elle a vu ton dossier, elle nous a harcelé pour connaitre les détails. Elle a pas froid aux yeux cette bonnefemme… Et quand elle a eu tout ce qu’elle voulait, on s’est pris un sacré savon, elle a fait remonter à quel point on était incompétent à notre supérieur. Et on peut te remercier pour ça, toi et ta fouteuse de merde de mère. Les femmes… » Vladimir toisait Nataliya comme en attente d’une réponse, curieux, persuadé d’avoir piqué la jeune fille au vif. Mais non, son expression se bornait à un regard interrogateur ; en fait, c’est même la première fois qu’il voyait cette fille autrement que déprimée. Décidemment, il ne comprendrait jamais rien aux gonzesses.
« Bref, toujours est-il qu’elle nous a un peu mis au pied du mur, donc on doit encore te laisser le choix. Tu peux rester ici, et puisqu’on a pas le droit de t’abattre tranquillement, on se contentera de te garder enfermer. Tu ressembles déjà à un mort de toute façon… » Rien que cette pensée fit frissoner Nataliya. « Sinon… Sinon tu peux aller en Angleterre vivre avec ta mère. Tu perdras ta nationalité russe, et t’iras vraiment à Poudlard. Ca va être l’éclate, et en bonus, on doit t’effacer la mémoire. Pouf, comme ça, plus aucun souvenir de tous tes potes hippies et de ton branleur de père. »
A partir de là, les yeux de Nataliya se rallumèrent. Tout oublier. Mettre ENFIN un terme à toute cette misère, toute cette tristesse. « Oui, articula-t-elle. » Un sourire amusé se dessina sur le visage de Vladimir, il se leva et lui administra une gifle magistrale : ça, c’est pour renier ton pays, songea-t-il. Et il appela un sorcier qui vint lui administrer le sortilèges. « Obliviate », est le dernier mot que Nataliya entendit avant de tout oublier, pour de bon.

VI. Nouvelle vie.

Nataliya regarda son passeport : Nataliya Miloslava Littleton Kataïev, 15 ans, Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord. Cherchez l’erreur. Elle venait d’atterir à Londres où elle cherchait sa mère du regard… On lui avait raconté que son père était décédé d’un cancer dans la nuit pendant qu’elle était chez une amie, elle avait assisté à ses funérailles et par défaut, on l’avait envoyé chez sa mère, à Londres. Etrangement, la perte de son père ne lui faisait plus rien, elle pouvait y penser ou en parler sans le moindre pincement au cœur, et elle se demandait si c’était normal, après tout, elle avait toujours été proche d’Ivan…

Non, ce qui lui manquait le plus, c’était sa nationalité. La Russie, c’était son pays, et même si c’était le cas sur les papiers, l’Angleterre ne serait jamais le sien. Elle ne parlait la langue que très globalement, et elle avait une maitrise de la magie très approximative. Mais la chaleur humaine de sa mère la mettait en confiance. Elle arrivait pendant les vacances scolaires, et rencontra donc la famille au complet : son beau-père, un homme un peu sinistre qui avait un peu de mal à accepter que sa femme ait été voir ailleurs et eu une fille avec un autre homme, ce qui peut se comprendre ; Daniel, cet adorable petit Poufsouffle qui venait juste d’être admis en première année ; et Wilhem, qui lui foutait franchement les jetons.

Depuis le début, les choses avaient pris une mauvaise tournure avec Wilhem. Elle n’oubliera jamais le regard qu’il lui avait jeté quand il a appris qu’elle était née d’un père moldu ; et elle n’oubliera certainement pas non plus la jalousie dans ses yeux quand il a appris qu’elle était à Serpentard. Il prenait un plaisir certain à critiquer son anglais, la titiller sur ses lacunes en matière de magie ; et en retour, lui rappeler qu’il avait fini chez Gryffondor était un des plaisirs coupables de Nat. La semaine de vacances passa heureusement assez vite, entre les fois où Wilhemavait tenté de lui apprendre des insultes en anglais sans qu’elle sache que c’en était et celle où elle croquait dans la dernière pomme qui restait dans le frigo à 19h54 pour contrarier les habitudes de Monsieur. L’amour fou quoi.

