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 Say you'll see me again, even if it's just in your wildest dreams [Summer Keegan]

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Nataliya M. Kataïev

Russkof dangereuse – TAKE CARE. DANGER

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Féminin Messages : 140

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Année d'étude: 5ème année.
Pureté du sang: Sang-Mêlé.
Patronus: Mouette

MessageSujet: Say you'll see me again, even if it's just in your wildest dreams [Summer Keegan]   Lun 24 Nov - 10:43

Nataliya était épuisée de sa journée : ce qui serait un jour absolument banal pour n’importe quel élève de Poudlard relevait d’un véritable combat de gladiateur pour elle. Le simple fait de se lever avant le soleil lui semblait apocalyptique, mais elle en avait besoin pour revoir ses cours avant de commencer sa journée, son niveau scolaire ne lui permettait pas de faire la grasse matinée. S’ensuivait un terrible petit-déjeuner, luxe dont elle avait été privée quasiment toute sa vie : son père n’avait pas vraiment l’occasion d’aller faire les courses tant ils vivaient reclus dans la forêt, et tous deux se levant bien après le lever du soleil, il paraissait ridicule de songer à une quelconque collation matinale. Alors commençait le marathon impitoyable d’une journée de cours typique : potion, histoire de la magie, astronomie, toutes ces matières qui relevaient davantage de la théorie que de la pratique étaient encore plus ou moins faciles, fastidieuses mais pas impossibles à travailler, aussi la jeune Serpentard excellait dans ces matières ; en ce qui concernait les matières pratiques, il en allait tout autre : défense contre les forces du mal, métamorphose, sortilèges relevaient d’un effort surhumain pour elle, d’une séance d’humiliation quotidienne et d’une frustration personnelle tangible. Et je vous passe les cours de vol sur balai, comble de l’échec.

Aussi, une fois la fin de la journée arrivée, Nataliya était absolument épuisée. Elle abrégeait le repas du soir presque quotidiennement, prenait une douche rapide et brulante avant d’aller s’enfoncer dans les draps soyeux du dortoir des Serpentard. La jeune russe n’avait guère de temps pour toutes ces fantaisies qu’on qualifiait de soirées étudiantes, largement abrogées depuis quelques temps, ou pour faire le mur avec ses camarades et aller à Pré-au-lard. De plus, elle condamnait fortement la plupart des vices auxquels s’adonnaient la plupart de ses camarades : l’alcool était pour elle un symbole de dépravation pur, il faisait de l’homme le plus respectable une goule de bas étage, parole de russe ; toutes sortes de potion hallucinogènes étaient également une perte de temps incontestables qui plongeait son consommateur dans un état pathétique indigne d’un Serpentard ; enfin, quant aux relations charnelles auxquelles semblaient s’adonner ces joyeux lurons, ils révulsaient profondément Nataliya, dégoûtée de ce mélange de bave et de sueur plein de microbes. Ainsi, pendant que la plupart de ses camarades de Serpentard allaient s’adonner à toute cette débauche ci et là, Nataliya disposait du dortoir pour elle seule, ou presque. En tout cas ce soir il y avait personne, et son lit lui tendait les draps.

Elle s’approcha pieds nus de son lit et laissa glisser sa robe de chambre en polaire grise, découvrant une fine chemise de nuit noire, d’une sobriété extrême qu’elle trouvait tout de même légèrement courte et dont elle aurait préféré qu’elle lui couvre au moins les épaules. Aussi, avant d’aller se coucher, elle ne quittait jamais sa robe de chambre pour ne pas paraitre trop dénudée. C’était pourtant Juliet qui lui avait donné cette tenue de nuit, qui apparemment était tout à fait appropriée. Mais Nataliya avait compris dès son arrivée que ses valeurs étaient bien différentes de celles des anglais qu’elle côtoyait désormais. Rien que le luxe dont elle bénéficiait lui semblait superflu : elle n’avait jamais été habituée à tant de confort lorsqu’elle vivait en Russie. Chez son père, bien qu’il sacrifiait visiblement son propre confort pour le sien, Nataliya ne disposait pour dormir que d’un matelas à même le sol et d’une couette qui lui avait appris à s’habituer au froid. Lorsqu’elle était arrivée chez les Grant, avoir une chambre à elle seule lui avait semblé irréel : elle avait tout le loisir de faire le bruit qu’elle voulait, d’éteindre et d’allumer la lumière à sa convenance et d’accepter ou non qu’on lui rende visite. Loin d’être habituée, elle avait déplacé son matelas à même le sol le premier soir, jusqu’à ce qu’elle réalise que tout ce confort n’était pas désagréable, néanmoins tout cela semblait comme le reste de l’Angleterre : dépourvu de toute chaleur, de toute familiarité, plus froid encore que cette petite bourgade près de Saint Pétersbourg où elle avait grandi.

Vous imaginez donc à quel point la salle commune et les dortoirs des Serpentard lui paraissaient étranges : canapés en cuir, tapisseries fines, mobilier en bois massif ; lits à baldaquins, draps de soie, oreillers par dizaines. Comme une étrangère, Nataliya se glissa dans les draps en appréciant avec un plaisir coupable la douceur des draps et le rembourrage des oreillers. Avec tout cela, songeait-elle, elle aurait bien du mal à retrouver un confort plus rudimentaire, l’idée de dormir dans une tente à même le sol lui semblait aujourd’hui particulièrement désagréable sans qu’elle sache pourquoi elle pensait à cela précisément, ignorant parfaitement qu’elle y avait passé ses nuits les plus douces. Les lumières éteintes, elle tournait et se retournait encore dans son lit, guettant vainement le sommeil. Elle le trouva difficilement, jusqu’à tomber dans cet état étrange entre rêve et réalité où le monde extérieur semble loin et l’on se laisse dériver dans un univers ouaté et chaud. L’espace d’un instant, elle ne se sentait plus étrangère, il n’y avait plus ni Russie ni magie, tout cela n’était qu’un leurre, et elle se sentait bien.

Puis une tête de goule alluma la lumière sans prévenir, aveuglant Nataliya qu’elle extirpa de son demi-sommeil. Rejetant violemment les couettes et se redressant telle une flèche, la jeune Serpentard posa un regard perçant sur l’auteur de ce crime, prête à l’étrangler à mains nues. Sous ses yeux agressés, se dessina la silhouette de la jeune Summer Keegan. Le tempérament colérique de Nataliya se radoucit immédiatement à sa vue : sans qu’elle ne l’avoue, elle éprouvait un certain respect pour la jeune Keegan qui s’était mise en danger pour la prévenir de la situation litigieuse dans laquelle se trouvait son frère. Cela ne lui avait pas suffi à gagner la confiance et l’amitié de Nataliya qui avait été bouleversée par cette nouvelle, toutefois elle avait développé un profond respect à l’égard de cette jeune anglaise qui avait pris des risques pour son frère, elle était stupide mais utile. Apaisée et ainsi profondément indifférente par la frasque de sa camarade de chambre, Nataliya fit mine de se recoucher avant que ses yeux se posent sur la bouteille que tenait Summer. Tout à coup, la jeune russe se mit à avoir très soif et sa gorge devint rêche. Son regard se faisant insistant sur le bien de Summer, elle entendit vaguement cette dernière lui en proposer, et sans trop qu’elle puisse expliquer pourquoi, elle tomba dans le piège tel Annabeth dans la toile d’Arachnée (bon, ok, on a problème de référence mais le forum est fermé alors ça passe).
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Summer Keegan

Jeune Gnome farouche

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MessageSujet: Re: Say you'll see me again, even if it's just in your wildest dreams [Summer Keegan]   Sam 24 Jan - 19:31

Vous savez ce qui peut pourrir l’avenir d’une charmante jeune fille qui a un futur resplendissant ? En savoir trop. Ce qui était mon cas. Plus ou moins. Soyons honnête deux petites minutes : Je suis intelligente, persévérante, j’obtiens tout ce que je veux et je mérite toutes les récompenses qui me tombent dessus. Par contre, quand j’apprends que la personne avec qui je flirt plus ou moins pour emmerder mes parents est contrôlé par un mangemort qui n’a pas fait le deuil de Vous-Savez-Qui, ça tend à compliquer les choses. Qu’on soit clairs, je mérite amplement ma place à Serpentard, aucune autre maison n’aurait pu satisfaire mes envies et mes besoins, mais j’ai un défaut digne des Gryffondors : je suis beaucoup trop curieuse. Ne pas savoir peut mener à mon trépas. Enfin, tout dépend : quand cela concerne le plat de noël, je trouve toujours qui soudoyer pour le savoir, et au pire je m’en fiche car mes parents m’aiment assez pour que je fête noël avec eux. Quand à savoir si le mec qui me tourne autour est toujours sous impero, ça se complique. Il fallait donc que je prenne les choses en mains. Surtout après plusieurs longs mois à me torturer avec cette histoire.

J’avais donc pris une décision qui se voulait irréversible : m’enlever la mémoire. Je veux dire : quitte à choisir entre mon futur et cette histoire stupide, autant mettre tout en œuvre pour préserver ma merveilleuse personne. Cependant, me connaissant, je n’allais pas franchement supporter le fait de me réveiller avec un trou de mémoire. J’ai donc monté un plan de toutes pièces pour cacher à mon moi du futur ce que je venais d’oublier. – Je sais, dis comme ça, ça à l’air compliqué. Et c’est parce que ça l’est. Et que vous êtes sûrement trop stupides pour en comprendre les subtilités. Ne cherchez pas trop loin, votre neurone va surchauffer. – Je ne passerai pas par quatre chemins, et je ne perdrai sûrement pas mon temps à vous expliquer ce qu’il en est – pour les mêmes raisons citées ci-dessus – mais sachez qu’après quelques heures, je me retrouvai pompette devant la porte des Serpentards, ma baguette en main, à moitié débraillée et avec un affreux mal de tête. J’avais, certes, l’impression d’avoir oubliée quelque chose, mais j’avais surtout l’impression que quelqu’un jouait du tambour dans ma tête. Ce qui signifiait que mon plan avait marché. A un détail près …