VII. Poudlard.

Évidemment, l’intégration à sa nouvelle famille n’avait pas été le plus difficile, en fait, à côté d’essayer de s’intégrer à Poudlard, c’était de la rigolade… Nataliya avait toujours suivi des cours par correspondance, mais soyons francs, elle était loin d’avoir le niveau en arrivant parmi les autres 4ème année. Elle manifestait un talent certain pour l’herbologie et l’histoire de la magie, pour toutes les matières théoriques qui n’avaient requis aucune pratique ou presque ; mais c’était beaucoup plus compliqué en ce qui concernait les cours de défenses contre les forces du mal ou la métamorphose. Et alors, si vous l’avez déjà vu sur un balai… En général, elle se débrouille pour sécher ce cours, ça lui évite que tout le monde remarque qu’elle ne sait pas tenir sur un balai.

La langue fut également une seconde barrière : faire de la magie, c’est une chose, prononcer les bonnes formules avec le bon accent, c’en est une autre. Je préfère vous épargnez l’histoire de la fois où elle devait changer un verre en vase, comme quoi ce qui est censé être basique peut devenir vraiment dangereux avec un accent russe un peu trop prononcé. Donc non, ce ne fut pas facile au début, la seule idée de se repérer dans ce château lui semblait être une épreuve. Mais elle a survécu, étrangement.

Tomber chez Serpentard ne lui avait pas valu une très grande réputation, et elle a mis un sacré bout de temps à comprendre pourquoi. Vraiment, des histoires ridicules, mais Nataliya a su faire preuve d’assez de maturité pour mettre de la distance face à tout ça : elle avait d’autres chats à fouetter que des moutons qui comprenaient rien à rien. Ce genre d’attitude lui valu l’approbation du reste de sa maison, assez solidaire de base. Nataliya  se fit assez rapidement un cercle d’ami assez important chez Serpentard qui l’aidèrent énormément, et elle fit des progrès étonnant en maitrise de sa magie comme en anglais, même si elle n’est pas encore venue à bout de toutes ses lacunes. Peut-être que c’était ça finalement, être une Serpentard : relever la tête et ne pas se laisser submerger, pour faire parti des meilleurs quels que soient es obstacles…


VIII. Ca commence à sentir mauvais.

Nataliya s’était finalement plutôt intégrée d’ici la fin de l’année, et si elle avait encore de graves difficultés sur certains points, alors il était indéniable qu’elle montrait un intérêt certain dans plusieurs domaines. Le soutient de sa maison lui avait donné une identité, et la fierté de Serpentard était désormais un trait inhérent de sa personnalité. Poudlard était devenu sa maison, et même si l’ambiance n’était pas au beau fixe à cause de quelques préjugés pris pour acquis, elle n’en tenait pas rigueur. Enfin, dans la mesure du possible.

Elle était là ce fameux matin, quand on a retrouvé cet horrible message dans la salle commune des Serpentard. Elle se souvient du silence de plomb qui régnait dans la salle ; et elle se souvient du premier qui avait osé prendre la parole. « C’est pas un hasard si ça tombe ici, avait-il dit, c’est pas une menace, c’est un appel à reprendre le flambeau. » avait-il déclaré. Ca avait fait l’effet d’un sortilège de pétrification à Nataliya, jamais elle n’avait songé qu’avoir un parent moldu faisait une différence, même les propos de son demi-frères lui avaient parus décalés…

Nataliya avait alors mis un peu de distance entre certains des plus virulents des Serpentard, et si elle n’avait pas eu son crétin de demi-frère pour balancer que son père était un moldu, alors elle n’aurait pas hésité à dire qu’elle était une sang-pure, voire la sœur directe de Wilhem et Daniel (même si un lien de parenté trop prononcé avec le Gryffondor, ça lui donnerait un peu envie de vomir…).
 
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Kate Lightwood

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Féminin Messages : 274

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MessageSujet: Re: Miloslava – and all I wanted to be was your giving tree.   Mer 19 Mar - 17:12

Wouhou ! \o/


Maybe that was why she couldn’t cry. Because what was the point in crying when there was no one there to comfort you? And what was worse, when you couldn’t even comfort yourself?» CoG ©️anaëlle
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