Pendant quelques instants, j’étais restée plus ou moins inconsciente – à croire que s’arracher des souvenirs fut épuisant – et quelqu’un en avait profité pour s’amuser avec mes biens. Ce moment reste assez flou, mais je me souviens assez bien d’avoir allumé la lumière de la chambre des Serpentards, avoir porté une bouteille à ma bouche – était-elle là avant que je m’auto-assomme ? Aucune idée. – et en avoir pris une grosse goulée. Puis, à peine deux petites secondes après, j’ai vu un corps à moitié nu se jeter sur moi pour boire ce fameux nectar. Sur le coup, j’aurai pu avoir une réaction assez violente : comprenez que j’avais un mal de tête de chien, que j’étais incapable de savoir quel jour on était et qu’une espèce de goule écervelée venait de prendre MON bien pour s’en servir. Ce qui valu à cette personne un regard brûlant d’une telle haine qu’Arès lui-même aurait pu s’être réincarné en moi juste pour ça. Mais en découvrant que c’était Nataliya en face de moi, j’eus une réaction tout à fait opposé – ou pas, me diriez-vous – car ce fut comme si Aphrodite elle-même s’était métamorphosée devant moi ; ce qui me fit perdre mes moyens – décidément, cette femme me haïssait. Autant vous dire que j’en suis restée pantoise.

Loin de moi l’idée saugrenue qu’une femme ne puisse être charmante, après tout je ne pense pas être fermée d’esprit à ce point. C’était juste, qu’à ce moment, je ne voyais en la chair humaine qu’un intérêt des moindres : embêter mes parents, satisfaire une pulsion soudaine mais furtive, passer le temps, etc. Mais à cet instant entier, mon corps entier brûlait de quelque chose de nouveau, d’étranger, d’excitant – dans tous les sens du terme, vraiment – et de tout à fait terrifiant. Je crois bien que la dernière fois que j’avais pu ressentir ça, c’était quand je me retrouvée avec la langue dans la bouche du jeune Grant … A croire qu’être sexy as hell était de famille … et qu’à ce compte-là, ça en devenait presque glauque. Je n’étais pas certaine que de sortir avec la fille illégitime des Grant, d’origine russe et à moitié moldu était la meilleure id… En fait, si. Ce n’était pas une mauvaise idée. Non, franchement, nickel. Pour le côté « J’aime bien enquiquiner fortement mes parents avec mes relations sociales », je pouvais difficilement faire mieux – enfin si, mais ce n’était vraiment pas le genre de chose qu’on peut proposer facilement à des frères et sœurs et encore moins prononcer à voix haute ... Damn, je n’avais jamais eu les idées aussi déplacées de ma vie. A croire que j’étais soudainement devenue Sagittaire. Ou Scorpion.

Une goutte d’eau – ou quelque soit le liquide présent dans cette bouteille – dégoulinant le long de la lèvre, puis du menton, et du cou de la jeune Serpentard, avant de finir sa course sous sa chemise de nuit. Autant vous dire que mon regard ne pouvait se détacher du sillage qu’elle avait laissé derrière elle… et quand je m’en rendis compte, je virai à l’écarlate. Pendant un temps indéfini, je m’étais retrouvée envahie de pensées obscènes, à être inexorablement attirée par le corps de la jeune femme, sans aucune pudeur et aucun scrupule à regarder son corps de rêve, ses lignes délicieusement bien dessinées … et quand j’en vins à cette réalisation, je détournai le regard.

« Euh, bonsoir. Et bonne nuit. Désolée du derangement. »


Je me sentais stupide. Et toute engourdie. Je n’arrivais pas à déterminer où je devais aller. Je n’avais qu’une seule envie, qu’un seul mot en tête : Nataliya, Nataliya, Nataliya. Un goût âcre se glissa dans ma bouche, la pesanteur me semblait plus forte que d’habitude. Je fis un pas. Puis un autre. Je passai à côté de Nataliya. Ma main effleura la sienne. Ma main effleura sa hanche. Sa chemise de nuit. Si fine. Si facile à retirer. Sa chaleur en émanait. Tout mon corps hurlait au péché. Toute mon âme ne quémandait que ça. Je me retrouvai presque à trembler tant le désir me rongeait. Jamais de ma vie je n’avais été aussi proche de comprendre le principe de l’addiction. Et encore, à cet instant précis, je n’avais jamais goutée à cette douce marchandise.



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